Dans Fille méchante, Juliette Langevin parle sans compromis de travail du sexe, d’amour & d’amitié, de dépendance, de solitude et d’Internet. C’est une œuvre pleine d’humour, de poésie & de violence, dotée d’un puissant sens de l’image et de la dérision.
vraiment très très bien (à bientôt pour des reviews de qualité) (non en vrai j'ai vraiment adoré mais j'ai pas encore les mots pour en parler correctement, donc d'ici là faites moi confiance <3)
Chaque poème a l'air haché entre plusieurs temporalités, fragmenté dans une écriture discontinue et jeté sur le papier, comme ça, brut, sans ponctuation ni bonjour. Pourtant, tout se construit brique par brique dans le recueil, y a plein d'échos, de motifs qui d'abord simples viennent et reviennent hanter le texte comme des mantras magiques, des tics rassurants ou des ruminations douloureuses. J'ai vraiment ressenti un mélange de franchise et de vulnérabilité en le lisant, j'ai eu l'impression de suivre un flux de pensées intimes, entre le journal intime et texto hyper franc écrit sur un coup de sang.
Poésie moderne en paragraphe, avec des minuscules et jamais de points. À force de continuer, j’ai fini par comprendre que la narratrice c’est une travailleuse de sexe qui aime écrire de la poésie et qui est oddly un peu mélancolique et nonchalente de la vie.
Ce n’est pas le meilleur recueil que j’ai lu et je ne suis pas sûre d’avoir tout compris, mais il y avait quelques pépites dans ces phrases. Pourrait ne pas convenir à tous.
“L’aimer c’était comme m’endormir chaque nuit avec une cigarette allumée dans la main”
3.5 ⭐️ J’ai aimé le propos et la poésie en prose. Par contre, le fait qu’il n’y ait pas de ponctuation m’a agacé et a alourdi ma lecture. Finalement, le vocabulaire cru rendait l’œuvre plus concrète et sans artifice.
Cette lecture, c’est toute une ride d’émotions! C’est intelligent, c’est explosif, c’est trash (tout ce que j’aime dans une lecture!). J’ai vraiment beaucoup aimé!
« je me suis menti quand j'ai promis de me tuer d'ici la vingtaine et maintenant que je dois faire toutes ces choses pour lesquelles je ne suis pas préparée et que je n'ai pas apprises je me demande si la guérison ce n'est pas la vraie souffrance le vrai déplaisir la vraie dégringolade »
Avec son style frontal et brutal qui ressemble à une mitraillette pailletée, l’autrice crache ses feels sur le travail du sexe, l’amour et la solitude.
Une oscillation entre cruauté et beauté, des poèmes qu’elle dégueule avec glamour.
Des incompréhensions m’habitent encore. Mais des pépites traduisent en mots, les maux.
« je descends la fermeture éclair de ton corps et je me rentre dedans je me couche en toi ce qui me touche m'enveloppe et devrait me protéger mais ça me donne le mal de transport je me couche dans le char roulant de ton corps et je manque tout le voyage »
« je tombe amoureuse de tout le monde et j'espère à quelque part me faire renverser par une voiture »
« j’aurais mérité que la personne qui m’aime revienne dormir avec moi toutes les nuits »
« je descends la fermeture éclair de ton corps et je me rentre dedans je me couche en toi ce qui me touche m’enveloppe et devrait me protéger mais ça me donne le mal de transport je me couche dans le char roulant de ton corps et je manque tout le voyage »
« je comprends rien à la beauté jusqu’à ce que j’en que assez c’est beau comme on dit c’est assez en bon québécois on dit c’est beau pour dire c’est assez et c’est le genre de chose que me travaille depuis longtemps »
3,5 ⭐️ Un petit goût de Nelly Arcand, de la putasserie, de l’absence de ponctuation, de la sensibilité aiguë, de la mort. Je me suis rendue presque jusqu’a la fin avant de réaliser que c’etait de la poésie, c’est dire que j’ai trouvé ça très bon! « Tant que je ne tuerai pas je continuerais de vieillir […] je me suis menti quand j’ai promis de me tuer d’ici la vingtaine et maintenant je dois faire toutes ces choses pour lesquelles je ne suis pas préparée […] alors je suis punie a devoir faire mes impôts gerer mon poil rasé trop jeune la liste est longue et misérable »
Premier commentaire; c’est vrm le pire cauchemar de l’académie française
Deuxième commentaire; jpense que chaque femme/fille wtv peut relate d’une façon ou d’une autre à ce qu’elle illustre (j’utilise pas le verbe dire pcq ya plus « d’images » que de mots)
Troisième commentaire: im just a giirrllll (yavait même une quote de Lana)
Juillet 2024. Pour l’apprécier, il fallait que je gobe les mots sans trop réfléchir. Le rythme s’ancrait et la beauté, au tournant, était souvent présente. Cachée comme des perles. Mais en même temps, le cru, le vulgaire, la provocation, j’avais l’impression d’être hors du coup. Cette écriture ne me semblait pas intemporelle.
J’aurais aimé aimer, mais mis à part quelques lignes ici et là, je n’ai pas apprécié ma lecture. Il est important de dire que je n’ai pas beaucoup de bagage en terme de lecture de poésie. Je ne suis clairement pas une référence en la matière, mais il en reste que la lecture de ce recueil ne m’a pas donné la piqûre.
Lecture assez particulière. Je n'ai pas détesté, mais c'est parfois difficile à suivre sans points ni majuscule. Lecture assez sombre sur une travailleuse du sexe préférant écrire des poèmes. Weird, mais bien écrit.
Dans ce texte de poésie, Juliette Langevin parle de son travail de travailleuse du sexe sans prendre de pincettes, d’amour, d’amitié, de solitude et de dépendance.
Dans ce livre de poésie québécois, genre qu’il est vrai je découvre, on sent un veritable besoin de l’autrice de se décharger, de cracher tous ces mots crus qui lui font mal vers une certaine délivrance. C’est brutal et poétique, beau et insultant. La poésie d’aujourd’hui dans un style percutant et sexuel, d’une femme qui n’a honte de rien à raison, et dit des vérités enfouies. Il n’y a pas de syntaxe, comme si reprendre son souffle n’était pas permis, comme si on suivait ses pensées en direct live. Je ne peux qu’espérer que ce recueil lui a permis de se décharger.
« le silence radio ne passe pas il fait comme de l'interférence »