formidable essai hyper riche, détaillé, c'est vraiment l'équivalent littéraire d'avoir une conversation passionnante avec quelqu'un qui te raconte le centre d'intérêt qui l'anime depuis vingt ans en te donnant une foison de détails et un point de vue expert hyper personnel que tu n'aurais rencontré nulle part ailleurs. j'y connais pas grand-chose en mode, et j'ai tout compris et tout m'a plu et ça m'a dessillé le regard à plein d'endroits. c'est hyper malin et fin sur ce que la mode a à apporter et ce qu'elle a de beau, en même temps très lucide sur genre l'aberration écologique, sociale, économique, politique que ça peut être, et ééééévidemment on est avant tout là pour parler de racisme dans la mode, et l'autrice le fait avec énormément de précision, d'incisivité, de nuance, de détails, bref je lui suis vraiment reconnaissante d'avoir partagé ce texte avec nous et j'adore, j'adore les essais comme ça, d'autant plus riches et nourrissants que partant d'un sujet très précis, auquel ils connectent tout un ensemble de problématiques sociales plus larges. ça change d'essais qui se veulent universels et n'arrivent qu'à nous livrer des définitions Wikipédia et des considérations pseudo incarnées et vibrantes sur l'amour les gens le genre et la charge mentale
je souhaiterais simplement que Hachette mette un peu de ses énormes thunes dans la correction de ses livres, notamment des ouvrages aussi brillants que celui-ci, car ça me semble une marque d'immense manque de respect de leur part que de laisser paraître un tel livre avec autant de coquilles ! ce n'est pas du fait de l'autrice et ça ne gêne pas la lecture, mais juste je tiens à le dire parce qu'autant quand tu es une toute petite maison indé je conçois et je peux admettre qu'il reste des dingueries même si en vrai ça me crispe mais c'est OK j'ai juste des problèmes, mais alors HACHETTe bref je vais me refaire un thé. désolée je voulais pas autant en parler de base mais quand on en est au stade où il manque des espaces après des virgules... si je parle et je parlerai et j'ai parlé