C'est une histoire très gentille. Articulée autour d'un vilain petit canard. Une cane en fait. Petite cane femme d'affaires, stressée, qui oublie de respirer goûlument, qui râle beaucoup. Petite cane surentourée de gentils sages qui veulent tous construire son bonheur. Rien que des gentils, des scientifiques illuminés, des sherpas protecteurs, des paysages de conte de fée, même s'il fait un peu froid, c'est quand même l'Himalaya, mais c'est un froid très sain. Les villageois, les paysans locaux, tous très pauvres, débordent d'affection sincère, les bufles et les vaches cèdent le passage sur le pont suspendu. Seulement une chienne qui mord un des gentils, juste parce qu'elle imaginait, à tort bien sûr, son chiot attaqué, mais ça partait quand même d'un bon sentiment. Et la morsure n'empêchera pas le marcheur de continuer, courgeusement, sa progression dans la belle montagne.
En fait, même la vilaine petite cane est bien gentille, bien naïve aussi, il faut l'être pour partir du jour au lendemain vers l'Himalaya sur la foi d'une affirmation dénuée de tout sens.
Bien sûr, parmi l'avalanche de préceptes de vie, j'avoue: je ferais bien d'en appliquer quelques-uns, ils sont élémentaires et simplistes mais ne me feront que du bien.
Mais que cette narration est répétitive, tourne en ronds (plusieurs ronds), utile peut-être pour s'endormir aisément.