"Comment la femme fait-elle l'apprentissage de sa condition, comment l'éprouve-t-elle, dans quel univers se trouve-t-elle enfermée, quelles évasions lui sont permises, voilà ce que je chercherai à décrire. Alors seulement nous pourrons comprendre quels problèmes se posent aux femmes qui, héritant d'un lourd passé, s'efforcent de forger un avenir nouveau. Quand j'emploie les mots "femme" ou "féminin" je ne me réfère évidemment à aucun archétype, à aucune immuable essence ; après la plupart de mes affirmations il faut sous-entendre "dans l'état actuel de l'éducation et des moeurs". Il ne s'agit pas ici d'énoncer des vérités éternelles mais de décrire le fond commun sur lequel s'élève toute existence féminine singulière." Simone de Beauvoir.
Works of Simone de Beauvoir, French writer, existentialist, and feminist, include The Second Sex in 1949 and The Coming of Age, a study in 1970 of views of different cultures on the old.
Simone de Beauvoir, an author and philosopher, wrote novels, monographs, political and social issues, essays, biographies, and an autobiography. People now best know She Came to Stay and The Mandarins, her metaphysical novels. Her treatise, a foundational contemporary tract, of 1949 detailed analysis of oppression of women.
Je comprends parfaitement en quoi "Le Deuxième Sexe" de Simone de Beauvoir a pu être révolutionnaire pour son époque. Elle y pointe avec beaucoup de lucidité et de pragmatisme un grand nombre de mécanismes sociaux qui, depuis, ont été confirmés par la sociologie et les études de genre. Néanmoins, la méthode employée est parfois frustrante pour un lecteur ou une lectrice habitué·e aux essais féministes contemporains. Beauvoir s’appuie principalement sur trois types de sources : des ouvrages de psychanalyse aujourd’hui largement datés, des textes littéraires ou autobiographiques de femmes célèbres comme Virginia Woolf ou Sophie Tolstoï, et enfin des témoignages de femmes issues de son entourage. Beaucoup de ses analyses se révèlent étonnamment justes, mais elles reposent souvent davantage sur son immense culture et sur son intuition philosophique que sur des données empiriques. Pourtant, elle formule fréquemment ses conclusions de manière très affirmée, comme s’il s’agissait de faits établis plutôt que d’hypothèses ou de déductions. Si une grande partie de ses observations ont depuis été confirmées par des recherches sociologiques, certaines apparaissent aujourd’hui comme inexactes ou trop généralisatrices. On peut également regretter l’absence d’un véritable travail éditorial de contextualisation dans certaines éditions contemporaines, qui permettrait de distinguer ce qui relève de l’intuition brillante de ce qui a été depuis nuancé ou infirmé. Par ailleurs, Beauvoir se perd parfois dans des analyses très spécifiques qui semblent s’éloigner de son propos principal. Le chapitre consacré aux mystiques en est un exemple : les nombreuses anecdotes tirées de récits de religieuses — parfois très crues — finissent par brouiller la démonstration plutôt que de l’éclairer. Au final, l’ouvrage reste intéressant à découvrir dans une perspective historique et avec un bagage analytique en main. Mais pour une réflexion féministe, les écrivain.es.s contemporain.e.s proposent souvent des analyses mieux étayées, s’appuyant sur des enquêtes empiriques et des cadres théoriques plus sourcés.
J'ai préféré le deuxième tome! Plus concret et appuyé de témoignages. Mais bon 1000 pages d'essai c'est lourd à digérer, j'ai du faire des pauses avec des récits romanesque. #queprouver #onsereposequ'avecduZola #Tolstoïpourreposersoncerveau #vaillante