Jump to ratings and reviews
Rate this book

L'Homme Révolté

Rate this book

Mass Market Paperback

Published January 1, 1985

4 people are currently reading
23 people want to read

About the author

Albert Camus

1,075 books38.1k followers
Works, such as the novels The Stranger (1942) and The Plague (1947), of Algerian-born French writer and philosopher Albert Camus concern the absurdity of the human condition; he won the Nobel Prize of 1957 for literature.

Origin and his experiences of this representative of non-metropolitan literature in the 1930s dominated influences in his thought and work.

He also adapted plays of Pedro Calderón de la Barca, Lope de Vega, Dino Buzzati, and Requiem for a Nun of William Faulkner. One may trace his enjoyment of the theater back to his membership in l'Equipe, an Algerian group, whose "collective creation" Révolte dans les Asturies (1934) was banned for political reasons.

Of semi-proletarian parents, early attached to intellectual circles of strongly revolutionary tendencies, with a deep interest, he came at the age of 25 years in 1938; only chance prevented him from pursuing a university career in that field. The man and the times met: Camus joined the resistance movement during the occupation and after the liberation served as a columnist for the newspaper Combat.

The essay Le Mythe de Sisyphe (The Myth of Sisyphus), 1942, expounds notion of acceptance of the absurd of Camus with "the total absence of hope, which has nothing to do with despair, a continual refusal, which must not be confused with renouncement - and a conscious dissatisfaction."
Meursault, central character of L'Étranger (The Stranger), 1942, illustrates much of this essay: man as the nauseated victim of the absurd orthodoxy of habit, later - when the young killer faces execution - tempted by despair, hope, and salvation.

Besides his fiction and essays, Camus very actively produced plays in the theater (e.g., Caligula, 1944).

The time demanded his response, chiefly in his activities, but in 1947, Camus retired from political journalism.

Doctor Rieux of La Peste (The Plague), 1947, who tirelessly attends the plague-stricken citizens of Oran, enacts the revolt against a world of the absurd and of injustice, and confirms words: "We refuse to despair of mankind. Without having the unreasonable ambition to save men, we still want to serve them."

People also well know La Chute (The Fall), work of Camus in 1956.

Camus authored L'Exil et le royaume (Exile and the Kingdom) in 1957. His austere search for moral order found its aesthetic correlative in the classicism of his art. He styled of great purity, intense concentration, and rationality.

Camus died at the age of 46 years in a car accident near Sens in le Grand Fossard in the small town of Villeblevin.

Chinese 阿尔贝·加缪

Ratings & Reviews

What do you think?
Rate this book

Friends & Following

Create a free account to discover what your friends think of this book!

Community Reviews

5 stars
2 (25%)
4 stars
4 (50%)
3 stars
2 (25%)
2 stars
0 (0%)
1 star
0 (0%)
Displaying 1 - 2 of 2 reviews
Profile Image for rodrigue.
31 reviews
November 17, 2025
Notes pr moi🥀🤔❔

Nous avons admis que la vie était absurde. Il ne faut pas s'en laisser abattre, dans un nihilisme passif, ou une complaisance dans une vie "absurde". Non, l'absurde est un sentiment, une émotion : cela veut dire qu'elle se dépasse. C'est un point de départ.
Certes, l'absurde est un doute systématique, à l'échelle de l'existence. Si c'est un doute alors, il ne laisse rien sur quoi s'appuyer. Mais :
"Je crie que je ne crois à rien et que tout est absurde, mais je ne puis douter de mon cri et il me faut au moins croire à ma protestation. La première et la seule évidence qui me soit ainsi donnée, à l'intérieur de l'expérience absurde, est la révolte."
"La révolte naît du spectacle de la déraison, devant une condition injuste et incompréhensible,"
Or, se révolter c'est vouloir transformer, vouloir agir, cependant, au nom de quoi ? puis comment ?

Se révolter, c'est avant tout une volonté de justice. Trouver une situation injuste (l'esclave et le maître, l'homme et sa condition mortelle), et la refuser.
"Il inaugure l'entreprise essentielle de la révolte qui est de substituer au royaume de la grâce celui de la justice."
La révolte face à Dieu : La foi suppose d'accepter le mal qui est fait dans le monde, sous l'argument du salut. En ce sens, elle signifie accepter l'injustice. Le révolté refuse l'injustice. De ce fait, ce n'est pas que le révolté ne croit pas en Dieu, c'est qu'il l'emmerde. Car même si Dieu existe, si le salut existe, il refuse l'injustice.
Et étant donné que la foi était une preuve d'individualisme (je crois pour être sauvé seul, en dépit des injustices), la révolte devient un combat commun à tous, contre l'injustice métaphysique que tous les hommes connaissent.
La révolte devient essentiellement solidaire.


La révolte nietzschéenne a déconstruit toutes les illusions, les morales et les valeurs humaines. Il se retrouve nihiliste passif : perdu, sans aucun sens ni valeurs.
Désormais, l'homme à deux options. Suivre méthodiquement Nietzsche et son surhomme (c'est-à-dire dans ses qualités d'acceptation de l'absurde et de refus des idéaux, ce sur quoi la philosophie de Nietzsche est ambiguë) ou la révolte absurde Camus, et accepter pleinement ce vide (nous verrons quelle forme prend la révolte ensuite) ou alors, le plus souvent malheureusement, refuser le vide, et créer des idéaux : des idées transcendantes à toute morale, que l'on doit suivre absolument, quitte à user de la violence en suivant démesurément la volonté de puissance nietzschéenne par exemple. Les exemples apparaissent au XXe siècle : le nazisme, le communisme...
Camus refuse cette révolte par l'idéal et l'absolutisme.

En somme, L'homme révolté et la révolte métaphysique que propose Camus est avant tout une manière de penser, une posture existentielle. L'essai est aussi une critique pertinente des révolutions passées, mais n'est pas concrètement un projet politique ou une perspective de changement physique.
Mais penser le monde et les autres en ayant toujours en tête l'absurde, en refusant de s'y résigner mais en l'acceptant (la nuance est fine, cette tension constante est en fait, la révolte que veut Camus), est une position existentielle intéressante, une quête du bonheur moderne peut-être plus juste et réaliste que les utopies, les idéologies, et illusions que l'on connaît.
La révolte camusienne ne prétend pas régler toutes les injustices, elle affirme même que les injustices existeront toujours. Son but est de les limiter le plus possible, par l'action solidaire et mesurée, qui ne justifie pas la violence au nom d'une valeur transcendante. Et le fait que la révolte camusienne affirme que supprimer toutes les injustices est impossible, montre l'essence de cette même révolte : la permanence et le devenir. C'est une révolte permanente, une conscience qui reste toujours éveillée.


"La révolte de l'artiste contre le réel devient alors suspecte à la révolution totalitaire, et contient la même affirmation que la révolte spontanée de l'opprimé. L'esprit révolutionnaire, né de la négation totale, a senti instinctivement qu'il y avait aussi dans l'art, outre le refus, un consentement, que la contemplation risquait de balancer l'action, la beauté, l'injustice, et que, dans certains cas, la beauté était en elle-même une injustice sans recours. Aussi bien, aucun art ne peut vivre sur le refus total. De même que toute pensée, et d'abord celle de la non-signification, signifie, de même il n'y a pas d'art du non-sens. L'homme peut s'autoriser à dénoncer l'injustice totale du monde et revendiquer alors une justice totale qu'il sera cela à créer. Mais il ne peut affirmer la laideur totale du monde. Pour créer la beauté, il doit en même temps refuser le réel et exalter certains de ses aspects. L'art conteste le réel, mais ne se dérobe pas à lui. Nietzsche pouvait refuser toute transcendance, morale ou divine, en disant que cette transcendance poussait à la calomnie de ce monde et de cette vie. Mais il y a peut-être une transcendance vivante, dont la beauté fait la promesse, qui peut faire aimer et préférer à tout autre ce monde mortel et limité."
L'art, peut-être, est la véritable révolte.
Displaying 1 - 2 of 2 reviews

Can't find what you're looking for?

Get help and learn more about the design.