1917. Alors que la Première Guerre mondiale fait rage, un homme est retrouvé mort dans une cave du village de Haut-de-Cœur, en Bourgogne. Pas mort d’un excès de froid, de faim ou de vin, comme d’autres, mais proprement égorgé. Ici, bon nombre des habitants ont grandi sans autre père et mère que les religieuses du majestueux couvent des Ursulines. C’est le cas de l’inspecteur de police Matthias Lavau : recueilli tout petit par le couvent, il est parti faire ses armes à Paris et à Lyon avant de finalement rentrer au bercail. Son talent ? Il se souvient de tout, tout le temps. Une mémoire parfois lourde à supporter, mais dans ses enquêtes, un atout précieux. La victime aussi est un ancien des Ursulines : Thomas Sorel, bien connu dans les alentours, et presque unanimement détesté… C’est le bras armé du très redouté maire. Beaucoup ont souhaité sa mort, pour des raisons valables, le plus souvent. Dans l’atmosphère crépusculaire de l’hiver interminable qui s’est abattu sur la région, Matthias et son assistante Esther vont devoir démêler les racines du Mal, entrelacées depuis des décennies et profondément plantées dans les passions, les vices et les secrets de Haut-de-Cœur. Audrey Brière a 37 ans et vit en région parisienne. Les Malvenus est son premier roman.
PRIX DU MEILLEUR POLAR 2026 - ÉDITIONS POINTS numéro 1/10
Un peu mitigée sur celui-ci. On se perd dans des détails et des quêtes annexes, si bien que l’intrigue principale se déroule à partir de la page 200, avec une résolution que je sens un peu précipitée (quelques incohérences et déceptions).
Les nombreux détails embrouillent, notamment les personnages tertiaires dotés d’un nom + description physique.
En réalité on sent qu’on a voulu planter le décor pour une suite car je vois qu’un autre tome sur les aventures de l’inspecteur est déjà publié aux éditions Seuil. Le style nous emporte souvent ce qui fait que c’est globalement agréable à lire.
Je me laisserai sûrement tenter par le second roman pour donner une conclusion définitive sur mon ressenti. En effet je pressens quand même un bon potentiel !
Le livre "Malvenus" d'Audrey Brière est une œuvre captivante qui plonge le lecteur dans un univers sombre et dérangeant. L'auteure réussit brillamment à créer une atmosphère oppressante et glaçante dès les premières pages. L'histoire suit les pas d'un groupe d'individus marginaux, rejetés par la société, qui cherchent désespérément un endroit où trouver refuge.
L'intrigue est riche en rebondissements et en suspense, ce qui maintient le lecteur en haleine tout au long du récit. L'auteur maîtrise parfaitement l'art de créer des retournements de situation inattendus, ce qui ajoute une dimension addictive à la lecture.
Les personnages sont complexes et nuancés, ce qui les rend très réalistes. Chacun d'entre eux est confronté à ses propres démons et le lecteur ne peut s'empêcher de s'attacher à eux malgré leurs côtés sombres. Audrey Brière réussit à transmettre leurs émotions et leurs conflits internes avec une grande finesse.
Le style d'écriture de l'auteure est agréable et fluide, ce qui facilite la lecture et permet une immersion totale dans l'univers du livre. Les descriptions détaillées et les dialogues bien construits contribuent également à rendre l'histoire plus vivante et captivante.
Cependant, certains lecteurs pourraient trouver que le récit est parfois trop sombre et dérangeant, ce qui peut rendre la lecture difficile. De plus, certains passages pourraient choquer les lecteurs sensibles en raison de leur ton brutal et sans concession.
En conclusion, "Malvenus" d'Audrey Brière est un livre qui vaut la peine d'être lu pour son intrigue captivante, ses personnages complexes et son style d'écriture fluide. Ceux qui aiment les histoires sombres et dérangeantes seront certainement satisfaits de cette œuvre. Cependant, il convient de noter que ce livre peut ne pas convenir à tous en raison de son ton brutal et sans concession. Un gros 5 étoiles ! Bravo !
"1917. Alors que la Première Guerre mondiale fait rage, un homme est retrouvé mort dans une cave du village de Haut-de-Cœur, en Bourgogne. Pas mort d’un excès de froid, de faim ou de vin, comme d’autres, mais proprement égorgé. Ici, bon nombre des habitants ont grandi sans autre père et mère que les religieuses du majestueux couvent des Ursulines. C’est le cas de l’inspecteur de police Matthias Lavau : recueilli tout petit par le couvent, il est parti faire ses armes à Paris et à Lyon avant de finalement rentrer au bercail. Son talent ? Il se souvient de tout, tout le temps. Une mémoire parfois lourde à supporter, mais dans ses enquêtes, un atout précieux. La victime aussi est un ancien des Ursulines : Thomas Sorel, bien connu dans les alentours, et presque unanimement détesté… C’est le bras armé du très redouté maire. Beaucoup ont souhaité sa mort, pour des raisons valables, le plus souvent. Dans l’atmosphère crépusculaire de l’hiver interminable qui s’est abattu sur la région, Matthias et son assistante Esther vont devoir démêler les racines du Mal, entrelacées depuis des décennies et profondément plantées dans les passions, les vices et les secrets de Haut-de-Cœur. Audrey Brière a 37 ans et vit en région parisienne. Les Malvenus est son premier roman."
Le début était prometteur mais je n’ai au final pas du tout accroché à ce que le pensais être un polar historique. 1917, la guerre est mentionnée mais sans plus alors que sa proximité du front aurait dû en faire un élément majeur du récit. Que certains des personnages qu’on voit le plus soient des hommes valides en âge de combattre mais n’ayant pas été recruté est ridicule. Les personnes sont infiniment trop modernes pour l’époque. Ça n’a aucun sens. Des recherches sur le contexte social, sociétal et historique auraient franchement aidé. Je ne parle même pas des incohérences: l’homme assassine dans une cave en plein hiver qui commence à sentir et à se décomposer quelques heures après alors que le paragraphe précédent il est fait mention du froid de canard… Je ne suis pas une experte mais en général le froid ralenti la décomposition… La (les) intrigues sont trop sinueuses, manichéennes et, dans une certaine mesure, attendues.
Pas mal d’incohérences : on est en 1917, donc en pleine guerre. Mais on n’en parle pas. Pourtant plein d’hommes ont l’âge de combattre et sont valides, donc pourquoi ils sont là ? Et pourquoi plonger le récit en 1917 en pleine guerre si ce n’est pour rien en faire ?
Et puis, un corps est retrouvé en décomposition en plein hiver, on nous parle de froid de canard etc, mais, quand le corps est retrouvé, on nous parle de l’odeur et de la décomposition alors qu’il est mort il y a quelques heures ? Le froid ça conserve non ?
Le langage utilisé est hyper moderne, même dans les dialogues. Alors, ok ça rend accessible mais ça enlève la cohérence. Pourquoi ne pas situer l’histoire dans les années 80-90 sinon ?
Il y a énormément de personnages, j’en suis venue à confondre tout le monde, les couples, les amis… ça alourdit tout ça et j’ai eu trop de mal…
L’histoire avait tellement de potentiel, je suis vraiment déçue de ne pas avoir aimé..
Dès les premières pages des « Malvenus », Audrey Brière nous plonge dans un décor aussi fascinant qu’inquiétant : Haut-de-Cœur, bourgade bourguignonne figée dans un hiver qui n’en finit pas. Ce village devient rapidement plus qu’un simple cadre narratif, il s’érige en véritable personnage dont la présence obsédante influence chaque habitant et chaque événement du récit. La particularité de cet univers tient à son ambiance si singulière, où « les couleurs de l’aube et du crépuscule se diluaient aux tons de midi ou de minuit indifféremment. » L’autrice excelle dans l’art de dépeindre cette atmosphère bleutée et suspendue, où le temps semble s’être arrêté, créant un microcosme isolé du reste du monde par la neige et le froid... La suite de ma chronique complète sur mon blog : https://lemondedupolar.com/les-malven...
Un roman interessant dans une Bourgone en pleine guerre mondiale, le dénouement a réussi à me surprendre même si certaines choses me laissent sur ma fin par rapport aux méfaits d’un certain individu par exemple et qui s’en sort avec une tape sur les doigts. J’ai eu aussi un peu de mal avec certains des personnages, Matthias notamment avec qui je n’ai pas accroché du tout - son comportement était assez inconstant selon moi. L’élément presque fantastique avec les loups et l’ambiance un peu sinistre étaient pas mal aussi
J'ai aimé en apprendre plus sur les personnages récurrents Matthias Lavau et Esther Louve : la quête d'Esther, l'enfance de Matthias et de quelle façon il est devenu policier. J'ai souri de nouveau à l'évocation de son cache-poussière, mais de nouveau levé les yeux au ciel chaque fois qu'un mot n'était pas approprié au contexte (trop moderne). J'ai aimé la fin et la découverte du pot-aux-roses (pauvre maire de la commune bien malmené). Après avoir lu deux romans de cette auteure, je ne suis pas certaine de continuer la série.
💜💜💜/5 J’ai aimé l’ambiance historique de ce livre qui m’a fait pensé au film « la maison assassinée » pour le côté historique petit village où tout le monde se connait et « l’auberge rouge » pour le côté rural, mort dans la cave etc. C’était divertissant et la plume de lautrice pour un premier roman est efficace.
1917 en Bourgogne, un polar historique sur fond de couvent des Ursulines accueillant des orphelins. l'inspecteur Matthias essaie de démêler les fils d'une enquête, à la suite d'un meurtre et les suspects sont nombreux... on s'y perd un peu...
Un excellent roman qui m’a vraiment happée. L’enquête est prenante et on se demande tout au long de l’histoire qui peut être le coupable. La révélation est d’ailleurs très surprenante. Le début peut sembler un peu lent mais avec du recul l’introduction des personnages est essentielle, car chacun a sa propre histoire. On finit par s’y attacher et par être totalement immergé dans le récit.