Entrez dans l’hôtel de l’ultime voyage. Situé sur un pic rocheux, un hôtel penche dangereusement vers l’océan. À son pied, un rail court sur l'eau permettant à un train de déposer les clients qui ont un point commun : ils viennent tous de mourir. Dans un rituel immuable, Émile accueille les nouveaux arrivants. Ils sont ici pour faire un point sur leur vie et ainsi trouver une forme de résilience. En hôte aimable et bienveillant, Émile les guide dans leur introspection, car ceux qui ne parviennent pas à faire la paix avec eux-mêmes connaissent un sort peu enviable. Tout est réglé comme une horloge à l’hôtel du dernier quai. Pourtant un grain de sable va enrayer les engrenages. Cette fois, les nouveaux pensionnaires n’ont aucun souvenir de leur ancienne vie. Dès lors, comment les aider ?
2,5. L'idée de départ était bonne, il y avait quelque chose de très poétique avec le train et cette dernière demeure pour faire table rase du passé et aller de l'avant le cœur léger. J'ai aussi beaucoup aimé la fin qui était très en accord avec cet aspect à la fois mélancolique mais percutant sur la mort. Le message sur la place qu'on a dans la vie des gens parfois sans s'en rendre compte, ou bien quand il est trop tard, est très beau.
Par contre le traitement du personnage noir est absolument DÉSASTREUX. En dehors du fait qu'elle soit hypersexualisée en permanence (attitude, elle bronze seins nus sur le ponton, on la voit entièrement nu dans le lit à côté du personnage masculin couvert d'un drap), vraiment ça n'a pas été réfléchi. Et (SPOILER) le fait qu'elle se révèle en fait être un animal ? Mais le niveau zéro de la réflexion mdr. On cumule l'animalisation, génial.
C'est très dommage parce qu'en dehors de cet aspect qui est pour moi rédhibitoire (vu le peu de personnages, ça se voit comme le nez au milieu de la figure et c'est agaçant quoi), l'histoire était plutôt belle et avait un quelque chose de Miyazaki.
J'ai adoré ma lecture et le principe. Pouvoir pardonner et se pardonner afin de vivre une mort paisible. Se rappeler qui on était et ce qu'on a vécu. C'était une très belle BD, peut-être un peu étrange par moment, mais j'ai passé un très bon moment, pour ma part.
L’idée de base m’a beaucoup plu : une réflexion sur le pardon, sur le fait de savoir pardonner aux autres mais aussi de se pardonner à soi-même pour pouvoir trouver la paix. C’était prometteur et j’avais envie d’aimer.
Mais… je n’ai pas du tout accroché au traitement des personnages, en particulier des personnages féminins (et racisés). Franchement, aucun personnage féminin n’est “réussi” : • une grand-mère qui a eu une aventure avec un homme marié et n’arrive pas à avouer qu’elle a des remords • une femme de couleur quasi nue tout le long, considéré comme un animal (et qui s’avère être… un chat, sérieusement ?), • et enfin une puéripapetixienne représentée comme un ogre monstrueux, alors que dans les souvenirs de l’homme, elle apparaît jolie. Aucune explication sur ce changement d’apparence, j’ai pas compris ?
Bref… ça fini par ressembler à une grosse blague de très mauvais goût. 🫠
Résultat : une bonne idée de départ, une réflexion intéressante sur le pardon, mais plombée par une représentation problématique qui m’a gâché la lecture.
Voilà une bande dessinée bien intéressante sur le jugement dernier. Oh, pas celui d’un dieu dans le ciel. Ici, il s’agit plutôt de la dernière occasion de régler nos derniers conflits intérieurs. Au moment de notre mort, nous serons nous pardonnés nos culpabilités ?
L’histoire d’un majordome dans le dernier hôtel, au dernier quai du dernier train. L’hôtel où on laisse ses derniers bagages.
Un album au dessin léger et sympathique, pour une thématique qui aurait peut-être été mieux mise en valeur par un trait moins enfantin
J'ai beaucoup aimé cette histoire dans laquelle le graphisme et le scénario se répondent parfaitement. Les personnages sont fouillés et l'intrigue est parfaitement ficelée. J'ai particulièrement apprécié de ne pas savoir comment cette histoire allait se terminer. L'auteur laisse la place à l'imagination et à l'interprétation dans cette histoire qui traite le sujet compliqué du deuil et de la culpabilité. Un beau roman graphique.
une lecture avec un concept fort sympathique bien que je trouve pas assez exploitée à mon goût ! j'ai trouvé certaines actions pas assez claires et des conversations un peu étranges. le tout manque d'un petit qqch pour que ça soit parfait ! mais j'ai tout de même passé un bon moment
j'ai plutôt bien aimé le pitch de base, j'aurais d'ailleurs préféré que l'histoire reste basée là dessus au lieu de partir vers la direction qu'elle a pris (j'évite de spoiler...) mais c'était quand même sympathique ! l'histoire et le texte sont plutôt poétique et le trait un peu effet crayon avec des couleurs douces porte ça très bien.
petit problème, le traitement de Bégonia, la seule personnage noire de tout le bouquin. elle est ultra sexualisée sans raison, et le fait qu'elle se trouve en fait , je trouve ça vraiment moyen. en plus, le message que ça fait passer dans le contexte de l'histoire, c'est que super.
Pas mal, mais sans plus. Le récit est empreint de poésie, ou en tout cas il essaie de l'être, avec ses thématiques (la mort, le pardon, les souvenirs...) mais il ne m'a pas emportée comme je l'aurais pensé. Peut-être parce qu'on, enfin je, ne suis pas arrivée à vraiment m'attacher aux personnages ?
Miyazaki est une inspiration directe pour les côtés les plus étranges de ce récit et ça met mal à l'aise comme il faut.
Un peu prévisible et pas un coup de cœur me concernant, mais une lecture agréable tout de même en cette matinée pluvieuse - mais mon conseil : empruntez-le en bibliothèque !
Le dernier quai est une bande dessinée très touchante qui plonge au cœur des émotions pour nous délivrer un message plein d’humanité et une jolie leçon de vie. Avec une intrigue émouvante qui tient parfaitement en un seul volume, Nicolas Delestret signe ici une BD qu’on garde en mémoire et qui nous laisse une impression de tendresse une fois la dernière page tournée.
Emile est le majordome de l'hôtel du dernier quai. Chaque matin, il fait les mêmes gestes, les mêmes actions afin que tout soit parfait lorsque les voyageurs arriveront. Il connaît d'ailleurs leurs noms, qu'il inscrit minutieusement dans un carnet.
Ce ne sont pas des voyageurs lambda, s'ils arrivent à cette gare, c'est qu'ils sont décédés. C'est leur dernière chance de pouvoir guérir leurs âmes avant de passer officiellement de l'autre côté. Ils vont retrouver des objets qui vont leur rappeler des souvenirs concernant des regrets qu'ils ont pu vivre de leur vivant.
Après avoir tout préparer, il va accueillir les nouveaux voyageurs à la gare. De retour à l'hôtel, il sert le petit-déjeuner et explique le fonctionnement de l'hôtel, du travail qu'ils doivent faire sur eux-mêmes afin de ne pas finir en âmes égarées.
Tout se passe bien jusqu'au jour où Emile ne se réveille pas et qu'il découvre plusieurs personnes dans le salon de l'hôtel...
Une histoire rondement bien menée, qui parle d'une thématique compliquée à aborder comme la mort, les regrets qui nous restent, le deuil. L'atmosphère est prenante, le voyage des personnages remet en question nos actions et nos décisions. Tout est bienveillant, empathique, Les illustrations sont en adéquation avec l'histoire, les émotions sont bien retranscrites.
Si vous voulez une bande dessinée dont l'histoire sort de l'ordinaire, mais qui vous touchera au plus profond de votre coeur (du moins, c'est ce que ça a fait pour moi), "Le dernier quai" est une bonne exemple.
Au tout début, nous rencontrons Émile, un maître d'hôtel, dont l'horaire est réglé comme une horloge. Tout doit être prêt pour recevoir les invités...Mais ces invités sont particuliers : ils sont tous décédés et doivent accéder à l'au-delà (ou autre lieu), pour quitter l'hôtel. Tout est réglé, tout est dans le registre...Faites attention aux marais remplis de fantômes et d'esprits.
Cependant, trois invités arrivent : Mathias, Bégonia et Hitomi, qui ne sont pas dans le registre et vont bouleverser le bon fonctionnement de l'hôtel et l'existence d'Émile.
Je dois avouer que j'ai pensé abandonner l'histoire en plein milieu. Je trouvais le dessin un peu brouillon, mais je me suis décidée à continuer. Quelle bonne décision. Je serais passée à côté d'une histoire touchante, qui fait réfléchir sur soi, et sur les autres, sur l'impact que l'on a sur la vie des autres.
Je ne veux pas en dire plus. C'est un tout nouveau regard sur la mort, sur les regrets, sur nos propres vies, sur le deuil et sur le pardon (envers soi et envers les autres.)
Touchant, bien écrit, hors de l'ordinaire! Je recommande !
Émile, le maître d'un charment hôtel biscornu sur une falaise, accueille des personnes qui viennent de mourir. Une dernière étape avant de prendre le dernier train, pour faire face à leurs souvenirs, à leurs regrets. Mais un jour, tout se dérègle lorsque de nouveaux arrivants n'ont plus aucun souvenir de leur vie passée, ce qui met en péril tout l'équilibre de l'hôtel... À première vue, une idée pas très originale (le "sas" avant la véritable mort, qui permet de couper définitivement les ponts avec ce qui relie les personnages à leur "vie" passée), mais qui a un impact universel sur chacun d'entre nous. J'ai malheureusement trouvé l'ensemble assez prévisible et parfois un peu convenu. Certains rebondissements se devinent assez tôt, et j'ai eu l'impression que le récit restait en surface sur le plan émotionnel.
Ce qui m'a le plus marqué, c'est le dessin. le style de l'illustrateur est vraiment réussi : des personnages aux traits marqués, des décors à la fois doux et légèrement inquiétants, et des couleurs qui créent une ambiance très particulière, hors-du-temps.
Néanmoins, un point m'a vraiment dérangé : le traitement des personnages féminins, caractérisées uniquement par leur apparence physique et sources de luxure. Ce point de vue m'a sorti de ma lecture et m'a laissé une impression de déséquilibre parmi la galerie de personnages.
Avril 2024. 3,5/5 J’ai aimé l’univers qui me faisait penser à Miyazaki et j’ai aimé le scénario tordu et grinçant par moment. L’atmosphère était bien rendu. L’art me plaisait. Ça serait presque un 5/5.
Sauf que. Quelque chose m’agaçait et j’avais du mal à trouver et en survolant les commentaires ici des mots ont été mis sur mon malaise: pourquoi le personnage Noir est un animal? Pourquoi est-ce celui qui est hypersexualisé, une chapardeuse, etc.? Je veux bien croire que c’est pour « matcher » avec la fourrure de l’animal mais c’est peu réfléchi et très maladroit. Bref.
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Le dernier quai, c’est le dernier arrêt avant noté dernier voyage, un lieu où l’on fait face à nos regrets afin de partir en paix.
J’ai trouvé l’idée de base très prometteuse et j’aimais beaucoup le graphisme et la colorimétrie de cette BD.
Malheureusement j’ai été déçue par la tournure que prends l’histoire. Tout devient assez sombre et aussi cru parfois. Ce n’est pas ce à quoi je m’attendais.
Les messages sont tout de mêmes beaux et j’ai beaucoup aimé l’épilogue !
J'ai été complètement absorbée par cette bande dessinée, dès les premières pages, je me suis laissée emporter par cette histoire captivante et originale. Bien que le dénouement ne soit pas particulièrement surprenant, il a su me surprendre agréablement. De même que les thématiques abordées que j'ai trouvées très intéressantes et assez bien amenées. Le style graphique n'est pas de ceux que je préfère mais je suis bien forcée d'admettre qu'il est plutôt bon. Bref, "Le dernier quai" fût une belle découverte pour ma part !
Cette BD avait tout pour me plaire. Le plot de base promet de belles choses et les dessins collent parfaitement à la vibe de l'histoire. Mais je n'ai pas été emportée. J'ai trouvé qu'il manquait un petit quelque chose pour rendre l'intrigue attrayante à mes yeux. Peut-être le rythme ou la profondeur des personnages... Une idée de base intéressante donc, mais une réalisation pas à la hauteur
J'ai beaucoup aimé l'idée de départ. La fin de vie y est traitée de manière poétique. Mais l'histoire en elle-même est sans surprise et manque de profondeur. La lecture reste agréable, sans être un coup de cœur.
Un beau roman graphique sur le dernier voyage avant de passer de l'autre côté, le temps de faire face à ses regrets. Mais tout le monde n'en est pas capable. Un joli moment qui nous interroge sur l'importance du présent et de ses responsabilités.
Un graphisme sympathique, qui accompagne un thème empli de tristesse et d’amour des autres mais surtout de soi. L’introspection joue un rôle centrale et guide les personnages vers la fin… Ce n’est pas le coup de cœur escompté mais, cette BD aura réussi à me toucher.
4.5 Belle histoire sur la mort, nos regrets, ce qui se passe par après. J'ai bien aimé le personnage principal et le punch à la fin. J'aurais aimé un peu plus de détails afin de mieux comprendre la psychologie des personnages, plus de détails ou plus de pensées. L'histoire va très vite.
Une BD sur la mort et surtout sur les regrets qui empêchent de partir en paix. Un groupe de personnages qui change un peu même si on regrette le traitement des deux personnages secondaires féminins.