Awarded 1985 Nobel Prize in Literature, for being an author "who in his novel combines the poet's and the painter's creativeness with a deepened awareness of time in the depiction of the human condition."
Un court texte, sorte de long poème en prose fragmentaire, pendant lequel la voix poétique décrit les éléments qui croisent son regard en bord de mer. Des passages magnifiques pendant lesquels la phrase s'enfle aux dimensions de la galaxie (d'où le titre, cité entre autres noms de constellations), des descriptions minutieuses, et des vagues d'impressions, des souvenirs et observations au fil de l'eau, le tout empreint d'une sorte de mélancolie de paysage marin au crépuscule.
Un ensemble de méditations fragmentaires nourries par la contemplation d'un paysage de bord de mer. La voix lyrique s'attarde sur ce que le regard capte : formes, lumières, mouvements à peine perceptibles, autant d'éléments dispersés que l'écriture relie. C'est ce à quoi renvoie le titre : un ensemble d'étoiles qui, liées les unes aux autres, forment une constellation. L’ensemble est traversé par une mélancolie sourde, indissociable de la vue de cette mer crépusculaire, comme si le déclin du jour révélait, dans la lente extinction de la lumière, la fragilité du temps et de la mémoire.
Au détour d'une lecture de " La bâtarde " De violette Leduc j'ai croisé Claude Simon et " La chevelure de Bérénice ". Et puisque la figure de Bérénice en littérature, ça ne rate jamais, j'ai saisi ce petit texte pour le lire. C'était bien sûr absolument magnifique, une balade poétique et sensorielle qui me donne envie de découvrir plus de cet auteur.