Jump to ratings and reviews
Rate this book

Philosophy of Religion: An Introduction

Rate this book
What is the relationship between faith and reason? Find out in PHILOSOPHY OF RELIGION: AN INTRODUCTION. Because it's written to be easily understood no matter your background, this philosophy of religion textbook introduces you to the debate in a way you can understand. Whether it's the philosophical proofs for God's existence or using reason to evaluate faith claims, the major points in the philosophy of religion are all covered in this excellent textbook. And with its built-in study tools, PHILOSOPHY OF RELIGION: AN INTRODUCTION helps out during test time as well.

204 pages, Paperback

First published September 1, 1978

18 people are currently reading
200 people want to read

About the author

William L. Rowe

15 books6 followers

Ratings & Reviews

What do you think?
Rate this book

Friends & Following

Create a free account to discover what your friends think of this book!

Community Reviews

5 stars
41 (23%)
4 stars
68 (38%)
3 stars
51 (28%)
2 stars
12 (6%)
1 star
5 (2%)
Displaying 1 - 14 of 14 reviews
462 reviews11 followers
November 29, 2025
Une bonne introduction à la philosophie de la religion par un philosophe analytique athée “amical” reconnu pour un lecteur de niveau débutant-plutôt moyen, je ne la conseille pas pour une première lecture dans le domaine ou en philosophie tout court. Assez agréable à lire et accessible. Aborde les sujets classiques : arguments théistes cosmologique, ontologique, téléologique, sur les expériences religieuses, le problème du mal, le problème des miracles, le problème du pluralisme religieux, la prédestination et le libre-arbitre.

L’auteur restitue bien les positions dans l’ensemble, bien qu’il soit athée (les preuves théistes ne le convaincant pas et le problème du mal empirique faisant pencher la balance du côté de l’athéisme), reste très charitable et courtois, loin de tout dogmatisme, légitimise le fait que le théiste puisse avoir une position rationnellement défendable même si pour lui elle est fausse.

### Chapitre 1 : The idea of God

Rowe présente les différentes positions classiques autour de Dieu : mono(théisme), polythéisme, hénothéisme, athéisme et agnosticisme (il y a un sens étroit par rapport au Dieu du monothéisme mais aussi un sens large par rapport à toute divinité en général, comme les dieux polythéistes, mais Rowe utilisera dans la suite les sens étroits), ainsi que les différents attributs classiques de Dieu : omnipotence (”faire tout ce qui n’est pas logiquement impossible et ce qui contredit ses autres attributs comme les moraux”, reprend Thomas d’Aquin), nécessité (factuelle et logique) bonté (morale et amorale, aborde brièvement le lien entre Dieu et la morale), auto-existence venant de l’anglais *self-existence* (reprend Anselme avec sa disjonction de cas en trois : explication par soi, par autre chose ou par le néant ou rien - *nothing* - et son exemple du feu qui est chaud en vertu de sa propre nature, et non pas d’autre chose extérieure à lui), indépendance ou aséité (séparation vis-à-vis du reste de ce qui existe, les créatures), omniprésence, éternité (absence de commencement et de fin, ou mode d’existence en dehors du temps).

### Chapitre 2 : The cosmological argument

### #### L’argument de la contingence de Clarke

Il reprend et résume une grosse partie de son livre *The cosmological* argument sur l’argument de Clarke. Il attribue à Anselme (formulée dans le *Monologion*) en plus juste au début la paternité de la distinction cruciale entre êtres ayant une explication en eux-mêmes, une explication externe ou aucune explication.

On peut résumer ainsi l’argument de Clarke :

1. Le PRS.
2. Il ne peut pas exister seulement des êtres dépendants (contingents).
3. Donc il existe un être indépendant (nécessaire).

A noter que contrairement à son livre, il ne parle pas de la contingence et de nécessité (notions abordées dans le chapitre sur la preuve ontologique) mais que de la dépendance.

Comme il y a deux prémisses cruciales, il y a deux grosses catégories d’objections :

1. Objections contre le principe de raison suffisante : Celui-ci n’est pas du tout évident et ne repose sur aucun fondement décisif, c’est celle qu’il retient comme objection décisive contre l’argument de Clarke (même s’il va bien plus en détails dans son livre dédié). On ne peut justifier le PRS ni par la simple intuition, ni comme un présupposé essentiel à tous. Réponse : On a pourtant du mal à voir comment échapper à ce présupposé notamment dans la vie courante et dans la science.
2. Objections contre le fait tous les êtres ne peuvent pas être dépendants ou dit autrement qu’il ne peut pas juste exister ou y avoir des êtres dépendants.
1. Le partisan de cet argument tient le tout comme quelque chose de concret, ce qui est faux, tout comme s’il disait que l’humanité existe alors qu’il n’existe factuellement que chaque être humain.
Réponse : C’est faux, le partisan ne commet pas cette erreur, de plus même si le tout (respectivement l’humanité) n’est pas concrète, il fait bien de se demander pourquoi il existe des êtres dépendants (des êtres humains, des êtres de la catégorie humain, peu importe son nombre d’instanciations) tout court.
2. Le sophisme de composition
Réponse : Cette version ne la commet pas, elle fait juste un syllogisme bête et méchant sans partir d’un attribut des parties pour l’attribuer également au tout.
3. Il n’y a pas besoin de chercher explication au tout pour avoir tout expliqué, avoir l’explication de chaque partie du tout suffit.
Réponse : C’est faux car même si l’on suppose qu’on des explications (une pour chacune) de chaque partie, on voit bien qu’on ne peut pas avec celles-ci expliquer pourquoi il existe quelque chose de genre tout court.

### #### Le kalam

Il présente le kalam classique (version de Craig) mais ne l’évalue pas vraiment plus que ça.

### Chapitre 3 : The ontological argument

Rowe traite ici de la version d’Anselme, mais indirectement aussi les versions contemporaines car pour lui même cette première version inclut leur prémisse de la possibilité de Dieu “Dieu est possible.” ou “Il est possible que Dieu existe.”.

L’argument repose sur la distinction entre existence dans la réalité et existence dans l’intelligence (in *understanding*), celle en contingence et nécessité, possible et impossible et sur la notion de propriété “great-making” (le cas de la sagesse par exemple, mais pas de la hauteur : quelque chose de plus sage qu’une autre est meilleure, mais pas quelque chose de plus grand qu’une autre) appliquée à l’existence (quelque chose qui existe vaut mieux, est plus parfaite qu’une chose inexistante).

Il liste des objections qu’il juge toute insatisfaisante :

1. L’île de Gaunilon :
Réponse : Elle repose sur la vérité de la prémisse “Une île parfaite est possible”, or celle-ci ou toute autre semblable où l’on remplace l’île par un autre objet limité ou fini, comme le meilleur joueur de Soccer, est fausse. En effet, toute raison qu’on donnera pour justifier la perfection de l’île (ou autre objet fini) sera non recevable car on peut toujours l’imaginer en plus parfait.
2. L’objection de Kant que l’existence n’est pas un prédicat :
Réponse :
3. L’expérience de pensée entre magican (existe que dans la réalité) et magicius (existe que dans la pensée) puis l’applique à Dieu : L’AO montre au mieux uniquement qu’aucune chose non existante n’est Dieu, et non pas qu’il y a une chose existante qui est Dieu.
Réponse : Certes, mais le problème pour l’opposant, c’est que même avec cette supposition, par la disjonction de cas présentée juste après, l’argument fonctionne.

Pour lui la véritable objection qui abat la preuve ontologique, c’est qu’elle commet une pétition de principe au niveau de l’argument de la possibilité de Dieu. Quand on l’accepte, on accepte en fait beaucoup plus que ce qu’on pense : on accepte le fait que la seule façon pour le concept Dieu d’exister, c’est d’exister de façon concrète. En effet, posons que l’existence de Dieu est possible : ce qui veut dire qu’il existe une chose possible qui instancie le Dieu d’Anselme. Il y a alors situations possibles : soit cette chose existe, soit elle n’existe pas. Or si cette chose n’existe pas, cela implique qu’on peut imaginer quelque chose de plus grand qu’elle (d’après la prémisse de l’existence comme une propriété “great-making”), ce qui contredit la définition initiale de Dieu comme l’être dont on ne peut pas considérer de plus grand. Donc il existe forcément.

Je doute du bien-fondé de l’objection de Rowe de la pétition de principe car on peut juste plutôt voir cette implication comme un argument déductif parfaitement valide.


### Chapitre 4 : The teleological argument

### ### L’argument par analogie de William Paley

On peut effectivement trouver des traces de systèmes téléologiques dans l’univers mais on ne peut pas montrer clairement que celui-ci est un système téléologique (mais on peut montrer que c’est peut-être probablement le cas).

Le darwinisme a pas mal mis à mal cet argument car c’est une explication concurrente qui dispense du design. Il est attaqué par des partisans du dessein intelligent sur la base de l’irréductible complexité de Michael Behe et William Dembski. Ils sont cependant assez réservé sur son lien avec le théisme, Behe ne conclut pas plus que par la proposition qu’il y a du design et Demsbki pense que … Ils essayent d’introduire de l’inexplicable par la science.

Il y a aussi le fine-tuning pour lequel Rowe reconnaît que les multivers font pâle figure au design car on ne peut pas avoir de traces empiriques de l’existence de ceux-ci. Mais il situe sa faiblesse dans l’identification du designer des constantes physiques au Dieu théiste : on ne peut pas conclure qu’il est bon, et aussi puissant que ce dernier.

### Chapitre 5 : Religious experience

Rowe définit d’abord méticuleusement ce qu’on entend ordinairement par expérience religieuse. Il y en a deux types : les expériences mystiques “extraverties” (la présence d’une chose différente de nous) et celles “introverties” (une union ferme avec le divin). Les partisans de l’argument de l’expérience religieuse se basent sur les principes de crédulité et du témoignage. Mais on peut les attaquer sous deux angles : contrairement aux données des sens, on ne dispose d’aucun critère objectif pour départager les expériences religieuses (par exemple la possibilité pour plusieurs personnes de voir une chose visible si elles étaient ou sont présentes), et ensuite le pluralisme de religions contradictoires, chacun voit une chose contradictoire avec celles des autres religions.

Il rejette pour ces raisons les expériences religieuses “extraverties”. Par contre, en reprenant C. D. Broad il reconnaît qu’il y a un tronc commun assez important pour les “introverties” pour que cela penche en faveur de leur véridicité (*veridicity* ou *veridical*). A l’opposé, Bertrand Russel bien qu’il accepte également ce tronc commun du mysticisme pense qu’il y a des raisons ultérieures de rejeter de telles expériences. Rowe s’appuie sur William James pour finir sur un statu quo entre les deux positions.

Il conclut sur un bref examen du chemin parcouru jusqu’ici : le théisme n’est pas probablement pas vrai mais reste une position rationnellement tenable.

### Chapitre 6 : Faith and reason

#### La foi et la raison chez Thomas d’Aquin

Thomas d’Aquin prétend que la raison seule peut démontrer certaines vérités de la religion. Ce qui a deux points faibles :

1. Position peu plausible aujourd’hui (vision beaucoup moins optimiste sur les facultés de la raison)
2. Assujettit la foi à la raison (voir John Locke)

#### La position pragmatique de William James

Il y a une position plus modeste de William James pour montrer que même si la foi ne peut pas reposer sur des arguments rationnels qui font pencher la balance du côté du théisme, elle peut être légitime sous certaines conditions.

Pour comprendre sa position, il faut d’abord s’intéresser à l’évidentialisme de William Clifford. Clifford a formulé ce qu’on appelle aujourd’hui l’évidentialisme (en prenant pour exemple le naufrage d’un bateau) et qui tient en deux thèses :

1. Il est immoral d’assentir (respectivement de ne pas assentir) à une proposition en allant contre sa raison, c’est-à-dire de le faire par la passion seule quand les données vont à l’encontre (ou sont respectivement en faveur) de cette proposition.
2. Il est immoral d’assentir (respectivement de ne pas assentir) à une proposition par la passion seule quand les données ne vont ni à son encontre, ni la favorisent.

James accepte la 1. mais rejette la 2. Il pense que la 2. est fausse car il n’est pas immoral de le faire lorsque la croyance liée à la proposition en question est :

1. Living : A un fort impact sur la vie de l’agent cognitif
2. Momentous : Est irréversible ou difficilement réversible
3. Forceful : Le rejet (ou respectivement l’adoption) et la suspension de la croyance en la proposition en question ne sont pas neutres mais équivalents.

Pour revenir aux croyances religieuses, James affirme que le théisme est une telle croyance, une croyance living, momentous et forceful :

1. Living : Elle a un fort impact sur la vie de l’agent cognitif, à savoir l’immortalité et la vie éternelle
2. Momentous : Ne pas croire en Dieu dans sa vie a un impact irréversible pour l’éternité
3. Forceful : Croire que Dieu n’existe pas (athéisme) ou juste suspendre son jugement quand à son existence (agnosticisme) sont des décisions équivalentes, à savoir le fait de ne pas croire en lui

Ainsi, étant donné que le théisme (supposé le monothéisme classique du type christianisme) respecte ces trois conditions et qu’il est avantageux vis-à-vis de l’athéisme et de l’agnosticisme, il est alors tout à fait légitime d’y croire par passion en absence de données qui font pencher la balance du côté du pour, du contre ou de la suspension. James critique d’ailleurs Clifford d’être au fond animé par une passion : la peur de se tromper.

Pour autant, si pour James, un croyant est en droit d’invoquer un tel argument pour justifier sa croyance religieuse, en dépit de l’absence données allant dans son sens, il ne peut pas l’utiliser pour contraindre d’autres à croire. Et bien sûr, l’athée ou l’agnostique peuvent en faire de même.

Rowe répond à James que sa critique Clifford sur sa motivation est déplacée comme il ne répond directement au fond à aucun de ses arguments. Peut-être qu’on pourrait dire que ce qui motive Clifford, c’est plutôt le fait que si l’on adopte le raisonnement de James, on risque de perdre comme bien la pratique de l’esprit critique. Il y a un équilibre à trouver entre pratique de l’esprit critique (un bien précieux qui nous a quand même permis de sortir de la barbarie et de la superstition) et le bien pratique (vie éternelle, etc.).

#### L’épistémologie réformée d’Alvin Plantinga

Rowe aborde ensuite la position d’Alvin Plantinga et ses successeurs : l’épistémologie réformée. Celle-ci affirme qu’il peut être rationnel pour quelqu’un de croire au théisme même en l’absence de croyances rationnelles qui la fondent adéquatement car ce sont plutôt des circonstances particulières qui la rendent rationnelle. Dit avec des termes plus techniques, le théisme est une croyance proprement basique. Un croyance est non proprement basique lorsqu’aucune circonstance ne la rend rationnelle. Plantinga rejette ainsi l’évidentialisme ainsi quel le fondationnalisme (que pour être rationnel, chaque croyance doit être déduite ou induite d’autres croyances). Il donne l’exemple d’un adolescent de quatorze ans qui a grandi parmi et est entouré de croyants chrétiens dans sa vie depuis son enfance : il est tout à fait justifié dans sa croyance même s’il ne connaît aucun argument théiste (cosmologique, téléologique, etc.) de la théologie naturelle

Rowe mentionne deux problèmes. Son premier problème avec le raisonnement de Plantinga, c’est qu’il fonctionne effectivement pour certains cas et seulement temporairement (par exemple celui d’un adolescent qui a baigné depuis son enfance dans un entourage chrétien et celui des enfants qui croient au Père Noël en faisant confiance à leurs parents) mais pas pour d’autres (par exemple celui d’un adulte intellectuellement mature). Pour les mêmes raisons que l’adolescent chrétien de quatorze ans, la plupart d’entre nous étions tout à fait justifiés dans notre croyance en l’existence du Père Noël. Mais une fois notre enfance passée, nous avons découvert des raisons légitimes d’abandonner cette croyance. Il pourrait en être de même pour notre adolescent chrétien. Une fois sa jeunesse passée et devenu un adulte intellectuellement mature, après avoir rencontré des objections aux arguments théistes et des arguments athées basés par exemple sur le problème du mal, il ne serait plus justifié dans sa croyance théiste proprement de base. Le second problème est en gros le pluralisme religieux : des personnes de n’importe quelle autre religion pourraient tout à fait reprendre à leur compte exactement le même raisonnement basé sur les croyances proprement basique. Ainsi notre adolescent chrétien pourrait rencontrer un autre jeune, qui justifierait rationnellement sa croyance en Allah, en Brahman, en l’hindouisme, le bouddhisme ou n’importe quelle autre religion. Comment pourrait-il alors savoir laquelle est la vraie étant donné que toutes (ou au moins plusieurs, et non pas uniquement le christianisme ou le théisme) peuvent être rationnellement justifiées par des croyances proprement basique ?

### Chapitre 7 : The problem of evil

Il présente ici les deux formes canoniques du problème du mal : la version logique et la version empirique.

La version logique ne menace pas le théisme car à ce jour personne n’a réussi à trouver une contradiction formelle à partir des prémisses de départ étant donné qu’il est rationnel de supposer que Dieu puisse permettre certains maux pour donner lieu à de plus grands biens qui n’existeraient sinon pas, et qui les contrebalancent largement. Ainsi il est logiquement impossible à Dieu de créer certains biens sans permettre certains maux. Les théistes adoptent par exemple une réponse basée sur le libre-arbitre : sans la possibilité du mal, il n’y aurait pas de libre-arbitre. Dit formellement, il n’y a aucun monde possible dans lequel il y aurait le libre-arbitre et où le mal serait impossible.

La version empirique par contre le menace bel et bien car il avance des données, l’existence d’une grande quantité de maux gratuits ou arbitraires (sans raison qui permettrait un bien plus grand ou impossible sinon, ou qui permettrait d’éviter des maux plus grands), qui à première vue rendent peu plausibles l’existence du Dieu théiste. Il donne son fameux exemple de la biche qui meurt en agonisant lors d’un incendie : on a du mal à voir pourquoi sa mort dans une lente agonie est nécessaire pour permettre un bien ou pour éviter un mal. On peut formuler l’argument de cette manière avec un *modus tollens* :

1. S’il y a des maux gratuits, alors il est peu probable que Dieu existe.
2. Il y a des maux gratuits.
3. Donc il est peu probable que Dieu existe.

A cela, les théistes ont proposé trois principales réponses :

1. Le théisme sceptique (Stephen Wykstra) : Ils remettent en cause la prémisse 2 en mettant l’accent sur nos limites épistémiques bien en-deçà de la connaissance qu’a Dieu. Comme nous sommes des créatures finies, il est normal que nous ne parvenions pas à saisir les raisons qu’a Dieu de permettre certains maux terribles qui nous semblent (à tort), par intuition, gratuits. Ils admettent cependant que tous les hommes, athées et théistes confondus, partagent cette intuition que certains maux sont gratuits.
2. Les théodicées qui cherchent à expliciter ou donner des raisons précises et identifiables pour lesquelles Dieu a p
Profile Image for Jacob Aitken.
1,687 reviews419 followers
October 5, 2014
I didn't like this book the first time I read it. But Rowe is a competent philosopher and I must pay respects. He very clearly sets forth the issues and is capable of making some pointed critiques, but at the same time many of his answers are now dated and his biases are apparent.

As far as Philosophies of Religion go, this is as good as any. It was the first I read. Exposition:
He rehashes the standard "5 Ways" from Thomas Aquinas and gives the usual Kantian and Humean rebuttals to St Thomas. What he is not telling you is that many philosophers have 1) demonstrated that St Thomas did not use the five ways the way Rowe says he used the five ways (cf. Fergus Kerr) and 2) assuming St Thomas did use the five ways the way Rowe says he used the five ways, many scholars have dismantled Kant and Hume.

He probably spends too few pages on the free will debate, and he often introduces bizarre ways to solve the problem (a suggestion is made that if one could go back in time one could solve the problem. While we are in fantasy land, I suppose that could work).

The section on Freud needs extra work. Yes, Freud's insights can (and should!) be used to critique deviant Christianities (e.g., German liberalism), but psychology is more of a faith than a science and really has no claim to criticize Christianity on scientific grounds.

Pros:
1) Although Rowe has his own axe to grind, he is relatively fair (usually) to the other positions. Although not a theist himself, he does point out problems in some skeptical arguments.
2) The prose is clear, even if the concepts aren't always. He avoids excessive use of symbolic logic.
3) He covers most of the basics and the endnotes and bibliography are informative.

Cons:
1) While this might be a better Phil. of Rel. book than most, I am not convinced it is $90 better. Indeed, I imagine the only reason someone would shell out $90 for this book is because it is required in a classroom. One can find far more rigorous treatments by respected scholars for less than 1/4 the price.
2) Though he is mostly fair, he gave short shrift to Alvin Plantinga and came close to straw-manning his argument. In any case, he didn't explore what it means for a belief to be properly basic and warranted (true, he mentioned it but that was it).
3) The section on Free/Predestination is flawed on two counts:
3a. Predestination is a theological term and has more to do with God's action in Christ towards the believer (or church). When Rowe discusses predestination, he actually means determinism. Even Reformed treatments of predestination do not (generally) make claims about whether or not our individual actions are free (at least not direct treatments). This chapter should have specifically dealt with Compatibilism/Determinism (in all of its shades)/Libertarian Free Will. Rowe, unless he has updated his position in recent editions, seemed to reduce all alternatives to "Free will or Predestination."

Conclusion:
If you can find it used and very cheap, get it (which is what I did). I can't imagine spending $90 on it. While I do have some huge problems with his conclusions, it's a rigorous enough read. I would move on to other treatments.

He rehashes the standard "5 Ways" from Thomas Aquinas and gives the usual Kantian and Humean rebuttals to St Thomas. What he is not telling you is that many philosophers have 1) demonstrated that St Thomas did not use the five ways the way Rowe says he used the five ways (cf. Fergus Kerr) and 2) assuming St Thomas did use the five ways the way Rowe says he used the five ways, many scholars have dismantled Kant and Hume.

He probably spends too few pages on the free will debate, and he often introduces bizarre ways to solve the problem (a suggestion is made that if one could go back in time one could solve the problem. While we are in fantasy land, I suppose that could work).

The section on Freud needs extra work. Yes, Freud's insights can (and should!) be used to critique deviant Christianities (e.g., German liberalism), but psychology is more of a faith than a science and really has no claim to criticize Christianity on scientific grounds.


Profile Image for Helen.
21 reviews5 followers
November 16, 2021
Probably one of my favourite textbooks of all time. Rarely do i also completely read any textbooks without skipping. rarely do i also finish chapters that are not required readings. this textbook was nice to read and i felt like i learnt a lot from it. maybe it also helps that i naturally had an interest in the topic
Profile Image for Sam Qadri.
12 reviews2 followers
September 29, 2019
Nothing too special, just another introduction to philosophy of religion to add on to the dozens of already existing ones.

This book does have one peculiarity and that is that because the author is an atheist, he is determined to end off every chapter with the conclusion that so and so argument for the existence of God therefore fails. Now at times do agree that some arguments fail however the reason for its failure is far more comprehensive then how the author is trying to brush-off.

For example, the central debate in the Leibnizian cosmological argument from contingency is to prove the validity of the principle of sufficient reason that the argument invokes. It would have been much more honest, for Rowe, to either prove his case against it or not bring up his opinion on it. Instead, he simply asserts that we have no good reason to believe it, therefore the argument fails.

This problem is found in almost every chapter from the kalam argument to the ontological argument. For that fact alone I give him two stars. Why not one? Because some chapters were given respect to like the design argument, the argument from evil, and some of the ending chapters.

I wouldn't recommend this book to anyone who wants to honestly learn what theists believe and their arguments proving so. This book did injustice to the rich legecy of this field of enquiry.
Profile Image for Anne Ulrich.
14 reviews1 follower
February 27, 2024
I thought he presented a bunch of arguments on different topics really well. It's a bit short so I couldn't completely engage with certain parts the way I would have liked to (I wish the cosmological argument had a LOT more context) but it was pretty interesting all the same.
Profile Image for Naomi Weiss.
42 reviews1 follower
December 3, 2022
This book was a truly fascinating introduction to the questions both religion and philosophy present us about the existence and nature of God.
1 review
August 12, 2023
Tells you God may or may not exist depending on your assumptions in 200 pages
12 reviews
April 16, 2024
great introductory text on the philosophy of religion!
Profile Image for Léo Berger.
100 reviews
Read
October 10, 2024
No one deliberates about the past but only about what is future and capable of being otherwise, while what is past is not capable of not having taken place; hence Agathon is right in saying: "For this alone is lacking, even in God, to make undone things that have once been done."


Será que o bem moral das coisas consiste apenas no facto de Deus as ter ordenado? Ou será que Deus ordena que se faça estas coisas porque vê que são moralmente corretas?
Profile Image for Courtney Chappell.
1,030 reviews2 followers
January 17, 2016
I read a few chapters of this book for my philosophy class. I didn't particularly care for them. I will NOT be reading this book again. I didn't even read all of the chapters I needed to. I'm so glad I am done with philosophy now.
4 reviews
January 21, 2008
Interesting commentary and overview, but not objective -- if that's possible in this field.
Displaying 1 - 14 of 14 reviews

Can't find what you're looking for?

Get help and learn more about the design.