Le recueil Pissed pestes puissantes fait suite au collectif Folles frues fortes. Toutefois, cette fois-ci, le projet rassemble exclusivement les voix d’auteur·ices racisé·es pour faire entendre différents récits dans une perspective intersectionnelle. Ce recueil est l’occasion de réfléchir aux différentes formes que peut prendre le féminisme autour de trois figures – la colérique, la mauvaise, la redoutable – des stéréotypes, négatifs et positifs, auxquels les personnes racisées sont souvent associées. Les auteur·ices ont ainsi pu produire des textes afin de se réapproprier ou de subvertir ces clichés.?Avec des textes de Dïana Bélice, Laura Doyle Péan, Flavia Garcia, Maud Gauthier-Chung, Manar K., Madioula Kébé-Kamara, Emné Nasereddine, Anya Nousri et Karine Rosso.
Les propos sont intéressants et font réfléchir. Cela dit, comme tout collectif, certains textes m'ont moins parlé. J'ai adoré les textes de Laura Doyle Péan et Maud Gauthier-Chung.
J'ai vraiment tout aimé. Ce collectif couvre multiples angles morts que plusieurs collectifs ignorent, j'avais de la difficulté à le déposer comment certains textes étaient poignants.
J'ai mis 5/5 parce qu'il faut absolument mettre une note pour écrire une critique, puis que tout écrit d'Anya Nousri est splendide (oui, oui, je suis en amour avec la plume de l'autrice)! J'ai donc lu son texte « L'hem dans le sang » (p. 114-130), la suite poétique « Faute d'accords » (p. 99-111) par Karine Rosso ainsi que la nouvelle « #angryblackwomen » (p. 61-95) de Dïana Bélice. Par contre, je ne souhaite pas noter les nouvelles. Je n'ai pas l'expérience de vie ni les connaissances requises pour les évaluer convenablement. Ce n'est pas ma place. C'est toutefois ma place de chercher à comprendre les autres, surtout leurs besoins. On sent ici le besoin de femmes sciées entre leurs origines et la culture québécoise, les trous du système, leurs peurs, leurs traditions familiales, leurs chocs culturels, et surtout, la réalité selon laquelle elles ne sont comprises que par leurs pairs. Surtout dans le cas de consultations psychologiques: il est primordial d'être suivi par une pair(e). Or, les professionnelles spécialisées ou racisées sont en manque et il est très difficile d'obtenir un suivi adéquat.
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J’ai été portée vers ce recueil pour deux raisons. D’abord, son titre que je trouve parfait, puis le fait qu’il ait été écrit en réponse/suite à un autre du même type, mais qui ne contenait aucune voix racisée.
Il est toujours difficile de parler d’un recueil, surtout quand il s’agit d’un collectif de plusieurs voix. Cependant, celui-ci regroupe des textes répartis en trois catégories : les pissed, les pestes et les puissantes. Les auteur-ices ont pu, par des essais, des petites nouvelles ou des poèmes, explorer ces mots à leur manière.
Bien sûr, il fallait s’y attendre : il y a certains textes que j’ai beaucoup aimés et d’autres moins. Mais malgré ça, c’était une lecture intéressante puisqu’elle met de l’avant plusieurs émotions liées aux trois mots du titre : la colère, la frustration, la lassitude ressortent beaucoup. Surtout, c’est une lecture qui vient ouvrir la discussion sur plusieurs plans et c’est quelque chose que j’apprécie étant donné que je partage l’idée qu’on a un problème à accorder la place à d’autres au Québec.
Globalement, c’est une lecture que je vous invite à faire, rien que parce que c’est une super initiative que j’espère retrouver davantage dans le futur !
Un très bon recueil qui porte une diversité de voix racisées et qui arrive à intégrer une variété de thèmes et de styles littéraires tout en gardant une belle cohérence ! J'y ai découvert de nouvelles autrices et ça a été l'occasion de réfléchir aux luttes anti-racistes et aux façons dont je peux être une (meilleure) alliée en tant que blanche. Une lecture à la fois enrichissante et touchante que je recommande sans hésiter :)
Un livre rempli de vécu différents des miens; c'est un privilège de lire ces auteurices qui livrent leur expériences, vécus et ressentis.
Sur une note plus personnelle, j'ai beaucoup aimé les récits et les essais, mais je suis moins fan de poésie. En même temps, il y en avait pour tous les goûts dans ce recueil, donc tout le monde peut y trouver son compte. 😊
Wow. Tout comme FFF, un livre choc et nécessaire. Étant une femme blanche hétérosexuelle, je pense sincèrement qu'on a besoin d'entendre les voix des femmes racisées. J'ai appris beaucoup de choses que je ne savais pas. J'ai eu un aperçu de plusieurs éléments que je ne peux pas comprendre, mais qui doivent être mis en lumière. J'en veux plus! Merci pour cet excellent collectif.
3.5 J'ai de la difficulté avec les collectifs en général. Plusieurs histoires m'ont beaucoup plu. Je trouve que ce recueil est nécessaire à lire pour soit s'identifier ou pour mieux comprendre différents vécus du nôtre.
Un penchant plus inclusif à Folles frues fortes était plus que nécessaire, alors la génèse du projet en soi était déjà prometteuse. Comme c'est souvent le cas pour les collectifs, certains textes sont incroyables, d'autres m'ont moins rejoint.