Née en 1892, vendue à l'âge de huit ans, Kinu Yamaguchi fera l'apprentissage du dur métier de geisha. C'est un peu l'envers du décor qu'elle raconte : avant de porter le kimono de soie, il lui faudra vivre un apprentissage rigoureux, étudier tous les arts de divertissement et endurer pour cela privations, exercices physiques traumatisants, soumission aux coups sous les ordres de la "Mère" et des "grandes soeurs". Après son initiation sexuelle, elle s'enfuira, puis reviendra vivre dans le "quartier réservé" avant de devenir elle-même patronne d'une maison de geishas. Récit bouleversant, description édifiante de la vie de tous les jours dans l'intimité d'une okiya, avec ses cérémonies, ses coutumes, ses fêtes et ses jeux. On y entend des histoires de plaisirs, de chagrins, de courage aussi, qui éclairent sous un jour nouveau ce monde fermé sur lequel l'Occident ne cesse de s'illusionner.
This is the REAL memoir of what life was like as a Geisha during the Edo period without orientalist embellishments like the more recent book by American author Arthur Golden (Memoirs of a Geisha). Inoue's book is far more accurate and does not gloss over anything. Because I have read a lot of Edo period literature including this book, I detested Golden's fictionalized falsehoods and shunned the movie (it was produced by Spielberg so what else would one expect) because I would rather see truth through the eyes of someone who was there and interviewed women at the period rather than a glossed-over brushed-up Hollywood version. Inoue's account is unflinching and a good read - and as factual as it is heartbreaking. Why take Milli Vanilli when you can have Lou Reed? Or something like that.
Très intéressant, mais au final assez peu complet, vu que le livre est constitué des mémoires que d'une seule geisha, et l'auteur ne s'attarde pas tant sur les souvenirs de son sujet que sur le contexte historique ainsi que territorial de l'époque. Ainsi, nous avons des descriptions assez exhaustives de ce que fut le quartier de Higashi-Kuruwa de la ville de Kanazawa du début du XXème siècle jusqu'en 1950, et comment les geishas y vécurent, quelles étaient leurs mœurs et comment celles-ci ont évoluées. D'ailleurs, ce livre est classé parmi les oeuvres de fiction autant par goodreads que par la fnac : détrompez-vous ! Il s'agit bien de mémoires, et l'auteur n'a pas cherché à embellir des événements. Tout est décrit de façon assez froide, à la manière d'un manuel d'histoire.
Mais passe à la trappe l'aspect humain de notre héroïne, auquel on a finalement assez peu accès : comment a-t'elle vécu tous ces bouleversements, sa relation avec sa jeune sœur, geisha également, puis ses relations avec ses employés, etc. On n'apprend au final que très peu d'une personne qui aurait pu devenir inoubliable à cause de son particulier parcours.
Une lecture enrichissante, qui remet les pendules de mon cerveau occidental à l'heure, mais loin d'être passionnante, toujours pour mon cerveau occidental.
Je pense sincèrement que ce livre devrait être un classique de la littérature, quelque chose que l’on étudie.
Le témoignage est poignant, profond, et on peine à croire que tout ce qui est raconté est réel tant c’est inimaginable pour nous, citoyens du XXIe siècle. Pourtant, c’est bel et bien arrivé à Kinu, et on ne peut que lire ces lignes en dévorant chaque page.
Un livre absolument passionnant! Je m'attendais à une description plus traditionnelle et "officielle" de la vie d'une geisha, avec un accent sur les arts, mais j'ai été agréablement surprise.
En fait Kinu, la geisha qui a conté sa vie à l'auteure, donne énormément de détails sur la vie financière et sexuelle des femmes qui travaillent des les "quartiers réservés" de l'ère Meiji (fin du 19e) aux années 1960. Sans nécessairement se plaindre, elle raconte la vie difficile qu'elle a vécu en tant qu'enfant en formation, puis geisha. Elle n'épargne aucun détails: le plan de l'intérieur des maisons de geisha, le prix des enfants vendus et celui des transactions sexuelles à différentes époques (avec les pourcentages de profit), les trucs que les geisha se passent entre elles pour faire plus d'argent en "trichant" aux soirées, la façon de se procurer différentes pièces de kimono, les menstruations, etc.
Ce n'est pas un regard romantique sur la profession, quoi qu'il est imprégné d'un attachement certain à ce monde - le seul que Kinu connait. Il y a des passages ou elle parle très directement de violences sexuelles et physiques subies. J'ai trouvé intéressant que le livre se finisse sur un chapitre ou Kinu vit avec sa vieille servante, qui déteste les hommes et ne veut pas avoir à faire à eux, comme si l'auteure mettait en contraste une femme qui a vécu au service des hommes et une qui a tout fait pour les éviter...
Née en 1892, vendue à l'âge de huit ans, Kinu Yamaguchi fera l'apprentissage du dur métier de geisha. C'est l'envers du décor qu'elle raconte : avant de porter le kimono de soie, il lui faudra étudier tous les arts de divertissement et endurer pour cela privations et exercices physiques traumatisants. Histoires de plaisirs, de chagrins, de courage dans ce monde fermé sur lequel l'Occident ne cesse de s'illusionner.
Wow! J’ai tout simplement adoré cette incursion dans l’histoire et la réalité des geishas qui ont vécu au fil des 100 dernières années. Les contraintes, les émotions refoulées, la pression et les joies des geishas sont dépeintes avant tellement d’humanité et de rigueur… je n’ai pas voulu interrompre ma lecture tant cette dernière m’a absorbée.
À mi-chemin entre la biographie, le documentaire et le récit historique, j’ai trouvé l’histoire de Kinu très touchante. Sa résilience m’a particulièrement marquée. Je recommande définitivement ce livre à toute personne qui a envie de comprendre un peu mieux le mythique univers des geishas japonaises.
Le ton journalistique adopté dans ce livre ne m'a pas particulièrement plu. On y décrit pourtant la réalité et l'histoire des geishas depuis la fin du XIXe siècle. C'est tout sauf un conte de fée. Le côté émotionnel est relayé en seconde position. J'aurais aimé une écriture plus humaine et moins factuelle. C'est toutefois une lecture enrichissante qui m'a permis de découvrir un univers qui m'était méconnu.
"Mémoires d'une Geisha" est un livre écrit par Yuki Inoue et publié par les éditions "Philippe Picquier". J'ai été attiré par ce livre pour plusieurs raisons. Tout d'abord, l'histoire se déroule à Kanazawa, une ville que je suis susceptible de visiter prochainement. De plus, étant un grand fan des livres sur les geishas, j'ai été intrigué par ce récit, étant le troisième que j'ai lu sur l'apprentissage du métier de geisha, après "Geisha" d'Arthur Golden et "Ma vie de geisha" de Mineko Iwasaki.
Le livre suit la vie de Yamaguchi Kinu, née en 1892, depuis son enfance jusqu'à sa vie adulte, en passant par toutes les phases et péripéties qu’elle a connues : de sa vente par ses parents à une okiya (l'établissement où vivent les apprenties et les geishas) à la création de sa propre okiya, en passant par sa formation aux arts, au remboursement de sa dette envers sa "mère" par ses prestations et son mizu-age, et bien plus encore. Tout au long de ce récit captivant, l'autrice utilise des citations issues du témoignage de Yamaguchi Kinu pour donner aux lecteurs une impression d'authenticité et de légèreté, malgré les thématiques abordées.
Au niveau de ce que j’ai apprécié dans ce livre, "Mémoires d'une Geisha" est bien plus qu'un simple récit sur les geishas. Il s'agit également d'une chronique historique, sociale et culturelle du Japon, qui explore les fêtes, les traditions et l'occidentalisation du pays, ainsi que ses conséquences sur le métier de geisha qui a évolué au fil des ans. En explorant ces thèmes, l'autrice offre aux lecteurs une mine d'informations sur les mœurs de la société japonaise, son mode de vie et les implications de la guerre pour le peuple japonais.
En bref,"Mémoires d'une Geisha" est un récit captivant et intéressant, qui offre un aperçu unique de la condition de geisha, ainsi que de l'évolution du Japon de la fin du XIXe siècle à nos jours. Si vous êtes intéressé par l'histoire, la culture et les traditions japonaise, alors ce livre devrait vous plaire.
Prochain voyage au coeur du monde des saules et des fleurs : “Du côté des saules et des fleurs” de Kafu Nagai.
Livre intéressant et ambigu. Il y a plusieurs références a l'aspect incarceratoire du métier et à l'abus des petites filles dans cette société patriarcale. En même temps il y a une vraie nostalgie pour l'art du divertissement du début du siècle. Je ne pense pas que ce soit forcément l'avis de l'autrice, qui au contraire est plutôt effacée et se donne le devoir de journaliste ainsi que de donner une voix et de la dignité à ces femmes, à Kinu particulièrement. Pourtant, ça reste un livre difficile à lire quand on sent la maniere dont certaines femmes ont intégré ce mode de vie et le considère normal.
À la base je voulais lire le livre Geisha d’Arthur Golden, car j’avais vu l’adaptation en film et ça m’avait donné envie de lire le livre, sauf que je me suis trompée, j’ai acheté puis lu celui là et c’est au bout des 3/4 du livre que je me suis rendu compte que c’était pas le bon… Bref tout ça pour dire que c’était vraiment bien écrit, j’ai beaucoup aimé car on a un point de vu biographique de la vie d’une geisha, le tout agrémenté de quelque photos d’époque, ça m’a vraiment plongé dans le quotidien d’une geisha et permis d’en apprendre plus sur leurs mœurs.
Cette biographie d’une geisha ayant commencé à exercer son métier au début des années 1900 est très instructive niveau culture japonaise et évolution du rôle de geisha à travers les années. Toutefois, la qualité de l’écriture n’est pas au rendez-vous, ce qui diminue considérablement le plaisir de la lecture.
Bought this book mistaking it for Arthur Golden's work, but it is so full of precious information regarding not only geishas but also Japan in its entirety. These poor women..
Ce livre est très intéressant car il nous fait découvrir les quartiers des plaisirs du début du 20ème siècle. La vie des geishas mérite qu’on s’y intéresse de plus près. Un seul regret : il manque un glossaire regroupant tous les termes japonais.
The best account of the life of a geisha I have read. This book is beautifully written and translated. It describes with many details the life of geishas from Kanazawa through the life of Kinu Yamaguchi. There are many details about the city of Kanazawa but also the architecture of an okiya, Japanese food and traditions. It's is a delight to read and I am very surprised that it has only been translated in French and is not available in English.
Great book, should be more widely available, Kuruwa no onna in Japanese I think. Autobiography of a Kanazawa and not a Kyoto geisha, which is quite unique, and more detailed than many of the other accounts I have read.
C’est difficile de donner un avis sur un livre comme celui-ci, d’utilité publique, et qui démystifie le métier de geisha, aujourd’hui objet de curiosité et de fantasmes. Yuko Inoue raconte l’hypocrisie et la cruauté d’une société qui porte encore les marques de son histoire.