Traquée depuis le retour des talibans au pouvoir, Khatera est contrainte à la clandestinité avec sa famille. Célibataire, éduquée, féministe, consultante pour l'ancien gouvernement de son pays : cela suffit à faire d'elle une cible. Comment survivre, sans se soumettre, malgré les menaces, la peur? Continuer de se battre pour les femmes, abandonnées par les Occidentaux, quand on risque à chaque instant d'être dénoncée? Défendre cette liberté pour laquelle elle est prête à mourir? Un témoignage unique, rendu plus intense encore par le lien qui se noue au fil du récit entre une indomptable résistante afghane et une jeune journaliste française que rien ne prédestinait à s'impliquer dans cette guerre lointaine. Une grande et belle histoire d'amitié et de courage. Khatera Amine a vingt-huit ans. Elle est conseillère politique et militante pour les droits des femmes en Afghanistan. Maurine Bajac a vingt-sept ans. Elle est journaliste sur TF1/LCI.
J’ai eu la chance de gagner ce livre lors du Jeu de l’Avent des Editions Litos, accompagné d’une pochette en tissu et d’un morceau de Calcite bleue, Litos associant une pierre et sa couleur à un genre de littérature éditée. C’est peu commun et c’est une petite attention qui m’a touchée car une amie me parle souvent de la lithothérapie et de ses bienfaits.
Une pierre de sérénité n’a pas été de trop pour la lecture de ce livre au sujet révoltant mais impossible à imaginer par des français : la situation des femmes en Afghanistan sous la férule des talibans, de leur extrémisme et de leur haine !
Khatera est une intellectuelle, engagée pour la cause féministe, consultante de l’ancien gouvernement, éduquée et éprise d’indépendance ! Avec sa famille elle vit à Kaboul et assiste, la peur au ventre, à la reprise de la ville par les talibans le 15 août 2021. Tout comme ses parents, elle va figurer sur la liste des personnes à pourchasser et à abattre. Son seul lien vers la liberté : Twitter.
A Paris, Maurine, journaliste, cherche à approcher les personnes exfiltrées d’Afghanistan, sans succès. Khatera la contacte comme journaliste et une relation va se développer qui va mener à la rédaction de ce témoignage à deux voix.
Dès que possible et jour après jour, Khatera parle de sa peur et de ses envies, de son passé, de sa vie avant le retour des talibans, de son désir de partir pour raconter, se battre, témoigner. Elle raconte aussi leurs exactions, de la suspicion qui s’installe entre voisins, des menaces mais aussi des moments d’espoir !
Un récit très prenant et assez angoissant, même si l’issue personnelle est connue, avec ce que les hommes sont capables d’inventer pour réduire les femmes à un rang de génitrices décérébrées !
Khatera a une certaine “chance” car elle est éduquée, indépendante, avec des parents qui l’ont laissée vivre selon ses désirs et je n’ai pu m’empêcher de penser tout le long de ma lecture à toutes ces filles et femmes qui ne rencontreront jamais une femme comme elle pour semer en elles une graine de résistance et d’espoir. La résistance est à tous les niveaux, dans les cahiers et les crayons qu’elle cachait après le “cours de cuisine” qu’elle donnait dans le village où sa famille s’était réfugiée.
Lecture terminée avec plein de révolte pour ce que les femmes subissent à chaque instant et qui confine à l’horreur dans les pays en guerre ou sous dictature religieuse !
Echange de messages, d’appels et d’impressions entre deux femmes, l’une Afghane et l’autre Française, “Je vous écris de Kaboul” est à la fois le récit poignant de la chute de Kaboul en août 2021, de la condition des femmes afghanes sous le régime Taliban, et de la détermination de certaines à poursuivre leur combat pour la liberté, et l’histoire touchante d’une amitié naissante entre deux femmes du XXIème siècle, dont la soif de liberté et d’égalité dépasse les frontières. L’inventivité et le courage que déploie Khatera Amine pour faire naître la flamme de la liberté dans le coeur de ses concitoyennes - battues, vendues, réduites à être des ombres - justifient à eux seuls de lire ce livre. Plus de deux ans après le retour des Talibans, cette lecture s’impose aussi comme un (r)appel à ne pas oublier les femmes afghanes. L
J’ai beaucoup aimé entendre la voix de Khatera, connaître sa famille et ce qu’elle fait. J’ai trouvé les parties écrites par la journaliste française trop longues et faisant ombrage au témoignage de la jeune journaliste afghane. Les messages étaient confus au début du livres, la narratrice changeant constamment parfois au cours d’un même échange.
Révoltant… « Il n’est RIEN pour me dire qui je suis. Moi seule le sais. Je suis une femme, une sportive, éduquée, intelligente, combative. Vous ne m’aurez jamais. Jamais je ne vous laisserai m’arracher à mes idées »