Les " portraits " de concepteurs de villes, d'urbanistes, d'aménageurs, de rêveurs, déjà publiés dans la revue Urbanisme et regroupés ici, souhaitent raconter l'histoire de l'urbanisme occidental moderne. Du moins, offrir des jalons d'une histoire globale, c'est-à-dire mondiale, et critique des pratiques et des théories urbanistiques. Ces monographies sont délibérément écrites pour le grand public, elles sont faciles à lire et s'enchaînent aisément. Elles tiennent compte des travaux savants les plus récents et indiquent une bibliographie qui permettra à l'étudiant ou au chercheur de compléter son information. Elles contribuent à décrire cette pratique professionnelle grosso modo sur un siècle (1850-1950, de Haussmann à Aalto), et offrent une réflexion théorique sur ce " quelque chose " difficile à nommer, la ville ? l'urbain ? qui change rapidement, évolue de façon souvent imprévue, se transforme sans avertir, mue plus ou moins de manière autonome, au point de se fondre en un " urbain généralisé ". Une série d'essais stimulants pour quiconque s'intéresse à la ville et à ses métamorphoses.
Il s'agit de 26 « portraits » de concepteurs urbains, déjà publiés dans la revue « Urbanisme » et rassemblés ici par Thierry Paquot. Permets de découvrir des figures marquantes dans le domaine de l'aménagement des cités, des noms très connus comme Le Corbusier et d’autres pas. Par exemple, le géographe Élisée Reclus : « La ville est, pour l'Homme, comparable à la coquille, à la carapace que sécrète à l'intérieur le mollusque, à la fois abri et partie indissociable de lui-même. La ville est matière et esprit. Chacune ajoute à ses pierres ou à son béton une façon de vivre, de penser, d'espérer. Chacun fournit à ses habitants un faisceau d'impressions qui va nourrir leur imaginaire, donner forme à leurs projets. Les villes sont aimées comme des personnes. »