Les destins croisés de trois Occidentaux en Syrie : un diplomate courant après des documents compromettants, un mercenaire à la recherche d'une otage américaine, et un écrivain en quête de rédemption. Entre roman de guerre et quête littéraire, «Une Guerre sans» fin signe le retour à la fiction d'un grand reporter de guerre, lauréat du Grand Prix des Lectrices de ELLE et du prix Joseph- Kessel.
Écrivain-voyageur, romancier, longtemps grand reporter à Libération, Jean-Pierre Perrin a publié, entre autres, Jours de poussière (La Table ronde, Prix des lectrices de Elle 2003), La mort est ma servante (Fayard, 2013) et Menaces sur la mémoire de l’humanité (Hoëbeke, 2016).
Alors que je trouvais l'idée du roman originale, 3 histoires de 3 personnages distincts se rencontrant vers la fin du roman, je fut déçu par la réalisation. D'une part, je me sentais un peu perdu lorsqu'on navigue vers un autre personnage, par l'introduction de trop de variables et pas assez de rappel du contexte de chacun. D'autre part, les envolées philosophiques étaient compliquées et demeuraient obscures même après les avoir relues. En résumé, le goût de revenir au roman était absent et la fin fut comme un soulagement. Dommage...
Grâce à son expérience de journaliste de guerre, l'auteur réussit ses descriptions des scènes de guerre et j'aurais aimé qu'il prenne son temps et donne plus de détails lorsque l'action se situe au Proche-Orient. Grâce à ses talents d'écrivain, il dépeint parfaitement l'état d'esprit de ses personnages, leurs tourments et leurs espoirs. Cela aurait pu donner un excellent roman d'action mais la fin a été longue à venir, ce qui a cassé un peu le rythme du roman.