Avec ce roman, nous pénétrons de plain-pied dans le monde fascinant de Yoshiwara, le plus grand quartier des plaisirs de la ville d'Edo, aux règles complexes et raffinées, et aux secrets bien gardés. La grande Katsuragi, l'une des courtisanes les plus prisées de Yoshiwara, a disparu. L'un après l'autre, tenanciers de maisons closes, domestiques, amuseurs, geishas, entremetteuses, viennent répondre aux interrogatoires.Et chacun en profite pour se lancer dans des digressions cocasses, nostalgiques ou cyniques, qui donnent une image très vivante de ce qui fait son quotidien. À travers ces histoires drolatiques, tragiques ou émouvantes, à travers ces confessions truculentes, enthousiastes ou désabusées mais toujours pleines de verve, on voit revivre tout le petit peuple de Yoshiwara, avec ses lois, ses usages, ses rites, et ses savoureux mystères.
Ingenious and informative. The plot, such as it is, functions mostly to enable the author to paint a detailed and quite ferocious portrait of the life of prostitutes on all the rungs of the ladder, from the poorest girls to the most valued courtesans. What this book clearly shows is that no matter how beautiful and clever a girl was, the system was designed to keep her in debt to her bosses for ever, so that she could never buy back her freedom. Girls as young as 6 or 7 were often sold by their own parents so that they should have one less mouth to feed. First they worked as assistants to older girls, then started sex work depending on their looks and talents. The reader finds out how this highly codified system operates through interviews conducted by a nameless man who's come to Yoshiwara in order to understand exactly what happened to the celebrated courtesan Katsuragi. Initially suspicious of the stranger, everybody ends up unburdening themselves of their secrets to him, either because he flatters them, gets them drunk or simply gives them an opportunity to talk about themselves. In the end it turns out that Katsuragi entered Yoshiwara on a mission to avenge her family by killing a man who had wronged them. Being very averse to scandals, brothel owners had every incentive to cover up a murder, which enabled Katsuragi to escape prosecution.
Sous couvert d’une intrigue liée à une des plus grandes courtisanes de Yoshiwara, ce roman nous fait découvrir l’envers du décor des maisons closes de Edo au 17eme siècle. C’est ainsi qu’on découvre son organisation, ses hiérarchies, ses usages et coutumes, ses manœuvres, manipulations et autres conspirations.
Tout le long du livre on cherche à comprendre quel est ce scandale qui entoure Katsuragi et dont personne ne veut vraiment parler. Finalement on découvrira qu’elle s’est enfuie déguisée en client après avoir assassiné un client, alors que ce contrat venait d’être racheté. L’histoire d’une vengeance savamment planifiée pour venger son père et son frère.
Même si la construction est astucieuse, je n’ai pas aimé le style. Néanmoins ce livre est aussi un apport historique précieux sur cette cité aujourd’hui disparue.
Au début, j’étais un peu sceptique mais ce récit à plusieurs voix m’a finalement captivée, l’intrigue ne se dévoilant que dans les derniers chapitres! Une agréable plongée dans le Japon des courtisanes où les intrigues n’ont rien à envier à celles des cours européennes! Although suspicious at the beginning, this storyline with multiple voices did capture my attention. I have enjoyed reading about Edo and Yoshiwara.