Le pavé glacé, les buttes de poudrerie s’étirant en travers de la route 112, les forts vents latéraux. Quelque part en Montérégie, treize destins vont bientôt entrer en collision dans un spectaculaire carambolage. À partir de ce point de rencontre bien involontaire, le romancier retrace le parcours de chacun.
Dans ce deuxième roman, acclamé à sa parution, Jean-Simon DesRochers s’en donne à cœur joie dans son exploration du principe de la multitude. Le plaisir qu’il prend à inventer des personnages aussi déjantés que crédibles n’a d’égal que celui de ses lecteurs à se glisser dans leur peau.
Né à Montréal en 1976, Jean-Simon DesRochers favorise la création de projets littéraires à la fois complexes et accessibles. D'abord intéressé par la poésie (L'Obéissance impure, finaliste au prix Émile-Nelligan 2001; Parle seul, prix Émile-Nelligan 2003), il fonde la revue Dialogis en 2003. Dès lors, il publie un manifeste, divers essais ainsi que des nouvelles. À la fin du projet Dialogis, il se retire pour rédiger deux romans, dont La canicule des pauvres, paru en octobre 2009, aux éditions Les Herbes rouges. Il effectue présentement une recherche doctorale transdisciplinaire sur l'imagination cognitive et la création littéraire tout en poursuivant son oeuvre romanesque.
Un bon scénario pour une télésérie, peut-être. Le désir d'être porté à l'écran transperce l'écriture, et c'est agaçant pour une amoureuse de la littérature qui se suffit à elle-même. De plus, bien que la sexualité soit très présente dans le texte, on ne peut s'empêcher de penser que l'auteur n'a peut-être pas la maturité sexuelle nécessaire pour écriture ce type de texte. L'impression d'une écriture pleine de fantasmes, mais qui ne repose sur aucune expérience concrète.
J'hésite entre deux et trois étoiles. Parce que oui, j'ai pris plaisir à lire ce livre, pas plate du tout, mais j'aurais espéré quelque chose de nouveau de l'auteur.
Je me suis vraiment attachée à certains personnages, et je crois que la structure était mieux que celle de La canicule des pauvres, le « prétexte » de l'accident commun était moins cliché que celui d'un bloc appartement (même moi je l'ai déjà fait!), mais les historiettes étaient assez semblables. Je suis sûre que vous pouvez m'en nommer au moins trois sans avoir ouvert le livre : la prostituée (oui), l'homme qui trompe sa femme (oui), la mère monoparentale (bravo).
En même temps, c'est normal d'avoir ses patterns. Je suis qui pour parler.
4.5☆ Cet auteur a un talent incroyable pour installer plus d'une dizaine de personnages ayant plusieurs dimensions. J'ai adoré suivre leur avant-pendant et après carambolage.
J'ai beaucoup cet autre roman chorale de Desrochers. Cette fois-ci, la tôle froissée est la métaphore d'une autre forme de violence. On y retrouve 13 personnages encore issu de classes sociales variées. 1e partie, ils nous sont présentés, 2e partie, on vit avec eux ce carambolage sur la route 112 (description plus vraie que nature) et la 3e partie, l'après. Écriture simple et efficace. À noter la belle image du sablier à la toute dernière page.
Un roman chorale qui rassemble 13 personnages. J'aime ce style, ces courts chapitres qui vous font passer d'un personnage à l'autre, chaque chapitre vois rapprochant de leur rencontre fatidique. Dans ce cas un terrible accident de la route, terriblement bien décrit, ce fut vraiment un grand moment de stress et d'émotions que de lire la partie du livre sur l'accident. Dommage que certains personnages soient clichés et que beaucoup tourne autour du sexe dans leur vie...
J'avais adoré La canicule des pauvres; je n'ai pas été déçue par Le sablier des solitudes. DesRochers est excellent pour ce style de roman! Chaque personnage est super bien défini en quelques pages à peine. Ça se lit très bien.