« Un magnifique roman d’amour, d’apprentissage et de résilience. » Kirkus Reviews Le grand Nord canadien, ses étendues sauvages et hostiles. Deux jeunes femmes parties pour un long périple en canoë. Un accident. Le vide. La survie. Une bouleversante histoire d’amour et un hymne vibrant à la nature. Ellie et son père Kurt sont des spécialistes de canoë-kayak. Ellie a elle-même descendu la rivière Thelon avec ses camarades à l’âge de dix-sept ans. Ensemble, ils ont écrit ce roman en hommage à leur passion sportive et à la beauté de la nature. Ils vivent tous deux dans le Minnesota, aux Etats-Unis. Les Eaux sauvages est leur premier roman. Traduit de l'anglais (États-Unis) par Brigitte Hébert
J'ai du mal à trouver les mots pour décrire mon ressenti. C'était une lecture... Épuisante ! J'ai l'impression d'y avoir laissé toute mon énergie. J'ai adoré tout le côté "nature writing", les paysages et les rivières sont à couper le souffle. La relation entre les deux femmes est terriblement bouleversante et je me suis surprise à me projeter pour Lee, en me disant "et si tout ça n'était pas arrivé ?". Le récit alterne entre le présent du voyage des deux jeunes filles, et le passé de Lee qui raconte sa relation conflictuelle avec son père, qui lui a surtout appris à "fermer sa gueule". Des thèmes forts sont abordés, comme l'homosexualité, cachée ou vécue au grand jour. La relation que l'on noué avec nos parents et qui construit le cheminement vers notre vie d'adulte. Et puis, le fait que le livre ai été écrit à 4 mains, par un père et sa fille, rajoute une dimension particulière, comme une aura bienveillante. J'ai aimé, donc, je l'ai lu vite, comme si je ressentai l'urgence de Lee. Je vous le conseil vraiment !
Merci d'abord à NetGalleyFrance et les Editions du Seuil pour mon exemplaire digital grâce auquel j'ai pu lire le livre avant sa sortie.
L'histoire : l'héroïne et sa petite amie Holly partent faire un voyage en canoë dans le grand Nord canadien, un endroit isolé et sauvage. Tout se passe bien... jusqu'à un accident, auquel Holly ne survit pas. Sans moyen de prévenir quiconque, l'héroïne se retrouve à devoir ramer pendant des jours et des semaines pour pouvoir rejoindre la civilisation.
Ce que j'en ai pensé : C'est un premier roman qui me laisse une impression mi-figue, mi-raisin, bien que plus positive que negative. Ce roman est finalement une sorte de longue réflexion sur la solitude, le deuil et la résilience. Il nous laisse aussi tirer nos conclusions par nous-mêmes, ce que j'ai trouvé cool (le stéréotype du roman sur le deuil qui te dit "han la mort c'est ça et tu dois réagir comme ça et voilà la morale de cette histoire", c'est insupportable).
J'ai aimé passer du temps avec cette héroïne très sobre mais avec une riche vie intérieure, et le traitement très (parfois trop?) pudique des émotions. J'aimais aussi beaucoup la narration au rythme et à la structure proches d'un dialogue, qui évitait les lourdeurs, et la tension finalement très bien dosée pour un bouquin où, si on doit être honnêtes, il ne se passe pas grand-chose.
Mes reproches concernent surtout le ton, auquel j'ai peu accroché, et la traduction. Pour le ton, j'ai eu l'impression d'entendre un énième type qui écrit une héroïne feminine. Je sais, il y a deux auteurs dont une meuf, mais j'ai l'impression que Kurt a plus écrit qu'Ellie.
Pour la traduction... ca ne rendait pas terrible. Ca sentait vraiment le roman traduit, il y avait des tournures peu naturelles parce qu'abordées au mot-à-mot, et franchement c'est dommage de travailler comme ça parce que ça aurait pu être un meilleur bouquin sans ce défaut.
Bref, j'ai passé un bon moment l'un dans l'autre, et je vous le recommande!
Je remercie Babelio et les �ditions du Seuil pour m'avoir fait parvenir cet ouvrage dans le cadre d'une op�ration Masse Critique Privil�gi�e !Lee nous raconte comment Holly l'a entra�n�e dans un "cano� trip" sur la Thelon, dans le grand Nord canadien. Les deux jeunes filles que beaucoup oppose se retrouvent pourtant dans certaines �corchures, certains manques et une certaine vision de l'amour.Le duo m'a �videmment fait penser � Thelma et Louise, version 2020... � ceci pr�s que l'instigatrice du voyage en est finalement absente, suite � un accident... Lee doit terminer le trip sans l'aide d'Holly, qui devient au contraire un poids, au sens propre et figur�.C'est un roman d'aventure et d'amour entre deux jeunes femmes, relat� "� sens unique", � la premi�re personne, par Lee. C'est aussi une histoire de relation p�re-fille compliqu�e, avec Jake le Serpent, anarchiste qui �l�ve seul sa fille (Lee) en autosuffisance... Outre ses phases d'introspection, Lee est confront�e � la nature et sa sauvagerie au cours de ce douloureux p�riple. J'ai trouv� le style agr�able � lire, mais les descriptions, pourtant rapides, m'ont paru un peu longues... Les chapitres sont courts (voire tr�s courts), mais le rythme de la narration est plut�t lent. J'ai eu du mal � m'attacher aux personnages, pourtant charismatiques... Ce roman m'a beaucoup fait penser � Betty (https://www.babelio.com/livres/McDani...) de Tiffany McDaniel et Lucy in the sky (https://www.babelio.com/livres/Fromm-...) de Pete Fromm, par diff�rents aspects : si ces livres vous ont plu, Les eaux sauvages pourraient vous plaire aussi !� #Leseauxsauvages #NetGalleyFrance
Un avis mitigé sur ce roman, qui a de très jolis moments et une bonne idée de fond mais un sentiment de quelque chose d'inachevé, quelque chose qui a manqué à la lecture.
Très joli roman nature-writing qui plonge la narratrice dans une situation que personne ne devrait vivre, alternant récits du passé et aventure présente, au-delà de ce qui est humain. C'est souvent touchant, Lee est une jeune femme avec un passé très étrange, quelque peu malsain, qui découvre l'amour et surtout la force et la résilience dans l'épreuve.
Mais je pense que ce qui m'a manqué, c'est que l'intrigue me faisait énormément penser à Sukkwan Island de David Vann mais en moins glauque. Etonnamment, même si ce roman est d'une grande noirceur, ce côté absolu et haletant fait qu'il m'a marquée profondément, tandis que Les Eaux Sauvages essaye d'être noir et reste trop lumineux malgré tout. Quitte à choisir, je préfère Sukkwan Island qui ne prend pas de pincettes et se lance à fond dans le jeu de la folie. Une sorte d'entre-deux qui m'a déçue, même si ça reste un très beau voyage dans le grand Nord canadien et une jolie balade en canoë. Je le conseille donc à ceux qui aiment les thèmes suivants : drame, résilience, nature-writing, roman initiatique, premier amour, LGBT