Jump to ratings and reviews
Rate this book

The Women's War of 1929: Gender and Violence in Colonial Nigeria

Rate this book
In 1929, tens of thousands of south eastern Nigerian women rose up against British authority in what is known as the Women's War. This book brings togther, for the first time, the multiple perspectives of the war's colonized and colonial participants and examines its various actions within a single, gendered analytical frame.

292 pages, Hardcover

First published October 27, 2011

3 people are currently reading
46 people want to read

About the author

Marc Matera

3 books2 followers

Ratings & Reviews

What do you think?
Rate this book

Friends & Following

Create a free account to discover what your friends think of this book!

Community Reviews

5 stars
6 (28%)
4 stars
8 (38%)
3 stars
5 (23%)
2 stars
2 (9%)
1 star
0 (0%)
Displaying 1 - 3 of 3 reviews
Profile Image for Nicolas Lontel.
1,253 reviews92 followers
March 1, 2022
Une fantastique lecture remplie de réflexions historiques, sur le genre et la colonisation, témoignages, documents, revendications et recherches sur les événements ayant mené à la "guerre des femmes" de 1929 ou l'Ogu Umunwanyi (en igbo).

On réalise à la lecture de l'essai qu'en terme de "guerre des femmes", c'est définitivement une appellation qui est imposée et qui rejette le blâme et la violence sur les femmes: il y a un soulèvement des femmes, des manifestations, des occupations de lieux, etc., mais en terme de violence, ce sont les colonisateurs qui ont tués des dizaines et dizaines de femmes, ont infligé des punitions comme l'incarcération, les amendes et ont aussi procédés à brûler des habitations et des dizaines de villages entiers qui étaient soupçonnés de participer aux actions de protestation.

Ce serait très long de résumer un par un tous les événements et sujets qui sont traités dans l'essai, mais je soulignerais deux, trois choses qui ont particulièrement attirés mon attention.

L'essai prend le temps de lister les différentes demandes des femmes soumises aux administrateurs anglais (pp.116-118) et de les expliquer. Cela permet de souligner et explorer plus en profondeur la place des femmes dans la société igbo et de l'impact que la colonisation a sur l'imaginaire social. En plus de l'introduction de structures de pouvoir horizontal qui amène des hommes à diriger (et se faire corrompre) des territoires, l'introduction de nouveaux marchés amène la perte de pouvoir économique des femmes qui avaient la mainmise sur les marchés quand les hommes réalisent qu'ils peuvent investir ce secteur pour faire plus d'argent. On retrouve aussi des demandes concrètes et économiques qui concernent le prix des aliments ou encore ceux des travailleuses du sexe (ainsi que l'abolition complète des valeurs monétaires anglaises sur le territoire), des enjeux sur l'établissement des routes, sur la propreté, et, en filigrane, des questions environnementales et écologiques (mais on ne développe pas là-dessus).

On retrouve aussi de nombreux témoignages par les tribunaux d'enquête ou dans des journaux et mémoires des administrateurs anglais impliqués dans les fusillades contre les femmes et ceux qui ont pris certaines décisions menant au mouvement de contestation. Cela permet aux essayistes non seulement de montrer les différences de présupposés sur le genre entre les Anglais et les Igbos, mais aussi comment l'imaginaire coloniale informe (et déforme) la perception des femmes igbos et de leurs revendications. On montre comment des occupations de lieux et des manifestations de femmes (avec des bâtons de bois pour certaines) deviennent, à travers le racisme, des attaques menaçantes de femmes ivres, désordonnées grosses et vieilles pour justifier une réponse des Anglais soi-disant "cool", pensée, calme et ordonné qui est de tirer en masse dans la foule (et plus tard de brûler des villages).

J'ai apprécié l'ajout d'un dernier chapitre sur l'héritage de la guerre des femmes de 1929 par les communautés africaines et afro-américaines qui n'hésitent pas à désigner la réponse anglaise aux revendications comme du fascisme et à les rapprocher d'autres horreurs coloniales et esclavagistes.

Un ouvrage extrêmement pertinent, qui aborde une panoplie de sujet qui va du genre au racisme (tout en traitant aussi des deux ensemble) en passant par des questions économiques, sociales, sur la colonisation et les effets de celle-ci sur la dynamique et la destruction des rapports entre hommes et femmes igbos. Il y a de nombreuses réflexions sur les masculinités igbos qui se transforment avec l'arrivé d'une économie anglaise et qui cantonne et tente d'enfermer une fémininité dans une conception victorienne et à l'anti-thèse des valeurs et de l'imaginaire igbo. On aurait aimé terminer sur des notes un peu plus positive, mais l'essai illustre avec brio la résistance des femmes, des techniques et méthodes qu'elles ont employées (qui vont des occupations de lieux aux danses en passant par des humiliations publiques et des rassemblements massifs), tout ça en non-mixité, sans concession sur les demandes, face à la colonisation britannique et la corruption d'un nouveau système imposé aux Igbos.

À mon avis, un ouvrage qui devrait être incontournable sur l'histoire des femmes.
Profile Image for Leni.
122 reviews
June 21, 2025
Besonders deutlich wird der Konflikt zwischen der vorkolonialen Igbo-Komsologie und ‚westlichen‘ Vorstellungen während des Kolonialismus, ebenso wie die unterschiedlichen Interpretationen der Ereignisse.
4 reviews
December 8, 2025
Important and for too long ignored historical topic but unfortunately analyzed through a too narrow view of culturalism. Still interesting material that bears hints for further examination.
Displaying 1 - 3 of 3 reviews

Can't find what you're looking for?

Get help and learn more about the design.