Je découvre Jeff Balek (Blake ?? je viens de réaliser l’anagramme ! huhu !) avec cette série « transmédia » éditée par NumérikLivres et StudioC1C4. Elle inaugure une nouvelle collection de textes courts, intitulée 45 min. Des textes courts donc, et pour le coup un texte en épisodes (6 prévus je crois), lisibles en 45 min ou pas loin.
Le premier épisode est gratuit, et la suite est proposée à des prix imbattables que les autres éditeurs bouchés et bornés devraient prendre en exemple, crénom d’une clé à molette !
Bref, il ne m’en a pas fallu plus pour céder à la tentation de la découverte. Une petite pause échevelée pendant ma lecture de Drood de Dan Simmons, et quelle pause ! Ça démarre au quart de tour, n’oublions pas que le lecteur doit accrocher en peu de temps, 45 min hein ! et que le texte doit donc être percutant dès le début. Dès le premières lignes le ton est donné, un univers violent, tant physiquement que moralement, un style rapide, sec, haché, ancré dans le présent, on partage les étranges tribulations et questionnements du héros en temps réel, avec une constante impression d’immédiateté. Efficace, stylée, l’écriture de Balek nous immerge rapidement et totalement dans l’histoire, pas de fioritures ni de longueurs, les faits rien que les faits, et les interrogations de Blake sur son nouveau « lui ». Des indices épars nous promettent bien des révélations, un curieux personnage qui en sait long mais en dit peu se charge de faire l’éducation de Blake, qui se retrouve un peu comme un enfant face à tout ce qu’il ignore du surhomme qu’il est devenu malgré lui.
Beaucoup d’action, de violence, et beaucoup d’efficacité aussi. Bref, on a hâte de lire la suite, les deux premiers épisodes remplissant parfaitement leur rôle, car on en redemande !