Un manga au format un peu particulier, une histoire par page, chaque page étant constituée de yonkamas de 8 cases, avec soit un petit gag à la clé, soit une leçon de vie, une découverte, mais tout est à prendre avec légèreté.
Dans la Fin du Monde avec mon Shiba-Inu, on suit les aventures post-apo d’une lycéenne devenue la seule survivante de l’espèce humaine, dans un Japon ravagé où les animaux sont devenus la population vivante dominante. Du coup la jeune fille doit survivre mais on s’aperçoit très vite que ce n’est pas vraiment la survie qui l’inquiète, ni même le fait d’être seule puisqu’elle est accompagnée de Haru, son chien, un shiba-inu pour être exact, avec qui elle partage son quotidien entre exploration, réflexions profondes et aventures rocambolesques.
Je ne suis pas particulièrement fan des ouvrages dits “tranches de vie” car elles manquent d’une finalité, d’un enjeu qui pourrait me tenir en haleine, or c’est bien ce que je recherche dans une œuvre littéraire. Mais ici, Haru soulève des questions qui méritent réflexion comme la nature du bonheur, l’impermanence des choses, si la vie est meilleure avant ou après la disparition de l’Humanité… et un chien philosophe c’est pas si commun. En fin d’ouvrage la mangaka Yu Ishihara dévoile les messages qu’elle a voulu délivrer avec ce premier tome, des messages que je n’ai personnellement pas saisi en première lecture, mais qui permettent d’en faire une deuxième avec un autre regard.
De par son format, ce manga peut donc se picorer ici et là sans susciter l’ennui, mais ça n’est pas le type d'œuvre que l’on dévore d’une traite comme ça. Seul le dernier chapitre est au format classique, avec des dessins plus grands, une histoire courte axée sur la relation entre un chien et son maître. C’est frais, c’est marrant, la Fin du Monde avec un Shiba Inu parlant et philosophe, c’est tout de suite plus intéressant. à découvrir !