3.5*
C’est un très bon livre sur l’anorexie! Mais sans vouloir faire de mauvais jeu de mot… ça manquait un peu de viande à l’histoire. Gabrielle réalise rapidement que Frédérique est anorexique, tout les signes sont là. Cependant, malgré les discussions, rien ne change. J’aurais aimé plus de réflexions, d’introspections. Frédérique se sent seule et délaissée, mais son comportement entier change, bien au-delà du trouble alimentaire. Il manquait cette partie, je trouve, pour remplir les lignes de l’histoire.
Aussi, j’ai trouvé inutile les passages dans l’avion entre Vancouver et Montréal. Les réflexions de Gabrielle servaient à creer un « suspense » inexistant. L’histoire est de son point de vue, alors que Frédérique en est le personnage principal. On met ces scènes pour nous créer un doute sur l’état de Frédérique alors que tout est dit et prévisible dès le début. Je n’ai vraiment pas compris ce choix.
Dernier élément, malgré une belle plume et une poésie agréable, j’ai toujours du mal avec les romans québécois écrit à la française. Je sais que l’auteure vient de Toulouse, mais c’est le rôle de la maison d’édition de travailler ce genre de détail. Le roman parlait de kilos et je n’avais aucune idée de l’image à me faire en tête avant d’aller chercher un convertisseur sur google. C’est peut être un détail, mais ça m’a agacé.