En vingt-deux récits touchants et drôles, Lekhaim ! ! (À la vie !) nous fait découvrir une communauté fascinante et méconnue, celle des Juifs hassidiques de Montréal. Traduit de l'anglais par Pierre Anctil, anthropologue, spécialiste de la culture juive, le livre nous familiarise avec leurs coutumes, leurs fêtes, les événements des petits et des grands jours...
Malka Zipora est née en Israël de parents hongrois qui ont survécu à l’Holocauste. Elle a grandi en Afrique du Sud avant de s’installer à Montréal, dans l’arrondissement Outremont, où elle a élevé ses douze enfants. Elle a publié une centaine de nouvelles dans des revues juives orthodoxes ainsi qu’un livre pour enfants.
Ce livre a été publié en anglais sous le titre Rather Laugh Than Cry.
Well, this book isn't a memoir -- it is a compilation of many short humor pieces about this Hasidic mother's life, each with a theme. For instance one piece was about baking the Jewish Challah bread while the children give her no rest, or another is actually quite sweet about a daughter who decides she must have a pet fish.
The primary value I found in this book was its realness; it is authentic, it feels real, it is entirely convincing that this woman is indeed who she says she is - a Hasidic mother of a large family. But there's a price to the authenticity; Hasidic women's writing is generally unsophisticated, "cute", mostly about the children, but it does not dig beneath the surface. That is not to say she doesn't have talent, and sometimes she's quite funny. But true introspection and inner reflection is entirely absent. You get a lot of cute anecdotes of the family and some impassioned religious rhetoric, but you won't get to see inside a complex mind or heart. You get a woman whose biggest failures are the sweet messes in the house and the drama with the girls in school; who would not go beyond the skin deep to real questions of her developments as a writer, her curiosity, her relationship with her husband, her personal feelings and struggles. She says she as a Hasidic woman draws the curtain on her home; and indeed she does. She does not let you in, really in. Hasidic women are very apt at presenting their life in a certain way, and often they themselves will not care to look too deep inside. Whereas in the world of literature writing is an art of insight and introspection, for Hasidic women it is a creative vehicle for celebrating their families.
I think my Hasidic mother – who herself had more than twelve children – would like it. (If she would approve of it... This woman seems just a smidgen more modern than my Satmar Hasidic family because she writes in English (vs my family’s Yiddish), her son has advanced math homework at age 8 (Satmar boys don’t) and she has a computer for her writing ambitions.)
I doubt this book has any value to any outsiders interested in learning more about Hasidic life. But if you read this and found this to be valuable to your knowledge of Hasidic life (doubtfully), you may want to check out any Hasidic Judaica store for many similar books and magazines (ie Bina Magazine).
The spot for a really intelligent and brutally honest memoir of a Hasidic woman is yet to be nabbed by a lucky talented Hasidic woman. There is an opportunity here!
Naïve quote of the day “for us, Global warming is a blessing.” Oy vey! Ouch.
this is a collection of stories by an orthodox jewish woman raising over ten children. the fact that a woman raising that many kids finds the time to be creative, is amazing in itsself. some of the stories are very sweet, like the one about the red pants she passed on from child to child. i also liked the story about her lonliness as the last child goes off to school. she includes her own personal drawings in the book, and that adds to it's tenderness. the book is an inside view into a woman's life that is nothing at all like my own, but somehow her stories cross a bridge, a jewish bridge, and reach out to me.
Difficile de savoir quelle est la part de fiction dans ces anecdotes de la vie courante d'une mère hassidique de 12 enfants. Néanmoins ces récits nous permettent d'avoir un appercu sur une communauté très fermée sur le monde extérieur et d'envisager que l'on puisse éventuellement s'y épanouir comme semble nous le suggérer l'auteur.
"Jamais je n'aurais cru qu'un jour, j'écrirais un livre destiné à un public plus large. De fait, en quoi notre façon de penser pourrait-elle intéresser quiconque ne la partage pas?" (p. 12)
Ces chroniques, qui composent ce recueil, ont d'abord été publiées dans des revues orthodoxes juives. Elles n'étaient pas destinées à un public extérieur à cette communauté... et ça se sent, ceci dit, elles ne sont pas complêtement dénuées d'intérêt pour Monsieur et Madame Toutlemonde. Elles sont, par moments, touchantes, drôle, parfois même elles frôlent l'universel, arrivant à atteindre au delà des cultures et des différences.
L'auteur est, de toute évidence, une femme intelligente, sensible et d'une culture qui s'étend au-delà des confins de sa pratique religieuse. Elle garde de toute évidence un oeil ouvert sur le monde extérieur car elle parle parfois politique, elle parle par moment du monde entier à travers le quotidien d'une communauté qui pourtant est tournée vers l'intérieur, se fermant volontairement au monde extérieur (pas un jugement de ma part, une constatation et une citation puisque l'auteur elle-même le dit).
La communauté Hassidique je la connais, autant qu'un étranger peut la connaître, parce que je la côtoie tous les jours (Ben voilà, vous savez maintenant où j'habite!). En fait, je la connais probablement mieux que la majorité parce qu'il y a longtemps, J'ai eu l'occasion de travailler dans un congrès hassidique. Il a donc fallu qu'on m'explique bien des choses "internes" afin que je puisse donner le service correspondant à leurs attentes.
L'auteur dit qu' "en publiant ces textes, c'est comme si j'avais entrouvert les rideaux de ma maison"... J'avais envie d'aller voir plus avant dans le quotidien de ceux qui m'entourent, j'avais envie de voir ce que cache ces rideaux toujours fermés, ma curiosité n'est pas satisfaite, je n'ai rien appris que je ne savais pas et, ce côté humain je le connais déjà, comme dans toute les communautés, il y a des gens biens, des gens qui nous sont sympathiques d'emblée. Malheureusement, l'auteur n'en donne pas assez pour qu'on sente une identité différente de façon nette mais elle en donne tout de même trop pour qu'un lecteur "externe" puisse s'identifier. Dommage!
I do not think one should review this book as a work of a professional author; it is more of a memoir of domestic life by a person never trained to be a writer. A person whose full time job is to look after the house, raise children (12!), cook, clothe and care for them, could carve off time to develop her writing skills, and that by itself is praiseworthy.
I got interested in the book for there is not much literature on private lives of Hassidic community (the one good example I can think of is a cinematic adaptation of Disobedience by Naomi Alderman). The book is not, however, revolutionary or revelatory. I had a feeling an author deliberately tried to find topics that would appeal to the wider majority and universal emotions, as if confirming that deep down the Hassidic life is similar to that of others. I wish the author let us see more of religious aspect of life: how Shabbat is spent in these families, what are specificities of domestic life when it comes to keeping kosher and so on. There is little of that. What compensates for it, however partially, is Malka’s weaving her religious beliefs into the narrative. That is the only indication that the book is written by a religious writer.
I can see why modern (and especially modern secular) world might cringe at some of the passages – about a Women’s Communication Network that to me perpetuates a very wrong image of a woman in a society; I can see how the passage of it being so cold in Montreal that the author “would not mind global warming coming here”. It’s good to notice those things, and sift them, bearing in mind that the framework of values is very different. I enjoyed book for personal reasons, yet I’m ready to acknowledge it lies outside of general interest.
Difficile de noter ce recueil. Je pense que l’auteure a su choisir ses écrits pour rejoindre un auditoire non hassidique—surtout des parents en fait. Je le vois un peu comme une opération séduction, « voyez comment nous ne sommes pas si différent ».
Le recueil reste en surface, mais en même temps, c’est bien ce que l’auteure dit au tout début: elle nous offre de jeter un regard à l’intérieur de sa maison, comme si elle avait laissé les rideaux ouverts.
Ce recueil est un bon divertissement léger, drôle par moment. L’appréciation de chacun dépendra de ses attentes, je crois.
Her humous is contagious! It's authentic with a literary touch but you should not expect anything more. For its simplicity and realism it is worth reading it, especially if you know most what she is talking about.
J’attendais mieux. Je voulais mieux comprendre mes voisins du quartier. Ce n’était que des anecdotes de la petite vie. Comme effort de rapprocher des communautés qui ne vivent toujours pas en harmonie parfait, ce bouquin manque beaucoup de poids. Peut-être si jamais il y a un 2e tome!
J'ai adoré l'humour de ce petit recueil de chroniques. Ça nous donne un aperçu du quotidien des familles hassidiques que l'on côtoie dans certains quartiers de Montréal.
J'ai été ravie de découvrir qu'un membre de la communauté hassidique, une femme de surcroît, avait le droit d'écrire et de publier un livre! Il paraît que sa communauté lui a donné une permission spéciale à cause de son talent particulier. Les petites anecdotes qu'elle présente sont pleines d'humour, d'amour pour les enfants et d'amour pour la tradition dans ce qu'elle a de plus réconfortant. L'auteure démontre un enthousiasme réel et contagieux pour les choses simples du quotidien. Sa vie intime est par ailleurs complètement occultée. Rien vraiment sur les relations avec son mari ou sur les sacrifices particuliers des femmes dans son milieu. On peut soupçonner une forme d'auto-censure ou une autre. Dommage. Il aurait fallu cette dimension supplémentaire pour en faire un livre vraiment important.
This short, little book took me several days to finish. The stories weren't awful but they also never held my attention. It reminded of the proud mother who must show you every picture of her little darlings from a stack of hundreds. I did like the last portion of the book that included explanations and details of what it means to live as a Hasidic Jew.