Le 28 décembre 1895, au Grand Café de Paris, les frères Lumière font la première projection publique de vues animées. Le cinéma venait de naître. Six mois. plus tard, le samedi 27 juin 1896, Louis Minier et Louis Pupier, concessionnaires des frères Lumière, font une première projection en sol nord américain, à Montréal, au café-concert Palace du 78 rue St-Laurent. Les journalistes s’emparent de l’événement. À partir de 1897, les projectionnistes ambulants vont parcourir le Québec en long et en large, s’arrêtant dans toutes les villes d’au moins 2000 habitants…
Sympathique BD sur les tout débuts du cinéma au Québec, avant la naissance des salles et des studios, lorsque les projectionnistes ambulants sillonnaient la province de ville en ville pour y montrer leurs "vues".
N'étant pas calée en histoire du cinéma, c'est un morceau d'histoire que j'ignorais complètement : l'âge d'or aussi bref que bouillonnant d'un métier aujourd'hui presque oublié, la sédentarisation progressive du cinéma à mesure que les projectionnistes ambulants laissent place aux salles fixes, et l'arrivée des studios de production qui vont finir par étouffer financièrement les petits joueurs. Un point particulièrement intéressant (et assez spécifique au Québec) est de constater l'opposition de l'Église catholique à ces "vues", souvent présentées le dimanche...
L'intrigue et les personnages ne sont pas follement inventifs et j'ai parfois trouvé le découpage narratif hasardeux, mais les dessins et leurs couleurs sépia sont magnifiques.
3,5/5 🌟 J’ai bien aimé mais vers la fin les personnages vieillissent sans qu’on est la chronologie, on fait un sacré bon dans le temps sans explication ni conclusion d’une page à l’autre… ce qui est dommage. J’aurais bien aimé une petite biographie / frise chronologique en fin du livre, pour compléter. Sinon, ça se lit bien et c’était cool de découvrir cette époque et ces personnes que je ne connaissais pas du tout !
J'ai bien aimé cette bande dessinée. Non seulement le sujet m'intéressait beaucoup, mais j'ai bien aimé la thématique visuelle au courant du livre. L'histoire d'Arthur est bien présenté et les auteurs n'ont pas peur de nous montrer les bons et les mauvais cotés de cette personne.
Malheureusement, il ne semble rien y avoir sur wikipedia ou sur un autre site web sur cette personne qui a marqué les débuts du cinéma au Québec, mais j'aurais bien aimé en savoir plus suite à ma lecture. De plus, il doit bien y avoir quelque chose sur cette qui a découvert toutes les choses de son grand-père!
Finalement, un beau clin d'oeil à l'Outaouais. C'était la première fois que je voyais une BD en partie à Gatineau et c'était unique de voir des lieux de la région comme l'hôpital de Hull.
Belle lecture. J'ai appris sur la naissance du cinéma et la naissance du cinéma au Québec. Bon de penser qu'il y avait des esprits libres qui défiaient l'Eglise,ses règlements et sa volonté de contrôle. Tout un portrait de femmes également: l'insoumise qui doit se soumettre, la volage, la puritaine et le soutien indéfectible qui ne reçoit que bien peu de reconnaissance. Ce n'est pas particulièrement le genre de dessin que j'apprécie, mais les illustrations sont en adéquation avec l'époque.
Le sujet est bon et l’histoire est intéressante, mais tout aurait dû être retravaillé: le scénario, les dialogues, la mise en scène, les transitions, le dessin. C’est bien en deçà de ce à quoi La Pastèque nous a habitués.
Un très beau dessin. Et j’ai appris sur un volet de notre histoire qui m’était inconnu. Triste constat que la religion alors comme maintenant vise à limiter le plaisir. Serait-ce pour mieux contrôler ses fidèles.