"L'automne. J'y décelais une invitation inédite à remettre à l'heure les aiguilles de mon présent. Après l'hiver, plus rien ne serait jamais figé." Un étudiant sans véritables attaches, plus enclin à rêver sa vie qu'à la vivre, se prend la réalité de plein fouet quand sa tante lui révèle les circonstances précises du suicide de sa mère un matin de septembre gare de Lyon. Il avait six ans alors. Cette annonce l'expulse de son quotidien immobile et l'ébranle : mais que faire d'une vérité pareille ? Chercher à la comprendre en rencontrant quelques vieilles amies qui ont connu sa mère à l'époque ? Chercher à s'en éloigner en franchissant une frontière, celle de la boîte du Hangar, où les fantasmes de garçons s'assouvissent enfin loin et tard dans la nuit ? Tout est soudain possible ou nécessaire dans ce Paris qu'il traverse comme on traverse le passé. Il est peut-être temps de quitter les nuits imaginaires et d'avoir le courage de se jeter "pour la beauté du geste, la tête la première dans le grand bain".
Je mets 3 étoiles pour le style, ah c'est bien écrit ça oui, mais c'est parisien, c'est auto centré(enfin peut etre ? Surement ? Pas présenté comme tel mais peu de doutes), c'est encore une bribe de vie un peu random.
Purée mais où sont les fictions d'aventure qui t'emmènent ??
Ce n'est pas parce qu'on écrit bien ou qu'on a un bon vocabulaire qu'on sait écrire une histoire. La nuit imaginaire est un peu le mélange de deux types de romans blancs français qu'on voit très (trop) souvent ; le roman parisien et celui des jeunes hommes homosexuels auto-destructeurs et en colère.
Il n'y a pas réellement d'histoire, outre celle de combien d'alcool et de mecs peut se taper le protagoniste. Il y a quelques fils directeurs avec l'amie à qui il ment, sa mère suicidée et son petit ami (?) étranger, mais ça fait plus l'effet de vignettes qu'on a collé ensemble pour faire quelque chose qui tienne maladroitement, surtout parce qu'elles sont vendues dans un même livre par l'éditeur. Les envolées lyriques finissent par devenir absurde, l'emploi des mots lourds et les phrases interminables démontrent à quel point Lindenberg aime écrire, mais est-ce qu'il le fait réellement pour un public.
J'avais aimé Un jour ce sera vide, le premier roman d'Hugo Linderberg, et j'étais assez impatient de découvrir celui-ci, d'autant que je l'avais entendu en parler dans un podcast et que cela n'avait fait que renforcer mon envie de relire cet auteur.
Malheureusement, si la plume est toujours aussi jolie, le récit m'a semblé confus et surtout, assez inintéressant. J'ai eu de mal à m'attacher au narrateur, à ses amis et à l'histoire avec sa mère. Je comprends que le sujet puisse toucher personnellement l'auteur, mais je suis passé à côté de l'histoire.
Je retiens tout de même cette phrase qui m’a beaucoup touché :
J’avais beaucoup aimé son premier roman « un jour ce sera vide », j’ai été déçue de son deuxième.
On ne peut retirer à l’auteur sa jolie plume mais malheureusement la narration est bancale, on s’ennuie, on ne rentre pas dans le roman ni dans les personnages. Le sujet est intéressant mais il n’y aucune profondeur, une succession d’événements qui ne donnent pas de sens au récit.
J'ai assisté à une rencontre avec l'auteur en librairie avant d'avoir lu le livre, que j'avais choisi d'acheter en partie pour faire cette petite sortie, donc sans trop savoir dans quoi je me lançais. J'avais bien aimé la discussion à cette occasion, et les thèmes qui y avaient été évoqués : la psychanalyse, les romanciers gays du passé, les conditions de l'écriture, la pudeur. De fait, ce roman a été une bonne surprise, je craignais un peu cette ambiance interlope de backrooms qu'annonçait la couverture. Le roman ne s'y résume pas et traverse l'année de crise existentielle du mystérieux personnage principal pour arriver à une conclusion en forme de dépassement du statut quo végétatif de la crise en elle-même. Ni l'intrigue, présente par intermittence, ni le milieu représenté, ni l'aspect épisodique du roman ne m'ont dérangés, la lecture à été très agréable.
Ce livre n'a pas de début ni de fin, on dirait que sa popularité due à son premier livre lui a fait pousser des ailes. Mais malheureusement, même si son premier roman a reçu un prix cela ne veut pas dire que son deuxième tome vaut le coup. Le texte est brouillon, le côté psychologique qui est mis en avant par le résumé reste à voir et le côté dépravé du personnage le rend littéralement minable en plus de créer un texte dénué de sens. Par ailleurs, même si le scénario est très mauvais on ne peut pas nier les qualités d'écriture de ce monsieur même si bien écrire ne fait pas tout même en contemporain....
Pas mal écrit, mais roman écrit par un auteur qui semble avoir beaucoup d’admiration pour son talent et se regarde écrire. Meilleure chance la prochaine fois!
Pas de grand intérêt hormis l’écriture. Il n’y a pas vraiment d’histoire, le tout est monotone. Ça se lit mais on en ressort pas grand chose malheureusement.
Après Un jour ce sera vide, je me suis lancée dans ce second roman de l'auteur avec une hâte certaine. Hâte aussitôt freinée par mon non-engouement pour le roman. J'ai malheureusement été déçue par le rythme que j'ai trouvé haché, répétitif. Ma lecture fut laborieuse. Malgré tout, un élément m'a happée du début à la fin: la plume de l'auteur est sublime, tellement singulière. Je l'ai lu pour la beauté de l'écriture et les tournures de phrases poétiques. C'était simplement beau, à contrario de l'histoire qui ne m'a pas enchantée. Pourtant, tous les ingrédients étaient là: un jeune parisien en débauche obsédé par la mort de sa mère, qui boit trop, sèche la fac, s'octroie des escapades nocturnes bien souvent érotiques... En bref, je dirais que ce ne fut pas une lecture inoubliable mais la plume vaut mille fois le détour. C'est poétique, sublime, touchant.