Ce roman, je ne l'ai pas lu d'une traite, comme j'ai l'habitude de le faire. Non, celui ci , je me suis pris le temps de lire lentement, pas tous les jours, mais selon les humeurs et le temps extérieur.
Oui, car la météo y a joué un tour. J'ai débuté cette lecture, avec en tête de lire chaque mois, le chapitre qui lui était consacré. J'ai plutôt bien tenu les 1ers mois, mais avec le printemps et une activité recrudescence, j'ai laissé de côté de roman.
Mais, en y revenant de temps en temps, pour lire un chapitre, ou juste quelques lignes. Avec l'automne venant et le temps moins lumineux, j'ai de nouveau ressenti plus intensément son appel. Car, ne le cachons pas, ce roman est contemplatif et rend hommage à la faune et à la flore. Les saisons se déroulent et on observe l'impact du temps, de l'homme, sur cette nature. J'ai été comme dans la peau d'une ornithologue, à observer le vol et les habitudes des oiseaux. J'ai été botaniste en découvrant la manière dont la flore évolue en fonction de contraintes climatiques ou humaines. J'ai observé, j'ai senti. C'est beau, c'est lent, ça peut ennuyer surtout si on a l'habitude d'histoires trépidantes. Mais, ça a été, pour moi, à chaque fois, un temps plus calme, plus lent, plus nécessaire pour contrebalancer le stress du quotidien. Un peu comme une bulle hors du temps, un espace dans lequel on s'autorise (enfin) à s'accorder du temps et à s'approcher de la nature.
Le seul bémol, c'est que les 40 dernières pages ont été plus laborieuses à lire. J'ai apprécié la critique de l'impact du tourisme sur les espaces sauvages et naturels, mais cette liste des territoires perdus ou encore existants, a quelque peu étouffé mon intérêt. A lire cependant si vous est fan du nature writing.