La poésie de Stéphanie Vovor est sociale et politique, elle est ancrée dans notre époque. Elle dépeint la jeunesse des classes moyennes et des périphéries. - " On écrit avec ses entrailles pas avec un stylo " Stéphanie Vovor donne corps à la génération Z , celle d'internet, de la téléréalité, celle qui croule sous l'information, la précarité et les rêves avortés.
- Prenant appui sur Jennifer, une jeune standardiste d'une vingtaine d'années , elle donne la parole à ses sœurs : " Les filles dont le trait d'eye-liner est mieux tracé que l'avenir, celles qui sont déjà ratées avant d'avoir mis un pied en grande section de maternelle. "
- À travers ce récit poétique, politique et social, Stéphanie Vovor dépeint la jeunesse des classes moyennes et des périphéries . Celle qui face aux désillusions espère obtenir un CDI, celle qui s'évade en regardant Les Marseillais, celle accro aux nouveaux diktats de la chirurgie esthé- tique, celle qui espère être entendue.
" Est-ce que tu sais où vont les mots qui n'ont jamais été prononcés ? Ceux qu'on censure au stade de l'impulsion, qui jamais ne franchissent la gorge, perdus dans les limbes d'une pensée fugace ? "
Basculement dans la vie adulte d'une femme d'aujourd'hui, où l'art de la punchline se mêle aux mots qui chantent, dénoncent, et invitent à la sororité. C'est le portrait d'une génération où tout est énergie pour contrer le tic-tac de la vie.
J'ai bien aimé mais je n'ai pas été aussi transportée que certain•e•s l'avaient vendu Je suivrai l'autrice et ses prochaines publications : j'aime la forme, j'aime les idées, j'aime le fond, c'est beau et bien écrit
J’ai pas aimé que ça rime pas, j’ai pas aimé tous les néologismes, j’ai pas aimé l’argo (qui selon moi ne correspond pas à la réalité) et y a trop d’anaphores.
J’ai aimé la cohérence des thèmes entres les poèmes, j’ai aimé la narration.
Difficile de rentrer dans ce livre, impression à la fois que c’est trop mais que le trop fait partie du style. Les écrits sont en tout cas engagés, témoignent d’une prise de position assumée par l’auteure. Au fur et à mesure de la lecture, nous rentrons dans le récit fragmenté de ces âmes errantes et marginalisées et nous venons à en ressentir leurs émotions, à vivre leur vie et leurs frénésies. Pour moi, cela reste néanmoins une écriture fragmentaire poétique plutôt que de la poésie en elle-même. Mais la démarche est originale et s’ancre profondément dans notre époque – et pour cela, et pour cette écriture, parfois même provocante, qui résonne au-delà des pages du livre, ce recueil mérite toute sa place dans notre esprit.