Alex, Elena et Valencia, trois étudiants en première année de licence d’arts du spectacle, dénomination faussement inclusive signifiant en réalité juste « théâtre », montent un collectif. Mais, dépités par l’accueil lamentable de leur première création, ils décident de changer de programme, et de faire la révolution.
À Gaillon, dans l’Eure, ils croisent la route des Ravitailleurs, un autre collectif de théâtre révolutionnaire… plus virulent.
Or, la France est trop petite pour deux collectifs de théâtre révolutionnaires.
À la fin du texte allemand, j'ai inséré une traduction en français.
Ich nehme mir jedes Jahr für die große Rentrée Litteraire vor, wenigstens zwei, drei der Bücher zu lesen, die auf den Auswahllisten der großen Preise stehen. Für Jeudi habe ich mich aus drei Gründen entschieden: Es steht nur auf einer Liste, ist also totaler Außenseiter, wegen des Covers, das mir in seiner Sorte Cute Godard Vibes gut gefällt, und wegen der Beschreibung des Verlags, der mich eine leicht politisierende, leicht satirische Komödie über junge linke Kreative erwarten hat lassen. Das stimmt auch, aber gleichzeitig auch wieder nicht: Jeudi fängt fröhlich verstrahlt an, und entwickelt sich dann ziemlich rasant, auch formal, zu einem absolut wilden und gewalttätigen Ritt durch das Elend der französischen Gegenwart. Und am Ende ist wortwörtlich alles abgebrannt. Mir hat das wirklich gut gefallen, gerade weil Jeudi nicht durcherzählt wird, sondern eine Art Collage-Roman ist, in dem verschiedene Erzählstimmen, vor allem aber auch unterschiedliche literarische Formen (Ich-Erzählung, politisches Manifest, Zeitungsseite, Werbezettel, Theaterstück) aufeinanderfolgen bis aufeinander krachen. Gegenüber den Leserinnen ist deswegen die Ankündigung des Verlags etwas unfair, gerade in Bezug auf die ungewöhnliche Form. Wenn man sowas nicht erwartet, kann einen das sehr schnell rauswerfen oder man findet das irgendwie prätentiös. (Was es auch immer sein kann, aber hier tatsächlich nicht ist.) Mir hat Jeudi wirklich gut gefallen, ich denke aber immer noch, das wird keinen Preis gewinnen, und vermutlich auch nicht ins Deutsche übersetzt werden, was schade ist.
Chaque année, pour la grande Rentrée Littéraire, je m'engage à lire au moins deux ou trois des livres qui figurent sur les listes de sélection des grands prix. J'ai choisi Jeudi pour trois raisons : Il ne figure que sur une seule liste, il est donc totalement outsider, à cause de la couverture, qui me plaît beaucoup dans sa variété Cute Godard Vibes, et à cause de la description de la maison d'édition, qui m'a fait attendre une comédie légèrement politisée et légèrement satirique sur les jeunes créatifs de gauche. C'est vrai, mais en même temps pas du tout : Jeudi commence joyeusement irradié, puis se transforme assez rapidement, y compris sur le plan formel, en une chevauchée absolument sauvage et violente à travers la misère du présent français. Et à la fin, tout a littéralement brûlé. Cela m'a vraiment plu, justement parce que Jeudi n'est pas raconté d'un bout à l'autre, mais est une sorte de roman-collage dans lequel différentes voix narratives, mais surtout différentes formes littéraires (récit à la première personne, manifeste politique, page de journal, tract publicitaire, pièce de théâtre) se succèdent jusqu'à s'entrechoquer. C'est pourquoi l'annonce de la maison d'édition est un peu injuste vis-à-vis des lectrices, notamment en ce qui concerne la forme inhabituelle. Si l'on ne s'attend pas à quelque chose de ce genre, on peut très vite être mis à la porte ou trouver cela un peu prétentieux. (Ce qui peut toujours être le cas, mais qui ne l'est vraiment pas ici). J'ai beaucoup aimé Jeudi, mais je pense toujours qu'il n'y aura pas de prix, c'est dommage.
juste incroyable, le juste équilibre entre un côté décalé plutôt drôle et la dimension touchante de cette rage politique qui nous consume quand on est jeunes et de son chaos et de son désordre, un ton moqueur qui se moque "avec" plutôt que "de" et personnellement un style littéraire que j'apprécie beaucoup dans son côté percutant sans non plus perdre en richesse 👍 enfin bref un des meilleurs livres sortis cette année que j'ai lus
Dans Jeudi, Eden Levin nous propose d'entrer dans la t�te d'un membre d'un collectif th��tro-r�volutionnaire se r�unissant tous les jeudis. Alex nous confie les raisons de son entr�e dans ce collectif et ce qui le pousse � y rester malgr� les difficult�s et agressions subies. En effet, Alex n'est pas le plus impliqu� par l'entreprise, il semble plus motiv� par l'�nigmatique Elena...Je remercie #NetGalleyFrance et les �ditions Noir sur Blanc, Notabilia pour la r�ception de #Jeudi en service de presse, que je n'ai malheureusement pas r�ussi � terminer... Il m'arrive tr�s rarement d'abandonner un livre de moins de 400 pages sans passer la centi�me page... Dans le cas de si court roman, je tente toujours de m'accrocher, me disant que cela ne repr�sente que "quelques" heures de lecture. Dans le cas de Jeudi, j'ai beaucoup h�sit� � remettre cette lecture � plus tard car plusieurs points forts m'incitait � pers�v�rer... Les th�mes tout d'abord : ayant pratiqu� le th��tre durant 8 ans, j'�tais ravie de me replonger dans cet univers, d'autant que la d�rive r�volutionnaire du collectif attisait ma curiosit�. Le style ensuite : original, percutant, introspectif � port�e sociale... bref, tout pour me plaire !Et pourtant, j'ai l�chement abandonn� au quart du livre... J'y ai trouv� trop de longueurs, je n'arrivai pas � avoir envie de savoir qu'il allait advenir d'Alex et Elena (les autres personnages n'ayant pas suscit� mon int�r�t), et je me suis perdue dans les digressions qui s'�parpillent et dans les redondances souvent lancinantes (m�me si parfois stylis�es et litt�raires). J'ai mal compris les tenants et aboutissants de l'histoire initiale puis j'ai �t� d��ue par les "sc�nes d'action" entrecoup�es de consid�rations soci�tales : c'est � ce moment-l� que j'ai d�cid� de ne plus ouvrir l'ouvrage pour quelques temps... et je ne l'ai pas repris... Peut-�tre y reviendrai-je dans quelques mois ou ann�es ? A suivre...#Jeudi #NetGalleyFrance
Alex, Elena et Valencia, trois étudiants en première année de licence d’arts du spectacle, dénomination faussement inclusive signifiant en réalité juste « théâtre » , montent un collectif. Mais, dépités par l’accueil lamentable de leur première création, ils décident de changer de programme, et de faire la révolution. A Gaillon, dans l’Eure, ils croisent la route des Ravitailleurs, un autre collectif de théâtre révolutionnaire… plus virulent. Or, la France est trop petite pour deux collectifs de théâtre révolutionnaires.
La présentation de ce roman était alléchante.
J’ai commencé ma lecture en aimant le style sobre et factuel (pour une fois).
Mais, après le premier coup de feu, j’ai trouvé que le récit s’enlisait, comme si l’auteur ne savait plus quoi faire de ses personnages que la situation dépasse.
Ce patinement sur des pages et des pages, les hésitations des personnages ont fini par me lasser.
J’ai acheté ce livre dans un moment de frustration avec la littérature Française. Depuis longtemps je peine à trouver une écriture naturelle, moins scolaire, qui reflète une vraie voix d’une vraie personne et non ce Français trop sage ou alambiqué que je trouve dans beaucoup de romans. Jeudi a totalement répondu à cette recherche, avec sa voix de narration décalée, pleine d’énergie et surtout RÉELLE. Les scènes d’intrigue et d’action captivantes sont accompagnées par des cris de cœur qui dénoncent les travers de la société d’une manière parfois cynique, parfois émouvante. Bref, ce livre est explosif et original, et m’a fait passer un très bon moment. J’enlève une étoile simplement car le dénouement m’a laissée perplexe, mais je suis prête à ce qu’on m’explique !
C'est un livre particulier. Avec cynisme il décrit l'aventure de 3 étudiants en arts du spectacle qui souhaitent créer un collectif révolutionnaire. Problème : il en existe déjà un dans la ville. Les protagonistes se voient alors embarqués dans une situation rocambolesque, sans queue ni tête. La narration est aussi particulière, mais pour autant assez bien construite. On comprend bien le message que veut faire passer l'auteur. Mais l'histoire en elle même en devient presque ridicule, les personnages ne sont pas attachants et on se demande si ils n'ont pas une coquille vide à place du cerveau (peut-être cela faisait-il partie de ce que l'auteur voulait dénoncer)...
peu convaincue au départ, puis les passages plus délirants comme celui de l'hôpital ou des yeezy slides m'ont vraiment conquise, le récit et l'écriture prennent leur envol, ça devient vraiment très bon