Avant cette sortie de classe, Keren et Nathan ne se connaissaient pas vraiment. Séparés de leur groupe, ils se retrouvent seuls dans le métro. Perdus puis traqués, ils s'enfoncent dans les profondeurs de Paris, au cœur d'un monde qu'ils n'auraient jamais dû découvrir... Un roman pour ceux qui veulent savoir ce qu'il y a sous leurs pieds.
Né en 1973 en région parisienne, Eric Senabre est journaliste depuis plus de dix ans. Lorsqu’il n’écrit pas, il joue du rock, se passionne pour les arts martiaux, dévore les films de série B et aime surtout la littérature fantastique du XIXème siècle. Dans sa bibliothèque, on peut trouver de grands romans d’aventure écrits par Roberts Louis Stevenson ou Sir Atrhur Conan Doyle, mais en cherchant bien, on trouvera aussi des Comics des X-Men et des Mickey Parade. Car ce qu’il apprécie par-dessus tout, ce sont les histoires pleines d’imagination, les mystères à résoudre, et ce que l’on peut découvrir derrière la surface des choses connues.
Je vous préviens, mon avis va être un peu long et contient quelques spoilers (qui, hors contexte, n’auront aucun sens).
Sublutetia est un roman jeunesse fantastique (et je dis ça du haut de mes 21 ans). Le roman nous tiens en haleine du début à la fin. Il se passe énormément de choses, entre les souterrains labyrinthiques, les orang-outans (dont l’origine est sommes toutes plausible et historiquement justifiable, bien qu’un petit peu tiré par les cheveux), les batailles, les découvertes, autant de passages qui ne nous permettent pas de lâcher ce roman.
Les lieux sont incroyablement bien décrits, les images utopiques. La ville de Sublutetia est une ville-reflet de Paris, où vivent marginaux et exclus du monde de la surface (Paris). C’est à la fois un doublon dystopique, totalitaire et parfois désorganisé, menacé par les orang-outans, et utopique, sans règles, sans factures, sans obligations, où les repas ne sont plus une corvée et où personne n’a réellement besoin de travailler pour vivre.
Ce qui me marque aussi, c’est l’opposition hommes-orang-outans. Bien qu’insignifiant de premier abord, la présence de cette espèce animale en particulier n’a rien d’anodin : c’est le reflet de la société humaine elle-même. Un clan primitif mais qui a su développer une forme de langage (avec la langue des signes) et qui tente malgré tout de comprendre les hommes et d’apprendre d’eux. En face d’eux, des hommes aux technologies avancées qui sont terrorisés face aux singes et qui finissent pas risquer de s’entretuer. Je ne pense vraiment pas que cette opposition soit anodine.
Quant à nos deux protagonistes, ils sont attachants, chacun à leur manière. Nathan, grand connaisseur de métro qui fait face depuis des années à la disparition d’un parent, et Keren, petite et frêle mais courageuse et loyale. Leur duo est très équilibré.
Il y a également la notion de la « menace urbaine ». En effet, la construction d’un seul bâtiment condamne ici une ville toute entière. Mais la réalité est que la construction d’un seul bâtiment détruit tout un écosystème invisible à nos yeux.
Je pourrais analyser ce roman pendant des heures, mais je détaillerais ça mieux plus tard. En tout cas, que ce soit pour vos enfants ou pour vous tout simplement, foncez ! C’est un roman jeunesse extraordinaire.
Un vrai grand roman d'aventures (à partir de 11 ans). Course-poursuite effrénée sous le métro parisien, enlèvements, disparitions mystérieuses et orang-outans, il se passe beaucoup de choses! L'histoire est super originale, l'ambiance à la Jules Verne est rafraîchissante, bref, c'est une réussite!
Un plutôt bon roman jeunesse, mais je suis gênée par l'absence de personnage féminin (un seul personnage secondaire contre une galerie de personnages secondaires masculins) - en dehors de Keren. Quant à Keren, je suis gênée par son rôle tantôt maternant vis-à-vis de Nathan, tantôt de "fille" qui pleure, a envie de s'évanouir, etc. Heureusement, qu'on nous en montre autre chose à la fin !
Sublutetia nous fait découvrir un monde caché sous le métro parisien. C'est un roman plein de péripéties et de surprises, mené plutôt adroitement. Pas un coup de cœur mais une lecture plaisante quand même.