Finaliste - Prix littéraire des collégiens 2013Près de vingt ans après le touchant Un après-midi de septembre, où il évoquait la disparition de sa mère, Gilles Archambault renoue avec le genre autobiographique pour nous tracer une bouleversante chronique de la mort de sa compagne.Ce bref récit, journal du temps qui passe où s’invitent les souvenirs, raconte avec justesse le couple, la solitude, la vie et la mort. De son écriture intimiste, Gilles Archambault dévoile ces instants et ces émotions et révèle l’essence même de la vie, de l’amour, à travers le quotidien le plus attentivement traduit.« Je me sens amputé. J’ai perdu le seul être au monde avec qui je pouvais converser même dans le silence. Voilà pourquoi je sens le besoin de ne pas me taire. »
Né à Montréal en 1933, Gilles Archambault fête en 2008 ses quarante-cinq ans d’écriture. Réalisateur mais aussi animateur d’émissions sur le jazz et la littérature, il a travaillé à Radio-Canada de 1963 à 1992. Son émission «Jazz soliloque» fait aujourd’hui figure de référence dans le domaine. Chroniqueur à l’émission de Joël Le Bigot (CBF Bonjour), il poursuit maintenant une carrière de journaliste pigiste et d’écrivain. Il a aussi collaboré à différentes émissions de télévision ainsi qu’à deux longs métrages, dont l’un était l’adaptation de son roman La Fleur aux dents. Il a créé avec Jacques Brault et François Ricard les Éditions du Sentier qui ont existé de 1978 à 1986.
En 1981, il a reçu le plus grand prix littéraire du Québec, le prix Athanase-David, pour l’ensemble de son œuvre, et en 1986, le Prix du Gouverneur général du Canada pour son recueil de nouvelles L'Obsédante Obèse et autres agressions.
Ce récit, sous la forme d’un journal, nous entraîne dans les pensées intimes de l’auteur à la suite du décès de sa femme atteinte du cancer. Comment survit-on à la perte de sa douce moitié? Sentiment de vide dans le quotidien. Regrets. Souvenirs qui refont surface. Solitude, manque, tristesse, on ne peut que souffrir avec l’auteur.
Le couple, la vieillesse, la maladie et le deuil sont les thèmes principaux.
Avril 2024. Même si de son propre aveu l’auteur dit ne pas écrire ce récit pour soulager sa peine, je le ressentais comme ça. C’était doux. Par contre, étrangement, c’était trop en surface pour moi. (Suis-je donc trop curieuse des détails? Pourtant, c’est difficile à expliquer mais ce n’était pas tant des détails si intimes qui manquaient, c’était plus une couleur particulière.)
Well written novel in journal format offers insight on Archambault's life after the death of his wife. The novel is thought provoking, letting us see the slow process of grief. Some lines are beautifully writtent, but certain parts of the novel feels like the author wants to put his ideal life on display for all to see. It is not a bad read at all, but it is not original or surprising. I suspect that if a "nobody" had written it, it would never have been published because it would seem too personnal or too common...
Un récit profondément touchant. Dans lequel je ne peux m'empêcher de me mettre à la place de M. Archambault et de tenter d'imginer ce que j'aurais ressenti à sa place. J'imagine aussi que mon grand-père doit avoir vécu quelque chose de semblable peu avant sa propre mort. Un récit simple, mais auquel on ne peut rester insensible. Un incontournable pour tous ceux qui ont trouvé leur âme-soeur et qui sont terrorisés par la question: «Qui de nous deux?».
... Je viens de terminer la dernière page. Je n'ai pas pleurée, mais souvent les larmes sont venu dans mes yeux... C'est une façon de vivre son deuil... C'est l'espoir de l'amour qui dure toujours ...