Les piliers de la Terre, Un monde sans fin, La chute des géants et une dizaine d'autres titres de Ken Follet m'ont régalé, diverti, passionné.
Et ici, l'incompréhension, ce n'est pas du Ken Follet. Une histoire abracadabrante des pieds nicklés, une secte de vieux hippies bras cassés se déguisent en terroristes de pacotille, mais ils veulent vraiment faire mal. Dans un but dérisoire. Ils ont besoin, pour atteindre leur but, de trimbaler pendant des jours sur les routes du matériel mastodonte, poussif et voyant comme une strip-teaseuse dans le choeur d'une église le jour de Pâques. Pour rendre l'impossible plausible, l'auteur invente des hauts dirigeants californiens, gouverneur inclus, totalement inaptes et il ajoute même des pontes du FBI débiles et incapables, il faut tous ces ingrédients de nullité pour donner une petite chance aux bras cassés. Il y a heureusement une petite agent du FBI, aussi menue que courageuse et intelligente pour compenser un peu. Poussif et pénible.
Pour assommer davantage encore le lecteur incapable de comprendre l'évolution d'une intrigue absconse, l'auteur ajoute sans cesse en italiques les pensées profondes des acteurs.
J'aurais lu cette mauvaise histoire mal racontée, à l'aveugle, sans connaître le nom de l'auteur, comme le goûteur de vins ne connaissant pas l'origine de ses dégustations, je n'aurais jamais imaginé une nanoseconde que c'était du Ken Follet.