Ce journal, rigoureusement libertin - au sens où Montaigne définit le libertinage comme la "faculté d'aller ici, puis là" -, répond à toutes sortes de questions bizarres. En voici la liste, non exhaustive. Les pauvres peuvent-ils être libertins ? Quelles leçons sur les hommes un chat peut-il donner ? Que disent les prostituées aux philosophes ? Mondrian aide-t-il à comprendre Venise ? Que serait une philosophie du panache ? Que peut-on écrire du corps de son père ? Quelles mythologies comparées pour l'eau ou le Pétrus ? Quel écrivain désirait être un volcan ? Une érection peut-elle être un auxiliaire de connaissance ? Que veulent les femmes ? Le libertinage est-il toujours de droite ? Comment peut-on aimer Diogène et de Gaulle ? Qu'est-ce qu'un philosophe libertin ? Voilà un florilège de questions, parmi d'autres...
Fascinants essais, une mine d'or culturelle dont la lecture m'a apporté beaucoup de plaisir. La philosophie hédoniste d'Onfray est pratique et terre-à-terre, ce qui n'en fait pas moins un auteur sensible et aux goûts exquis. Mes préférés : "La flûte, le chien et Bouddha", une approche très drôle de la philosophie de Schopenhauer ; "Le corps de mon père", autobiographique et touchante évocation de ses origines humbles ; Lettre à Fernando Pessoa, flânerie sensoriellement riche dans les rues de Lisbonne. Onfray accomplit subtilement ce que tout philosophie a comme devoir : inspirer la joie de vivre.