En las calles de Tánger, Alia se siente observada. Su presencia suscita turbación, aunque ella no comprende por qué: la desnudan con la mirada, la siguen, la insultan. Entonces, en la ilusoria intimidad de su cuarto, tratando de comprender qué ven los hombres, comienza a hacerse fotos. Posa, se acuesta, arquea la espalda, y poco a poco esas sesiones fotográficas se convierten en un ritual.
Alia empieza a pasar tiempo con Quentin, un francés de su instituto. Junto a él, descubre un mundo de privilegios, de liviandad, pero también una libertad que se revela muy frágil. Cuando sus fotos se publican en internet, Alia se ve obligada a huir de su país para evitar ser acusada de ofensa a la moral. Sin saber si algún día podrá regresar a Tánger, se instala en Lyon, donde por fin se siente a salvo. Hasta que su pasado la acaba encontrando.
Adiós, Tánger, primera novela de Salma El Moumni, retrata el poder destructor de la mirada de los hombres. Con un estilo afilado y directo, la joven novelista indaga en la imposibilidad de volver a casa y en el dolor del desarraigo, en la desgarradora experiencia de sentir el hurto de la identidad y el saqueo del cuerpo. Un aclamadísimo debut literario.
La historia de Alia me ha durado 24 horas. Cuando leí la sinopsis no pude evitar empezarlo y hasta que no lo terminé no lo solté. Adiós Tánger es una novela intensa sobre el poder destructivo de la mirada masculina. Alia se siente observada y juzgada en su ciudad natal. Para comprender qué ven los hombres en ella, comienza a hacerse fotos, hasta que ese acto se vuelve un ritual, pero su vida da un giro cuando las imágenes se publican en internet y debe huir para evitar ser acusada de ofensa a la moral. En Lyon, cree estar a salvo, pero su pasado la persigue. La autora utiliza un estilo narrativo que te habla directamente, de tú a tú, para que puedas sentir en primera persona ese saqueo en tu cuerpo.
Un petit livre percutant. Il manquait peut-être une ligne directrice plus nette, parce qu’on part dans plusieurs directions, comme si l’autrice avait voulu traiter de plusieurs sujets, en oubliant en chemin son idée de départ.
Mais elle écrit si bien!!!! Chaque phrase frappe et laisse une trace.
Masterclass, tout le monde devrait le lire dans sa vie, ça donne une super idée de ce que peuvent ressentir les femmes face aux gros cons qu'elles peuvent rencontrer dans leur vie
Fue el libro que era interesante leer para este mes de 8 de marzo.
Me ha gustado mucho describir la escritura de Salma. Tiene una forma de narrar que hace embriagadora la lectura, incluso para un tema tan complejo como es el ciberacoso y la consecuencia que deja en las vidas y la memoria de quien lo vive.
La protagonista nos adentra en sus viaje de ida y vuelta al trauma y la huella perenne que se le queda a una adolescente que busca descubrirse como mujer en una Tánger dominada por la mirada masculina. Un cuerpo deseoso al resto y vetado para las mujeres mismas. Desde un tono anticolonial, nos adentra en tres ciudades: Casablanca, Lyon y Tánger y como cada una de ellas deja una identidad y un deseo de querer ser siempre arrebatado por un otro.
Ciertamente es como dicen: hay una nueva voz en Francia que merece seguirle la pista.
“Alia, tienes dos opciones: la cárcel o el suicidio.”
Hi ha llibres que sacsegen i incomoden perquè posen paraules a realitats que durant massa temps han estat silenciades i normalitzades. Realitats que cal llegir, escoltar i mirar de cara.
Adéu, Tànger assenyala sense concessions la violència de la mirada masculina i el control sistemàtic exercit sobre el cos de les dones. A Tànger, la seva ciutat d’origen, l’Alia viu sota una vigilància constant, jutjada pel simple fet d’existir en un cos llegit com a disponible. Per intentar entendre el desig que la persegueix, comença a fotografiar-se: un gest que vol ser apropiació i resistència, però que acaba convertint-se en condemna quan les imatges circulen per internet.
Davant la sentència moral i social, fugir sembla l’única sortida. A Lió busca refugi, però aviat descobreix que el patriarcat no entén de fronteres i que el passat imposat continua assetjant-la, allà on vagi.
Amb una veu narrativa que interpel·la directament el lector i la lectora, Salma El Moumni obliga a habitar en primera persona la violència, la por i l’apropiació del cos femení. Adéu, Tànger és una novel·la dura, incòmoda i necessària. No només assenyala els homes que exerceixen violència masclista, sinó també les cultures i institucions que la perpetuen. Una violència que genera ràbia, cansament i desig de fugir, sabent que, massa sovint, no hi ha cap lloc segur.
La història de l’Alia no és una història individual: és el retrat d’un sistema que castiga les dones quan s’atreveixen a mirar-se i a existir fora del control.
2'5. La idea es muy buena, una mujer musulmana que no encuentra su lugar en el mundo, despreciada por ser mujer y por unas fotos en las que enseña su cuerpo. con un arranque brutal, acaba languideciendo en la segunda mitad y convirtiéndose en un bucle. Creo que habría sido mejor como un relato largo, de unas 50 o 60 páginas.
Je trouve l’écriture super percutante et tous les thèmes abordés sont importants, je trouve ça bien fait par contre au niveau de l’histoire en elle-même je trouve ça un peu trop décousu parfois j’ai eu l’impression de manquer des éléments, même si je comprends que c’est secondaire parfois j’étais un peu perplexe
[Roman lu dans le cadre du Prix Roman des étudiants France Culture]
👩🏽 Ce roman est une lettre douloureuse de l'auteure à elle-même. Au cœur du Maroc, dans une société où les femmes n’ont le droit de rien et sont blâmées simplement pour exister, Salma El Moumni s’incarne dans le corps d’Alia. Alia ne comprend pas comment elle peut être l’objet de tant de désir. Elle se prend en photo pour observer son corps. Il y a le dédoublement de soi dans le miroir, et puis la dépossession charnelle quand les photos lui échappent et sont publiées sur les réseaux.
🫀 Ce récit explore le rapport de la 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐞́𝐭𝐞́ au 𝐜𝐨𝐫𝐩𝐬 𝐟𝐞́𝐦𝐢𝐧𝐢𝐧, et puis toute la dévastation qu’entraîne cette éducation misogyne si profondément ancrée au Maghreb. On parle de la honte qu’on nous fait ressentir à incarner ce corps, à vouloir l’aimer, à l’habiller. La désincarnation du corps trop regardé, trop critiqué, objectivé. L’art d’un corps qu’on sexualise. Le droit que s’arrogent les hommes de le commenter, de le toucher, de le posséder. Une chair devenue prison et dégoût.
🇦🇪 Il y a aussi une quête d’identité et d’appartenance au territoire natal, ce Maroc oppressant, et puis à la France, le “pays de la liberté” où Alia fuit. Elle a le sentiment de n’avoir sa place nulle part, autant qu’elle cherche désespérément l’amour de son père.
❤️🔥 C’est une lettre acérée, qui dit “tu” parce qu’elle s’adresse à quelqu’un. Elle résonnera en chaque femme qui la lira, parce que nous savons. Elle s’imprime dans la chair comme les mots des hommes le font dans notre corps. Un chant d’hommage pour toutes ces femmes oppressées de Tanger et du monde entier. Un récit qui choque et qui donne envie de hausser le ton et de lever le poing, une bonne fois pour toutes.
😯 Ce fut une lecture difficile pour moi parce que je l’ai trouvée pesante. J’ai eu du mal avec l’emploi de la deuxième personne, et le récit tourne un peu en rond, ce sont des réflexions toujours un peu similaires. De même, j’ai trouvé que l’écriture manquait un peu de maturité. Ça reste un bon premier roman.
La langue est belle et efficace, malgré quelques maladresses. L'utilisation de la deuxième personne est super intéressante, surtout symboliquement : c'est comme la représentation linguistique de la dysmorphie corporelle dont souffre la protagoniste, et de la dissociation de son corps et de son esprit. Je l'ai lu d'une traite. Et malgré tout, je n'ai pas réussi à rentrer complètement dans le livre . Peut être parce qu'il est trop décousu? Ou que je n'arrive toujours pas à cerner complètement les intentions de l'auteur. La fin m'a parut trop abrupte, trop inachevée. Dommage.
Une adolescente marocaine décide de contrer un mal être en se prenant en photo, malgré le risque face à l'atteinte aux moeurs. Laissant son passé derrière elle, elle part sans se retourner vers Paris, pour tout recommencer, mais ferme-t-on réellement le livre d'une vie ? Ou finit-elle toujours par nous rattraper ? Ce premier roman parle de l'exil, celui que l'on fait à soi. Mais aussi de nos identités défractées, face aux regards des hommes, et de celui que le miroir nous renvoie.
En només 120 pàgines, aquesta autora primerenca aconsegueix encongir-te el cor amb una narrativa crua de la realitat d'aquells que no tenen "casa". Escriu sobre la soledat, la mirada cap a un mateix i cap als altres. El trauma, la por, la societat patriarcal, el tabú i la família.
Seguiré molt de prop aquesta autora. Una ploma meravellosa.
Que aburrimiento de libro :c no me voy a molestar ni en escribir una reseña. Una pena la verdad, porque tenía todas las papeletas para que me gustara este libro, pero no sé si ha sido la manera de escribir de la autora o la traducción que ha sido infumable. Y por suerte es corto
Écriture bouillonante, entre évocation de la nostalgie du pays natal mais aussi de l’impasse dans laquelle peuvent vivre de jeunes femmes oppressées par le regard des hommes dans une société patriarcale. Roman de l’intersectionnalité, qui aborde à la fois l’exil, la condition de femme et de femme maghrebine, les blessures de l’enfance et des premiers amours. Un peu déprimant mais plein de poésie, un style déjà très affirmé, pour une premier roman c’est une belle réussite.
Al leer el libro, al hablarte se tu, transmite aún mejor esa sensación de sentirse perdida, en tierra de nadie, y atrapada. Atrapada solo por el hecho de ser mujer, asustada. Pero ese final? Me habría gustado algo diferente para ella
Cuánto dolor hay en estas páginas. Cuánta melancolía por una juventud y adolescencia que no pudo vivirse como debe ser por el acoso. Vuelvo a una de las zonas geográficas que más me llaman la atención: el Magreb, donde la fusión de influencias y culturas es tan fuerte que se puede notar las pulsiones y ansias de libertad en sus gentes con tan solo cruzar una mirada con ellas.
Esta es una novela sobre cómo cuando se traiciona la seguridad de nuestra privacidad todo puede derrumbarse en segundos hasta el punto de no poder volver allí donde naciste, donde tienes todas tus raíces, donde nunca serían extranjera. La joven protagonista de esta novela ve su intimidad robada, expuesta a la opinión pública en un país, Marruecos, que aunque pueda empezar a tener una fachada presentable ante el mundo occidental, sigue siendo enormemente conservador, machista y homófobo. Donde la tradición pesa y se impone siempre ante cualquier tema familiar. Donde pocos se atreven a ser quienes son en realidad por temor a perder toda raíz con los suyos y los que se atreven, yéndose a Francia en este caso, nunca podrán ser ellos tampoco porque siempre serán los extranjeros, los moros.
No puedo más que decir que ha sido una lectura dura pero fantástica, de esas que te hacen comprender un poquito mejor el mundo en el que vivimos.
« Il fut un temps où Quentin savait beaucoup de toi ; c’est ce qui rendait la trahison plus violente encore. Il n’a pas été un homme inconnu croisé sur le chemin d’une route sombre, qui a usé de la force pour avoir ce qu’il voulait. Il a été un ami, tu l’avais aimé. » Poignant, sensible et surtout ça parle. Quand bien même le contexte culturel ne nous concernerait pas, en tant que femme, beaucoup de choses dans l’écrit de Salma El Moumni nous est familier. Cette honte réprimée de son propre genre, la volonté d’atteindre la validation de l’autre, la recherche de soi… Très touchant, je recommande!
"De pronto, descubriste tu cuerpo de mujer. Solo lo reconocías en la violencia que sufría, en el infinito desamparo que te provocaba el hecho de que un amigo abusara de vuestra confianza rodeándote la cintura con un brazo y dejándote muda". Esta breve pero intensa novela me ha removido. He empatizado con la protagonista debido a la cercanía de algunas experiencias. De principio a fin, acompañas a Alia y la entiendes ya que la forma en que está relatada esta historia, hace que la sientas cercana.
"Te pregunto si eras feliz aquí, te confesó que en Francia su vida era bastante dificil, pero que no volvería a Marruecos por nada del mundo. << La libertad - dijo -. La libertad es algo que allí nunca tendremos>>"
Hay libros que incomodan no por lo que cuentan, sino porque obligan a mirar lo que preferimos ignorar. El Moumni narra desde esa intemperie: la de una mujer marroquí en Francia, marcada por la violencia sexual repetida, primero en su país y luego en la soledad migrante, y atravesada siempre por un mismo patrón: el silencio cómplice. Silencio de la familia; silencio de la sociedad, que niega; silencio del Estado, que abandona. Este no es un libro sobre Tánger, ni siquiera sobre la nostalgia del emigrado. El Moumni no se dedica a idealizar paisajes ni a recrear aromas de infancia: lo que pone en el centro es un cuerpo violentado, una vida que se sostiene a duras penas en medio del abandono familiar, la indiferencia social y la ceguera de los Estados marroquí y francés. Lo que duele aquí no es sólo la violencia sexual repetida desde la adolescencia, sino la constatación de que esa violencia es tolerada, encubierta o directamente ignorada por quienes deberían proteger.
La novela no ofrece consuelo. Tampoco esperanza fácil. Se sostiene en una escritura seca, urgente, casi desesperada, que parece escrita al borde del colapso. Esa voz directa, sin adornos, transmite no solo la crudeza del abuso, sino la asfixia del desamparo: ¿qué significa pedir ayuda cuando nadie escucha, cuando las instituciones que deberían protegerte te devuelven a la intemperie? Hay también una dimensión migratoria inevitable: la Francia que prometía oportunidades se convierte en un escenario de precariedad y racismo, en un espejo roto donde la protagonista nunca llega a reconocerse. Ningún refugio, sólo otra cara del mismo desamparo. Pero lo central es el cuerpo como campo de batalla: un cuerpo violentado, negado, reducido a cicatriz.
¿Defectos? Quizá cierta dispersión estructural, como si la urgencia de contar no dejara espacio a la elaboración literaria plena. Pero en un texto como este, esa imperfección se convierte en parte de su verdad: la forma refleja la herida, y lo que llega al lector no es un producto redondo, sino un testimonio que arde. La escritura es seca, a veces caótica, como si la autora no quisiera regalarnos una novela “bien hecha” sino una descarga urgente, un vómito narrativo. Se le puede reprochar cierta falta de pulso en algunas partes, pero ¿acaso se puede exigir armonía a un testimonio atravesado por el trauma? Es la misma discusión que surge con Duras o Ernaux: la forma es la herida. En este caso, he de decir que considero que el resultado es potente, pero deslavazado. Habría agradecido, y mucho, algún tipo de orden narrativo, o al menos algo menos de entropía.
En cualquier caso, “Adiós, Tánger” no es un libro que se lea para disfrutar; se lee para acompañar, aunque sea de lejos, a una voz que se niega a callar. Y en esa negativa, en ese gesto de insumisión frente a la violencia y el olvido, radica su fuerza. ¿Es perfecto? No. ¿Es cómodo? Tampoco. Pero precisamente por eso merece ser leído: porque no convierte la violencia en literatura digerible, porque no busca complacencia ni exotismo. “Adiós, Tánger” es un libro que incomoda, que desgarra y, sobre todo, que se niega a callar. Y esa negativa, en tiempos de relatos manipulados sobre la migración, ya es un acto político en sí mismo.
Voici enfin mon avis, sur le fameux gagnant du prix littéraire des étudiants… Qui n’a malheureusement pas su me transporter. On se retrouve plongés dans notre monde, mais rien de bien original ici : on ne voyage que très peu à Tanger, un comble pour un livre dont c’est le titre. Comme l’action se passe principalement en France, on connait plus ou moins bien, l’autrice n’a que peu présenté son cadre, ce qui ne permet pas au lecteur de se laisser emporter dans le récit : on reste un peu sur la touche du coup. De plus, les descriptions sont beaucoup trop nombreuses à mon goût : elles ne font qu’alourdir le roman, en apportant que peu.
L’histoire telle que je la perçois sert majoritairement de prétexte pour dénoncer les violences physiques et psychologiques faites aux femmes, mais cela prend trop de place par rapport à l’histoire. Cette dernière avance vraiment lentement. Trop à mon goût… En effet, pour chaque action, chaque pensée, on a le droit à un souvenir, certes, très poétique et réaliste, mais qui vient interrompre net le récit, le rendant complètement saccadé. Cette impression est vraiment dommage, parce que c’est essentiellement par ce biais que l’on voit se dépeindre, la personnalité de l’héroïne.
Le personnage principal est en effet présenté uniquement par ses pensées et surtout par ses souvenirs, qui sont, on ne va pas se le cacher, nombreux. Ainsi, c’est grâce à eux que l’on découvre et que l’on s’attache à cette jeune femme qui pourrait n’importe laquelle de nous lectrice. Alors certes, je ne me suis ni identifiée, ni attachée à cette jeune femme, mais le travail qui a été produit pourrait vous séduire. Un autre élément avec lequel j’ai eu du mal, c’est franchement les relations qu’elle a : elles sont presque inexistantes ! Ca donne alors l’impression que la lecture est vide, et l’héroïne solitaire.
La plume de l’autrice n’a également pas su me convaincre. D’abord, je n’ai pas beaucoup aimé la façon dont elle présente son récit. L’atmosphère est beaucoup trop lourde, et ce tout au long de cette histoire. Sa constance était également un élément qui ne m’a pas rendu la lecture agréable. En outre, les messages donnés sont vraiment très difficiles (attention au TW) Certes, ce sont des messages qui sont très importants et malheureusement essentiels dans notre société (même si on aimerait bien s’en passer) mais ils prennent une place trop importante par rapport à l’histoire.
Ce n’est donc pas à mon sens une bonne lecture, mais je comprend qu’elle pourrait plaire à d’autres.
Salma el Moumni, avec ce premier roman, Adieu Tanger, signe “un cri littéraire” sur la condition des jeunes filles, au Maroc puis dans la France de son exil. Elle en tire une réflexion sur le poids social de la féminité. Ici, nullement question de voile, ou d’autres vêtements, mais le poids de la culture et des traditions.
En apostrophant par un tu, elle présente Alia, lycéenne, qui s’interroge sur l’éducation, le genre, la bisexualité et sur la complicité des mères à reproduire un ordre qu’elles subissent.
Difficile pour cette jeune fille de ne pas s’indigner devant l’héritage laissé par un père défaillant, censé la protéger. Seulement celui-ci disait devoir lui-même se protéger devant sa féminité naissante. Alors lorsque victime de publication de photos intimes sur les réseaux, Alyia ne peut que fuir à Lyon !
Éternel menteur, son père applique des règles qu’en privé, il ne suit pas. Mais, au-delà de la rage contenue dans son récit, Salma El Moumni fait preuve de qualités littéraires incontestables pour transmettre ses émotions et son vécu.
Évidemment, très personnel, ce premier roman de Salma El Moumni mérite toute l’attention. La découverte de la féminité, chez une toute jeune fille, est soumise à des tensions ingérables, parce que Alyia les subit seule. Du coup, la moindre attention d’autres la laisse proie facile. Ainsi, elle devient victime tellement elle est vulnérable. L’ingérence dans l’intimité d’une toute jeune fille résonne tout au long d’une vie.
Le roman Adieu Tanger de Salma El Moumni m’a touchée par ce ton personnel rapportant les émotions d’une jeune fille découvrant seule sa féminité, pourtant si convoitée par les regards qu’elle découvre et ne sait pas gérer. À découvrir assurément !
Un livre lu en tant que juré du prix du roman des étudiants et bien qu'il s'agit du lauréat de l'année ... Pour ma part il n'a pas remporté mon adhésion... J'ai trouvé l'ambiance de ce livre très lourde. Trop lourde. Je ne nie pas la réalité et le fardeau que doivent supporter ces femmes tous les jours, bien au contraire et c'est bien d'en parler! Mais ici, j'avais l'impression que l'auteur nous appuyait le visage de force sur le livre pour nous dire tu as vu ça, sans cesse. Cela est trop lourd, on peine de plus en plus à comprendre la psychologie du personnage, aucun attachement ne se crée sinon celui d'un agacement passable... Ce livre avait de bonnes clés mais pour moi c'est une déception...
J'ai eu beaucoup de mal à accrocher à la première partie du livre pour moi c'était une écriture redondante et une lecture assez difficile de par les événements assez violents et difficile que le perso principal traverse. Mais à partir de la deuxième partie j'ai beaucoup plus accroché et j'ai réussi à me sentir plus concerné par ce roman. Je me demandais comment le livre allait finir et je pense qu'il n'y aurait pas eu de meilleures façons de le faire de par son retour à Casablanca. C'est une histoire touchante ou je pense que chacun peut se sentir concerné par un passage. On ressent vraiment comment la femme est perçue au Maroc. Toutes ces descriptions nous y amène vraiment.
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