Platon, le mythe de la caverne. Des prisonniers qui ne verront jamais de la réalité que des ombres d’humains projetées sur la paroi de la grotte où ils sont enchaînés. Dans le souterrain les enfants n’ont vu de l’extérieur que les images tombées du ciel qui leur parvenaient par le câble de l’antenne.
Le mythe a traversé vingt-quatre siècles avant de s’incarner dans cette petite ville d’Autriche avec la complicité d’un ingénieur en béton et celle involontaire de l’Écossais John Baird qui inventa le premier téléviseur en 1926.
Régis Jauffret is the author of numerous novels, including "Universe, Universe" (2003) for which he was awarded the "Prix Décember" and "Insane Asylum" (2005) for which he won the "Prix Femina". In 2007, his book "Microfictions" was awarded the "Prix France Culture / Telerama" and the grand prize of black humor Forneret Xavier.
Régis Jauffret est l’auteur de plusieurs romans, dont Histoire d’amour, Clémence Picot, Fragments de la vie des gens, Univers, univers, prix Décembre 2003, Asiles de fous, prix Femina 2005, Microfictions, prix France Culture-Télérama 2007, et Lacrimosa (2008). Il a également publié une pièce de théâtre, Les gouttes.
Ich hab mir wirklich lang überlegt, ob ich dieses Skandalbuch über die Familie Fritzl im Keller überhaupt lesen soll, mich dann aber trotzdem dafür entschieden. Alles in allem kann man sagen, dass die Geschichte extrem furchtbar und dieser Horror schwer zu ertragen ist. Dabei ist der Roman von der Sprache und der düsteren Stimmung her sehr gut gemacht, aber der Aufbau der Story ist extrem wirr und soll wahrscheinlich dadurch auch diese wahnwitzige Kellerstimung widerpiegeln. Diese permanenten Vergewaltigungen, Gewaltausbrüche, Bestrafungen durch Essensentzug... waren für mich, die sehr gerne düstere Krimis liest, einfach zu starker Tobak, vor allem vor dem Hintergrund, dass diese Geschichte nicht frei erfunden ist, sondern sich mit ziemlicher Sicherheit wirklich so ähnlich abgespielt hat.
Fazit sehr brutal und arg, nix für schwache Nerven, aber nicht schlecht gemacht.
Ce livre poisse d'horreur !! De bout en bout, le lecteur se retrouve immergé, pour ne pas dire englué, dans l'univers immonde de l'inceste, duquel rien ne nous est épargné. C'est sans doute là aussi que se trouve la limite du livre : le récit, qui évoque sans l'ombre d'un doute un fait bien réel, regorge de détails abjectes et il ne tient qu'à un fil que le lecteur se sente piégé dans un espèce de voyeurisme malsain.
Clairement le malaise est là, omniprésent ! Mais, à n'en pas douter, c'est bien l'intention de l'auteur de nous y plonger. A ce titre, ce roman est une réussite...
J'ai menti, je n'ai pas fini ce livre. Normalement lire est un plaisir, même si parfois c'est limité, là j'ai vécu un véritable calvaire littéraire, et j'ai du arrêter au bout de 140 et quelques pages. Contrairement aux avis que j'ai pu lire ça et là, je n'ai pas été horrifiée par les détails sur les horreurs subies par la fille du personnage principal (Fritzl pour ceux qui ne sauraient pas), quoique remarquez, n'ayant pas été jusqu'au bout, si ça se trouve j'ai "raté" tous les trucs glauques malsains. Je suis habituée aux récits de faits divers et aux romans d'épouvante, donc bon.
Non, si j'ai arrêté le livre c'est pour d'autres raisons. Tout d'abord la structure du livre est très complexe : chaque personnage au début est le narrateur, à des temps différents, avec des styles différents et puis bizarrement à un moment cela redevient classique et cela tourne au tour du procès de Fritzl sans aucun mélange. D'ailleurs les lecteurs qui eux sont allés jusqu'au bout me diront peut être si les changements de style sont dus au changement de narrateur, ou si ça n'est vraiment pas prémédité ? C'est très pompeux par moments, surfait et vraiment pour faire des bons mots, et ensuite le style devient plus épuré et simple. Bref ça m'a déroutée, je suis peut être trop classique.
Ensuite, personnellement, je n'en pouvais plus de lire toutes les 5 pages que l'Autriche est un pays de dégénérés où les femmes se font violer, séquestrer et battre en permanence. C'est peut être de l'ironie, mais franchement c'est gonflant d'insister comme cela, tout le temps. Et puis ça n'avance pas, on se demande sincèrement où l'auteur veut en venir et pourquoi, et au final j'ai laissé tomber parce que je me foutais complètement de l'histoire et du sort des victimes. Je n'ai pas vraiment senti qu'il y avait des victimes d'ailleurs dans le rendu de cette histoire vraie, le ton n'est jamais empathique (sans verser dans le larmoyant ou le pathos, ça peut se faire), il est toujours détaché, cynique, et du point de vue des types qui méprisent les autres.
Peut être que ce livre vaut le coup d'être lu APRES, mais franchement je ne le saurai jamais, et je n'ai vraiment pas envie de continuer à éprouver du déplaisir pour éventuellement connaître une issue un tant soit peu intéressante.
Ein schwieriges Buch für eine Rezension! Es ist unglaublich gut geschrieben. Sehr real, matter of fact, kühl und distanziert, wirr und doch real, mitreissend, enorm schockierend, berührend in einer ganz eigenen Form. Verglichen mit dem Kampusch-Buch genial!
Dieses Buch hat mich während eines Krankenhaus Aufenthaltes begleitet. Immer wieder musste ich Pausen einlegen, zu intensiv wird das Leben der Kellerbewohner beschrieben. Immer wieder musste ich mit einer Zimmerkollegin den Gang der Station auf und ab gehen, um das Gelesene zu verdauen. Längere Leseeinheiten laesst dieses Buch nicht zu. Der Satz "ich brauche Fritzl Pause" wird mir wohl immer in Erinnerung bleiben. ;)
Den Aufbau des Buches fand ich eigentlich ziemlich gut. Es fängt mit dem Ende an um dann mit dem Anfang weiterzugehen. Immer wieder unterbrochen durch Polizeiinterviews. Nicht vergessen darf man dass es sich hier um einen Roman handelt. Darauf wird auch ausdrücklich zu Beginn hingewiesen. Aber wie ich oft sage: die Geschichten die das Leben spielt, kann man nicht erfinden.
Auch hier stellt sich die Frage: wie kann man sowas überleben. Ich weiß es wirklich nicht. Die nächste Frage: wieviele Kellerbewohner gibt es wohl derzeit und wieviele hat es gegeben die es nie mehr ans Tageslicht geschafft haben? Besser gar nicht darüber nachdenken.
Une étoile pour l'histoire, absolument pas pour le style d'écriture. C'est l'histoire romancée (ou plutôt "dégueulassement imaginée") d'un fait divers survenu en 2008 en Autriche. L'affaire Fritzl, dont je n'avais aucun souvenir. L'histoire de ce père qui a enfermé sa fille de 17 ans dans sa cave insonorisée et qui l'a maintenue captive pendant plus de 20 ans, ayant eu le temps de lui faire entre-temps 7 enfants, à l'insu complet de la mère et de tout le voisinage. Absolument pas le genre d'histoire que vous imaginez lorsque vous lisez le résumé au dos du livre qui vous parle de Platon et du mythe de la caverne... J'arrête ma lecture à un peu plus de la moitié du livre car c'est tout simplement sordide. Qu'est-ce qui est passé par la tête de l'auteur pour vouloir écrire une histoire en se mettant à la place dudit Fritzl ? Aucune idée. Pour ma part, j'ai essayé mais au bout d'un moment, je finis par me poser la question de savoir ce que va m'apporter la lecture de ce livre à part faire des cauchemars la nuit. Rien, de toute façon on connaît déjà le dénouement de l'histoire. Alors, basta. Le monde est suffisamment plein d'horreurs que pour s'en rajouter davantage.
Il testo romanza parecchio una storia terribile come quella del caso Fritzl. Al di là della descrizione della prigionia, descrizione che impegna soprattutto l'ultima parte del testo, i punti più interessanti sono quelli in cui l'autore esplora le reazioni delle persone che vivono intorno alla casa.
Infatti, ogni qual volto qualcuno nota qualcosa di strano, a causa della sua indifferenza o della sua pigrizia, lascia perdere e non approfondisce la situazione. Così facendo, ogni volta si spreca una possibilità di salvezza per la donna. E' questa indifferenza che rende questo romanzo claustrofobico, più che la descrizione effettiva della prigionia. A volte, però, l'autore cerca di spiegare questa "indifferenza" austriaca parlando del nazismo e di come si siano fatti assorbire dalla Germania senza troppe resistenze. Queste analisi, in alcuni punti, risultano un po' semplicistiche e un po' troppo generalizzanti.
Uno dei personaggi più interessanti è l'avvocato del mostro, personaggio che compare nella prima parte del testo. Attraverso una retorica paradossale, cerca di mostrare gli atti di Fritzl sotto una luce positiva. Quei passaggi sono capolavori di retorica, la parte sicuramente più agghiacciante del testo.
Compare anche l'autore nel testo, sempre impegnato in goffi tentativi di indagine. Nonostante la sua goffaggine, troverà sempre qualcuno che vorrà lucrare sul caso e che quindi lo porterà a visitare la casa.
La prima parte del testo esplora il prima e il dopo il caso, mentre l'ultima parte spiega cosa accade durante la prigionia. Sembra quasi che l'autore, dopo aver cercato in tutti i modi di comprendere le cause, non possa far altro che descrivere i fatti, rinunciando a qualsiasi spiegazione. E' accaduto e non si può fare altro che accettarlo. Niente può essere recuperato: non resta che raccontare questa storia. Forse per uscire da quel silenzio che per 24 anni ha avvolto la figura della figlia vittima.
Non adatto ai più sensibili, il testo è psicologicamente violento.
A lire avec précaution, si on aime être dérangé, retourné, bouleversé par un livre aux détails à la limite du soutenable.
Régis Jauffret met en scène, de l'intérieur des profondeurs (dans tous les sens du terme), l'histoire vraie d'une jeune fille séquestrée par son père incestueux dans l'abri anti atomique de la maison familiale pendant un quart de siècle avec leurs enfants.
C'est extrêmement bien écrit, happant, terrifiant, même si probablement très loin de la réalité qui reste inimaginable.
Jauffret part de l'affaire Fritzl, mais va au-delà de l'anecdotique ou de l'enquête.
Jusqu'où l'être humain peut-il aller dans l'abject, la soif de pouvoir, de domination de sa propre descendance - le récit me semblant plus sur la limite que sur le sens - même si sont évoqués l'enfance de Fritzl et le passé de sa mère, ainsi que l'"ambiance" de tout un pays (nazisme, antisémitisme, violence intrafamiliale).
Intéressant aussi les gens qui n'ont voulu ni voir ni entendre.
L'écriture sert le récit : on respire mal, on angoisse, on se terre, on lit. On connaît la fin : la grave maladie de l'aînée des enfants obligera son hospitalisation. Le médecin urgentiste alertera sur l'état de faiblesse extrême et inexpliquée de la jeune femme, demandant à voir la mère, et toute l'histoire fut révélée.
Fritzl, rêvant d'immortalité par sa descendance, est toujours vivant, emprisonné et sénile. On ne sait rien de la vie du reste de la famille, déplacée, renommée, protégée.
Une écriture remarquable que je suis curieuse de retrouver dans un autre roman moins éprouvant de l'auteur
Si le roman flirt plusieurs fois avec un certain voyeurisme malsain et plutôt mal avenu, l’omniprésence de Jauffret dans cette terrible histoire lui permet d’en saisir les détails les plus glaçants, de dresser des portraits psychologiques effrayants de réalisme et de révéler, non sans polémiques et questionnements, une histoire qui ne manque pas de marquer le lecteur.
Que dire de ce livre ? Certainement un grand livre. Mais très éprouvant à lire, de plus en plus sordide et horrible au fil des pages. On étouffe vite, hanté par les personnages du "petit peuple de la cave".
Difficile à lire... Était-ce vraiment nécessaire d'y aller avec autant de détails ? J'ai eu l'impression à certains moments que l'auteur, Régis Jauffret, se vautrait dans un plaisir sordide en décrivant toutes les atrocités qu'a vécues cette femme.