Les baby-boomers ont perpétré un véritable hold-up générationnel : ils ont sans cesse augmenté la taille de l'État québécois pour profiter de ses largesses en confisquant aux plus jeunes leur part de la richesse collective. Or, à l'heure où toutes nos institutions vacillent, ils atteignent l'âge de la retraite et menacent de porter le coup de grâce au système. Il est donc urgent de réformer l'État-providence en le soumettant à un régime draconien.
Que l'on partage ou non son diagnostic, Éric Duhaime met en lumière des réalités démographiques, économiques et politiques que l'on ne saurait balayer du revers de la main. Il offre dans ce premier essai une vision globale de sa réflexion, qui devrait intéresser ses partisans autant que ses critiques. Polémiste coloré et convaincu, Éric Duhaime défend les idées d'une droite politique très attachée aux libertés individuelles, celle que les Américains appellent « libertarienne ». Après plusieurs années passées dans les officines de la Chambre des communes et de l'Assemblée nationale, il est maintenant chroniqueur dans les grands médias du Québec et du Canada anglais.
“Il faut semer nos idées pour pouvoir, dans quelques années, récolter les bienfaits de la transformation du rôle et de la mission de l’État du Québec”
Je relis ce livre 10 ans après sa parution et j’ai l’impression que cette ligne, qui est la dernière du livre, se réalise actuellement. Eric est maintenant chef du Parti Conservateur du Québec, en croisade pour défait l’actuel gouvernement au terme de 2 ans de pandémie où nos droits ont été encore plus bafoués qu’auparavant.
10 ans plus tard, on réalise que bien peu de choses ont changées. En fait, dans toutes les sphères décritent dans le livre (finances publiques, régimes de retraite, santé, éducation, ressources naturelles, syndicats et immigration) les données sont sensiblement les même ou pire. Nos gouvernements sont toujours aussi frileux à l’idée de changer quoi que ce soit et on continue de s’embourber dans notre caca.
Le livre décrit très bien, de manière succinte les diverses problématique auquel le Québec fait face dans ses institutions publiques. C’est bien beau de chialer mais quand on n’apporte aucune solution, ce n’est pas très constructif. C’est ce que j’aime de cet essai: des pistes de solutions ainsi que des exemples d’ailleurs dans le monde sont proposés pour les divers problèmes.
Ne manque plus qu’un gouvernement avec des couilles pour commencer à virer le bateau de bord…
Une excellente introduction à la question de l'inéquité intergénérationnelle. L'auteur explique que les baby-boomers ont profité des programmes sociaux qui ont contribué à l'endettement massif de la Belle province et qui sont devenus des "vaches sacrées" défendues bec et ongles par les "progressistes" et autres gauchistes patentés. Il aborde un thème précis par chapitre (finances publiques, éducation, santé, etc.) pour exposer clairement son constat de la réalité socio-économique québécoise.
L'énorme problème de cette charge du libertarien Éric Duhaime contre les bébé-boumeurs est le fait qu'il accuse cette génération, qui n'a eu aucun poids électoral significatif avant les années 70 et qui a eu ses premiers ministres après 76 et ses premiers premiers ministres après 2000, d'être responsables de décisions prises avant eux, par leurs parents. C'est gênant. Mais La Génération lyrique: Essai sur la vie et l'œuvre des premiers-nés du baby-boom avait exactement le même problème.
Finir ce livre 12 ans après sa première parution au lendemain du pire budget de l'histoire du Québec présenté par un boomer insignifiant qui te ri dans la face cela représente bien l'esprit du livre.
Lecture un oeu rapide mais très intéressante sur le statut actuel de l'état québecois. L'auteur visite plusieurs aspects de l'état (dette et taille de l'état, la RRQ, Santé, Éducation, Ressources Naturelles, Syndicalisme et Immigration) et y propose des pistes de solutions intéressantes et novatrices. On perçoit dans son texte une tendance vers la droite démocratique, libertarienne et responsable. Bref, la preuve que l'on peut être de droite sans parler de morale, de religion, de la loi et l'ordre ou de censure.
Le livre d'Éric Duhaime joue sur le ressentiment d'une partie de la classe moyenne pour faire progresser des idées dépassées. Cela dit, le ton du livre est différent quand même de ses éditoriaux et de ses interventions à la radio et à la télévision. Une lecture pour mieux comprendre l'argumentaire libertarien au Québec, de ceux qui veulent moins d'État (mais au profit de qui ?)...