« Je me suis éloigné tranquillement et, dans mon sillage, le ciel continuait de se déchaîner, la terre n’en finissait pas de se lézarder, d’éclater comme un fruit trop mûr. La nuit avait l’air d’un trou béant qui avalait tout.
Je suis remonté sur ma moto et j’aurais pu jurer que, sous sa roue arrière, le bitume crevait. Les flammes couraient derrière moi et embrasaient les vignes, les arbres, les maisons. Pas pour me rattraper et m’allumer. Plutôt pour m’escorter. La traîne de la mariée, la dentelle en moins, les cris...
Eli Esseriam publie, avec Apocalypsis, sa première oeuvre. Infirmière de profession, elle est néanmoins plongée depuis toujours dans le monde de l’écriture, qui était son moyen d’évasion et d’expression le plus évident. Elle a travaillé particulièrement aux urgences et en psychiatrie, et a fait un court passage en milieu carcéral, où elle a côtoyé des tueurs en série et autres psychopathes. Cet univers l’a inspirée pour certains passages d’Apocalypsis. C’est sans doute le milieu médical, avec l’omniprésence de la souffrance et toutes les anecdotes épiques, burlesques ou sanglantes, qui lui a donné envie d’écrire.
Cette première partie regroupe les trois premiers tomes, la chronique complète est en rapport avec les trois, voici mon résumé :
En bref, je conseille ce roman avec une plume addictive. Des protagonistes agréables à découvrir grâce à leurs évolutions tout le long de leur récit. Nous partageons leurs points de vue à différent moment. L’auteur nous surprend plus d’une fois dans ce récit fantastique.
Pour voir la chronique complète, il faut aller sur le lien.
Si le premier tome de cette série fut un vrai coup de coeur (ma chronique ici) je ne peux malheureusement pas dire la même chose du deuxième tome qui m'a moins emballé. J'ai cependant aimé ma lecture et compte bien continuer la série !
J'avais lu le premier tome en septembre 2013, et si c'est habituellement toujours un peu dur de se replonger dans une série, je n'ai pas eu beaucoup de mal à rentrer à nouveau dans l'histoire. En effet, vu que l'on suit un nouveau cavalier de l'apocalypse, ne plus très bien se souvenir du tome précédent n'est pas très grave. Après Alice on suit donc Edo, un personnage qui n'est malheureusement pas vraiment du genre que j'affectionne : c'est une racaille immature qui n'a aucun savoir vivre, il est injuste et plutôt écoeurant, ses réactions m'exaspéraient parfois et je trouve que le milieu dans lequel il vit ne suffit pas à justifier son caractère abjecte ; c'est tout simplement un personnage mauvais. Le pire c'est qu'il est au courant de tout ça, et qu'il ne fait absolument rien pour changer.
Cependant, comme dans le premier tome, Eli Esseriam choisit la première personne pour la narration de son livre, et j'ai une nouvelle fois vraiment été étonnée de la manière parfaite dont elle arrive à retranscrire ses personnages à travers cette première personne. C'est Edo qui nous raconte lui même toute son histoire, et j'ai adoré sa façon sèche de se livrer dans le récit à coup de répliques cinglantes et de métaphores plus ou moins violentes. Les nombreuses références à la pop culture nous font indéniablement rire et sont vraiment accessibles à tous. Eli Esseriam arrive vraiment bien à imprégner son récit du caractère de ses personnages et c'est ce qui fait la force de ce livre, de cette série.
Juste pour vous partager mon enthousiasme pour cette narration si particulière, un petit exemple de réplique que j'ai vraiment trouvé... délicieux : "- Ensuite, j'opterai probablement pour le pavé de biche sauce forestière. C'est un régal. Un régal à 36 euros. Pour le prix, c'était une biche connue, genre la maman de Bambi." p93 Oui, pardon, pour le coup j'ai un humour assez noir, mais Edo aussi, et il n'a pas l'habitude de prendre des pincettes pour dire les choses.
On s'attache cependant d'abord beaucoup plus aux autres personnages qu'Edo croise car il a le don de pouvoir lire leurs coeurs et de savoir comment ils se sentent. C'est sa relation avec son petit frère, Anel, qui a fait que j'ai finalement ressenti de la pitié pour Edo et que j'ai eu un petit pincement au coeur en refermant le livre.
L'histoire en elle-même n'avance pas beaucoup plus que dans le premier tome. En effet, ce deuxième livre est avant tout là pour nous faire rencontrer Edo, l'apocalypse viendra plus tard. J'ai cependant trouvé la façon dont il découvre qu'il est un cavalier de l'apocalypse un peu bancale, tout comme j'ai trouvé qu'il accepte cette histoire un peu trop facilement. Et je n'ai pas trop compris comment il a pu laisser arriver ce qui est arrivé à Noémie. Elle finit d'ailleurs d'une façon que j'ai trouvé un peu exagéré.
Si je n'ai pas été autant touchée par ce personnage que par Alice du premier tome, je suis toujours aussi curieuse de connaître la suite de cette série. J'ai aussi hâte de découvrir le prochain cavalier avec qui j'espère mieux m'entendre.
Après avoir lu le tome 1 et l’avoir beaucoup aimé, il me tardait de lire la suite de cette saga et de découvrir un nouveau Cavalier de l’Apocalypse. La couverture donne le ton et l’ambiance du roman puisqu’elle colle parfaitement à son contenu. La quatrième de couverture attise la curiosité et laisse présager une histoire à la fois sombre et intéressante qui ne me donnait que plus envie de la découvrir.
Dans ce roman nous, nous faisons la connaissance de Edo, jeune homme de 17 ans dont la vie est très loin d’être belle et simple. Il va découvrir que sa vie remplie de malheur va devoir emprunter un tout autre chemin puisqu’il est destiné à être l’un des Cavaliers de l’Apocalypse. Et pas n’importe lequel puisque sa nature de cavalier est en accord avec sa vie. Une vie pleine de violence de tristesse, de peur et de malheur. L’intrigue repose entièrement sur cette découverte mais également sur son évolution et sa capacité à gérer ses pouvoirs. L’histoire est très originale et nous montre une facette hors du commun de l’Apocalypse.
Le personnage principal Edo, est un personnage haut en couleur, au caractère bien trempé et plutôt rebelle. Malgré une vie au quotidien dans des conditions extrêmes et une vie de famille des plus difficile, il réussi toujours à se débrouiller par lui-même pour vivre et protéger son petit frère. C’est un personnage que j’ai beaucoup aimé puisque malgré le côté mauvais garçon, j’ai sentie tout au long de son évolution que c’était quelqu’un de bien et de très touchant. Anel , son petit frère, est un autre personnage qui m’a énormément touché. Ce petit bout de chou est très attendrissant et c’est un enfant absolument adorable. Ca m’a fait mal au coeur de le voir dans une situation familiales telle que la sienne mais ce petit bonhomme fait preuve de beaucoup de courage et c’en est encore plus touchant. Autre personnage qui m’a émue, Noël, le psychologue. J’ai apprécié cet homme dès qu’il est arrivé dans l’histoire pour sa gentillesse, sa compréhension et son ouverture d’esprit. C’est quelqu’un qui porte tout comme Edo de profondes blessures et j’ai trouvé qu’ils se ressemblait d’une certaine façon.
L’histoire est narré par Edo et on suit son point de vue tout au long du récit. Le vocabulaire est plutôt courant est familier ce qui fait qu’il reste accessible à tous mais malgré tout, on ne tombe jamais dans la vulgarité. La plume de l’auteur est vraiment fluide et très agréable à lire. Dès les première pages du livres, je me suis senti emporté à travers l’histoire et j’ai lu ce livre d’une seule traite. L’histoire est très intéressante et j’aime beaucoup le fait qu’on ne soit pas étouffé par de long passage religieux comme dans d’autres livres sur ce genre de thème que j’ai pu lire. L’histoire est très intéressante et il s’y passe beaucoup de choses. Il n’y a pas de passage ennuyeux et c’est un plaisir de découvrir l’histoire du cavalier rouge. L’auteur m’a tenu en haleine jusqu’au bout et le dénouement m’a donné très envie de lire le prochain tome pour en savoir plus! J’ai vraiment passé un super moment de lecture avec ce second tome et je ne regrette absolument pas d’avoir découvert cette saga.
Des personnages hauts en couleurs et attachants, une histoire originale et prenante, voilà le cocktail détonnant que nous offre l’auteur! Je vous recommande cette saga à lire absolument!
Cette saga reste un petit OVNI dans les lectures jeunesse/young Adults d'aujourd'hui ! Pas question ici de raconter des bobards aux gosses en présentant notre monde sous son meilleur jour, Eli Esseriam le présente tel qu'il est, vu par les 4 Cavaliers de L'Apocalypse. Après l'intelligente et cynique Alice, c'est au tour de la brutalité d'Edo de s'exprimer. Et j'avoue qu'en commençant ma lecture, ce garçon de 17 ans qui dit lui-même n'avoir pas de coeur m'a vraiment choqué dans son comportement, sa manière de parler, de voir les choses, les gens. Mais son attachement à son frère, Anel, et et à la "petite nonne", Noémie a dévoilé son côté bienveillant et a atténué la violence que l'on ressent face à ce personnage. Encore une fois, l'auteur joue sur l'ambivalence de caractère, les présentant à la fois immonde et sympathique, le lecteur ne sachant palus finalement s'il doit s'y attacher ou plutôt les détester. Il me tarde de lire le troisième roman, découvrir une nouvelle personnalité "choc" et voir encore comment l'auteur va réussir à perturber mon quotidien avec des personnages inattendus.
Il s’agit du second tome d’une série. Edo, un ado de 17 ans rebelle, violent et en échec scolaire est né en Bosnie durant la guerre. Il est réfugié depuis longtemps en France, avec ses parents, un père alcoolique et une mère qui se prostitue pour joindre les deux bouts, et son petit frère un jeune garçon doux et rêveur. On suit son quotidien sombre et divers évènements, comme la rencontre d’une jeune fille philanthrope et d’un psychologue abîmé par la vie, jusqu’à la découverte de son identité réelle. Nous apprenons donc qu’il est en fait un Cavalier de l’Apocalypse, la Guerre, et qu’il est destiné à choisir les 144 000 humains qui seront sauvés. N’ayant pas lu le premier tome je ne pourrais pas en faire le comparatif. Néanmoins je peux dire que ce roman est franchement sympa. Il est bien rythmé, les personnages sont plutôt intéressants, il y a des passages intenses en émotions et on a vraiment hâte de connaître la suite ainsi que de rencontrer les autres Cavaliers.
Je me prends à nouveau une belle claque avec ce roman centré sur Edo.
Sombre, encore plus violent que le tome consacré à Alice... Je l'ai dévoré en retenant mon souffle. Et en grimaçant parfois.
L'amour d'Edo pour le petit Anel m'a fait versé quelques larmes.
Chose que je n'avais pas trop réalisé dans le premier tome, mais Eli Esseriam s'amuse à disséminer des indices sur les prochains cavaliers. Ainsi, j'ai pu repéré Elias ! Je suis fière de moi. Il est aussi question de Maximilian mais on ne réalisera qu'en commençant le tome suivant.
Deuxième livre de la série Apocalypsis, nous suivons au long de ce tome, Edo le cavalier rouge. Personnage au caractère complétement à l'opposé de celui d'Alice (narratrice du tome 1), Edo n'en reste pour le coup pas moins attachant. Son comportement est aussi "brute" que celui d'Alice pouvait semblé froid. Et pourtant lui aussi nous laisse entrapercevoir une identité complexe. Ainsi il peut se montrer aussi violent/impitoyable envers la terre entière qu’attentionné pour les rares personnes (et elles sont peu nombreuses) qu'il apprécie.
Je suis passée très près du coup de coeur, vraiment. Un deuxième tome encore plus réussi que le premier. Le phrasé et la personnalité du personnage m'ont bluffée, je suis impatiente de découvrir la suite. C'est du lourd.
Un tome qui nous présente Edo, un jeune homme violent qui a malgré tout un bon fond... Oui je suis un peu psychopathe de bien l'aimer mais bon. J'aime beaucoup ces livres.