# Propos général et style
Défense de la Trinité contre Praxéas qui défendait une forme de modalisme/sabellianisme, prétendant que Jésus était le Père. On remarque encore que les premières hérésies ne remettaient pas en question la divinité du Fils mais tantôt niait son humanité, tantôt faisait de lui le Père.
# Résumé détaillé
I. Praxéas confond le Père et le Fils : c'est un modaliste et un patripassianiste.
II. Première occurence du mot Trinité (?) et forme primitive du Credo. Réaffirme sa *Prescription* : ce qui est premier est véritable, ce qui suit est erroné (cf. [[20211201203008]] TERTULLIEN - Prescription contre les hérétiques).
"surtout la doctrine qui se vante de posséder la vérité pure, en s'imaginant que la seule manière légitime de croire à l'unité de Dieu, c'est de confondre dans une seule et même personne et le Père et le Fils et l'Esprit saint; comme si un seul n'était pas tout, quand tout dérive d'un seul, en gardant néanmoins le sacrement de l'économie qui divise l'Unité en Trinité, où nous distinguons trois personnes, le Père, le Fils et l'Esprit saint. Ils sont trois, non pas en essence, mais en degré; non pas en substance, mais en forme; non pas en puissance, mais en espèce; tous trois ayant une seule et même substance, une seule et même nature, une seule et même puissance, parce qu'il n'y a qu'un seul Dieu duquel procèdent ces degrés, ces formes et ces espèces, sous le nom de Père, de Fils et de Saint-Esprit."
III. Les mêmes critiques étaient déjà formulées par les ignorants : "Vous prêchez deux et même trois Dieux, nous crient-ils; quant à eux, ils se disent les adorateurs d'un seul Dieu, comme si l'Unité, réduite à elle-même hors de toute raison, ne constituait pas l'hérésie, de même que la Trinité, raisonnablement comprise, constitue la vérité. Nous sommes pour la monarchie, répètent-ils. Et les voilà prononçant ce mot en véritables Latins, en véritables Opiques, afin de nous convaincre sans doute qu'ils comprennent la monarchie aussi bien qu'ils l'articulent. Mais, Latins, ils s'appliquent à prononcer monarchie; Grecs, ils ne veulent pas même comprendre le sens d'économie."
La monarchie, comme gouvernement d'un seul, est préservée dans la Trinité car un roi peut bien associer son fils à son règne sans cesser d'être roi. "quelle absurdité de prétendre que la Divinité va sembler partagée et disséminée dans le Fils et dans l'Esprit saint, qui obtiennent le second et le troisième rang, et d'ailleurs participent à la substance du Père, tandis qu'elle ne souffre ni partage ni dissémination dans cette multitude incommensurable d'anges, qui n'ont rien de commun avec sa substance!"
IV. Le Fils rendra le royaume à son Père, la monarchie est donc préservée.
V. Avant Augustin (et Thomas), Tertullien utilise l'analogie rationnelle :
"En effet, avant tout commencement Dieu existait seul; il était à lui-même son monde, son espace, et l'universalité des êtres. Il était seul, dans ce sens qu'en dehors de lui il n'y avait rien de créé. Au reste, on ne peut même pas dire qu'il fût seul. Il avait avec lui la personne qu'il avait en lui-même, c'est-à-dire sa Raison, puisque Dieu est raisonnable; la Raison était donc en lui auparavant, et ainsi tout émane de lui. Cette RAISONn'est pas autre chose que sa Sagesse. Les Grecs l'appellent du nom deΛόγος, qui chez nous équivaut à VERBE. De là vient que, parmi les nôtres, il est en usage de dire par une interprétation simple et abrégée; «Au commencement le Verbe était en Dieu,» quoiqu'il soit plus convenable d'attribuer l'antériorité à la Raison, puisque Dieu non-seulement produisit le Verbe dès le commencement, mais posséda la raison avant le commencement, et que le Verbe lui-même étant formé de la Raison, ne doit venir qu'après la Raison, sa substance.|184Toutefois, peu importe. Car, quoique Dieu n'eût pas encore engendré son Verbe, il ne laissait pas de l'avoir au fond de lui-même, avec et dans sa Raison, en méditant secrètement et en disposant avec lui-même ce qu'il allait dire par son Verbe. En méditant et en disposant avec la Raison, il transformait en Verbe celle qu'il traitait par son Verbe. Et pour le comprendre plus facilement, image et ressemblance de Dieu, reconnais auparavant, d'après toi-même, la Raison que tu portes au fond de toi-même, puisque tu es un être raisonnable, non-seulement créé par un être infiniment raisonnable, mais animé par sa substance. Regarde! Lorsque tu t'entretiens silencieusement en toi-même, cette opération intérieure n'a lieu que par la Raison, qui se présente à-toi en même temps que le Verbe, à chaque mouvement de ta pensée, à chaque impulsion de ton sentiment. Tout ce que tu as pensé est Verbe, tout ce que tu as senti est Raison. Il faut que tu te parles nécessairement au fond de ton ame; et en te parlant, tu as pour interlocuteur le Verbe dans lequel réside cette Raison elle-même, par laquelle tu parles, en pensant avec celui au moyen duquel tu penses en parlant. Il y a donc en toi-même, pour ainsi dire, un second Verbe, par lequel lu parles en pensant, et par lequel tu penses en parlant. Ce Verbe est un autre Verbe. Mais combien Dieu, dont tu es l'image et la ressemblance, n'aura-t-il pas plus pleinement en lui-même sa Raison, même lorsqu'il se tait, et dans sa Raison son Verbe? J'ai donc pu établir d'abord, sans rien hasarder, que Dieu avant la création de l'univers n'était pas seul, puisqu'il avait en lui-même sa Raison par conséquent, et dans sa raison son Verbe, qu'il engendrait le second après lui, en l'agitant au-dedans de lui-même."
VI. Identifie ce Verbe, cette Raison, avec la Sagesse des Proverbes, distincte néanmoins du Père.
VII. Lorsque Dieu parle en créant, il manifeste ce Verbe éternel. "Conséquemment il est l'égal de celui dont il procède, Fils premier-né, parce qu'il est engendré avant toutes choses; unique, parce que seul il est engendré de Dieu, et à proprement parler, conçu et engendré dans son cœur..."
On voit que les formulations sont encore imprécises entre être, forme, substance, puissance, etc.
Tertullien semble affirmer que Dieu a un corps, mais comme le note Augustin, il se peut qu'il ait aussi en vue autre chose que ce que le vocabulaire plus tardif appelle corps.
VIII. Mais la Trinité n'est-elle pas comme ces émanations gnostiques d'éons ? Non, car l'engendrement ne forme pas un nouvel être : "Il n'a donc jamais été séparé ou différent du Père, puisqu'il dit: «Mon père et moi, nous ne sommes qu'un.» Voilà de quelle manière la vérité entend l'émanation, gardienne de la vérité, et en vertu de laquelle nous disons que le Fils a été engendré, mais non séparé."
Analogies entre arbre et racine, rayon et soleil, source et courant qui ne sont pas séparés et pourtant l'un émane de l'autre.
"De même la Trinité descend du Père comme de sa source, à travers des degrés qui s'enchaînent indivisiblement l'un à l'autre sans nuire à la monarchie, disons mieux, en protégeant l'essence de l'économie."
IX. "Ne perds jamais de vue le principe, établi par moi, que le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont inséparables, et par-là, tu reconnaîtras toujours dans quel sens on le dit. Car voilà que je soutiens maintenant qu'autre est le Père, autre est le Fils, autre l'Esprit saint. L'ignorant ou le pervers se scandalisent de ce mot, comme s'il signifiait diversité, et qu'il impliquât par suite de cette diversité la séparation du Père, du Fils et de l'Esprit. Quand je dis que le Père est autre que le Fils et le Saint-Esprit, je le dis par nécessité pour répondre à mes adversaires qui, partisans de la monarchie exclusive, confondent dans une seule et même personne le Père, le Fils et l'Esprit; toutefois je le dis, non pour marquer la diversité, mais la distribution, non la division, mais la distinction, parce que le Père n'est pas le même que le Fils, différent en personne, mais non en substance."
Formulation très claire jusque là mais moins orthodoxe par la suite : le Fils est décrit comme partie de la Trinité, moins grand que le Père (au sens substantiel ?).
X. Montre toute l'absurdité engendrée par le fait de prétendre que le Père est devenu son propre Fils.
"Or, n'ayant pas de Fils, puisque je suis moi-même ce Fils, comment serai-je Père? Je dois avoir un Fils pour être Père. Je ne suis donc pas Fils, puisque je n'ai pas de Père, condition pour qu'il y ait un Fils. De même, si je suis le Père, moi qui suis déjà le Fils, dès-lors je n'ai plus de Père, puisque je suis moi-même le Père. Or, en n'ayant plus de Père, par la raison que je suis moi-même le Père, comment serai-je Fils? Je dois avoir un Père pour être Fils. Je ne serai donc pas Père, puisque je n'ai pas de Fils, condition pour être Père. Je reconnais bien ici l'adresse du démon: il exclut l'un par l'autre, lorsque, confondant les deux en un seul, sous le prétexte de maintenir la monarchie, il fait que l'on ne garde ni l'un ni l'autre. En effet, il anéantit le Père, puisque celui-ci n'a pas de Fils; il anéantit le Fils, puisque le Fils n'a pas de Père."
Ils répondent que Dieu peut bien faire ce qui nous semble impossible. Suit alors un paragraphe intéressant sur l'omnipotence, où il semble supposer que Dieu pourrait faire même ce qui est contraire à la raison mais que nous ne devons pas pour autant imaginer qu'il l'a fait, puisqu'il ne nous le dit pas. Ça affaibli un peu l'argument qui précède.
XI. On ne peut pas être l'engendré et celui qui engendre.
Premières précisions doctrinales : "chez nous le Père et le Fils sont distincts, entendons-nous bien, distincts, mais non séparés"
Tertullien note l'absence d'arguments modalistes scripturaires. Montre des exemples où nous voyons 1) une personne qui parle 2) à une autre 3) d'une troisième. Par exemple (et Tertullien est le premier à me faire remarquer la nature trinitaire de ce passage), le Psaume 110.1 ne parle pas simplement du Père et du Fils, mais Jésus le cite en disant que David dit cela *par l'Esprit* (Mat 22.43).
XII. Aborde les passages où Dieu parle au pluriel. La Trinité est explicite chez lui, s'il fallait encore le prouver : "Ou bien, est-ce parce qu'il était tout à la fois Père, Fils, Esprit, que, se donnant comme pluriel, il s'adresse à lui-même au pluriel? Chimères que tout cela! Comme à sa personne étaient associées une seconde personne, son Fils et son Verbe, puis encore une troisième personne, l'Esprit dans le Verbe, voilà pourquoi il emploie le pluriel: «Faisons.....Notre image..... L'un de nous.»"
Dans la création, le Père dit "*fiat*" et le Fils exécute, selon Tertullien.
Encore une précision remarquable pour une première défense de la Trinité : "Mais dans quel sens sont-ils autres? Je l'ai déjà déclaré ; en personnes, mais non en substance ; distincts, mais non séparés. D'ailleurs, tout en gardant partout l'unité de substance dans ces trois personnes inséparablement unies, la nécessité du sens exige impérieusement que celui qui ordonne soit distinct de celui qui exécute."
XIII. Aborde le Psaume 45, Jean 1, Psaume 110 et Esaïe 53 comme autant de passages témoignant d'un Dieu en plusieurs personnes.
Le Père n'a pas souffert.
Poursuit son analogie solaire : "Quoique je ne reconnaisse pas deux soleils, cependant je distinguerai aussi bien le soleil et le rayon, aussi bien deux choses et deux espèces d'une seule et indivisible substance que Dieu et son Verbe, que le Père et le Fils."
XIV. On ne peut pas voir Dieu. Pourtant beaucoup ont vu Dieu. Seule la distinction Père (invisible) et Fils (visible) peut l'expliquer. Certes, le Fils n'était pas visible non plus avant l'incarnation dans son essence, mais, par des songes et des visions, il se rendait visible anticipant l'incarnation.
Le Christ est la face du Père que nous pouvons voir sans mourir (cf. [[20211117114958]] ROBERTS Alastair - Transfigured Hermeneutics - chapitre 4 : Jésus comme glorieuse face de Dieu dans l'Evangile de Jean)
XV. Se tourne vers les textes du NT pour montrer qu'ils témoignent encore que le Père est invisible et le Fils visible, donc différents. "Car, quoique «le Verbe soit Dieu, il ne laisse pas d'être en Dieu,» parce qu'il est Dieu de Dieu, avec le Père dans le Père."
C'est la Parole de vie qu'ils ont vu et touché (1 Jean 1) et c'est la gloire du Fils qu'ils ont vu (Jean 1). C'est donc le Père que nul n'a jamais vu.
De même Paul, qui n'a pas vu le Père, dit "n'ai-je pas vu Jésus" ? Il dit bien à Timothée que le Père habite une lumière inaccessible que nul ne peut voir. Pourtant Christ s'est fait voir (1 Cor 15) et les disciples n'en sont pas morts, même sur la montagne de la transfiguration.
Les théophanies de l'AT sont donc des apparitions du Fils, selon Tertullien (Hugues Pierre me disait que Robert Dabney contestait cela, à voir !). Il réaffirme cela au chapitre suivant.
XVI. Le Fils n'a pas que présidé à la création mais à toute oeuvre de Dieu depuis.
Les interventions de Dieu dans l'histoire et les anthropomorphismes utilisés dans l'Écriture sont autant d'anticipation de l'incarnation : "Et «quel autre Dieu a pu converser ici-bas avec les hommes,» que le Verbe qui devait s'incarner? Mais pourquoi apprendre ainsi tous les jours? Pour nous aplanir les routes de la foi; pour nous incliner, plus facilement à croire que le Fils de Dieu était descendu dans le monde, quand nous saurions que le passé avait déjà vu quelque chose de semblable; «car tout ce qui a été écrit, de même que tout ce qui a été fait, a été écrit et fait pour nous instruire, nous qui sommes à la fin des temps.» Voilà pourquoi aussi il connaît déjà dès ce moment les affections humaines, puisqu'il devait emprunter à l'homme sa double substance, sa chair et son ame. Regardez-le! «Il interroge Adam,» comme s'il ne savait pas où il est; «il se repent d'avoir créé l'homme,» comme si sa prescience ne l'avait pas averti d'avance; il éprouve Abraham, comme s'il ignorait ce qui se passe dans l' homme; a-t-il été offensé, il se réconcilie; et enfin les mille circonstances que les hérétiquesreprochent à Dieu comme indignes de lui, afin de décréditer le Créateur, ignorant sans doute que tout cela convenait au Fils qui devait passer par toutes les souffrances humaines, la soif, la faim, les larmes, la naissance et jusqu'à la mort elle-même. C'est dans ce sens «que son Père l'a abaissé pour un moment au-dessous des anges.»"
Tous les noms (essentiels) du Père siéent au Fils, et ça n'est pas le Père pour autant :
"Ces noms donnés au Père, ne témoignent-ils pas encore contre eux: «Le Dieu tout-puissant, ---- le Très-Haut, ---- le Dieu des armées, ---- le Roi d'Israël, ---- celui qui est?» Nous soutenons, ainsi que l'enseignent les Ecritures, que ces mêmes noms conviennent au Fils, que le Fils est venu sous ces noms, qu'il opéra toujours en eux, et qu'il les manifesta aux hommes dans sa personne. «Tout ce qui est à mon Père est à moi,» dit-il. Pourquoi pas les noms aussi? Lors donc que tu lis: «Le Dieu tout-puissant, ---- le Très-Haut, ---- le Dieu des vertus, ---- le Roi d'Israël, ---- celui qui est,» prends garde que ces noms ne soient la démonstration du Fils; Dieu tout-puissant par lui-même, puisqu'il est le Verbe du Dieu tout-puissant, et que toute puissance a été remise entre ses mains; Très-Haut, puisqu'il est exalté comme la droite de Dieu, ainsi que Pierre le déclare dans les Actes des Apôtres; Dieu des armées, puisque tout lui a été soumis par son Père; Roi d'Israël, puisqu'à proprement parler, il a été la destinée de cette nation; enfin, celui qui est, parce que beaucoup sont honorés du nom de Fils sans l'être réellement. En attendant, que ma réponse serve aussi à réfuter ceux qui allèguent ce passage de l'Apocalypse de Jean: «Je suis le Seigneur qui est, qui était, et qui doit venir, le Tout-Puissant;» et tous ceux qui ne pensent pas que la dénomination de Tout-Puissant puisse convenir au Fils, comme si celui qui doit venir n'était pas aussi tout-puissant, puisque le Fils du Tout-Puissant est aussi bien Tout-Puissant que le Fils de Dieu est Dieu."
XVIII. Le Père est le seul vrai Dieu, mais cela ne veut pas dire que le Fils n'est pas Dieu aussi, car il n'est pas un autre Dieu que le Père :
"«Par conséquent, Dieu le Père est le Dieu unique, et il n'y en a pas d'autre que lui.» Quand il conclut ainsi, il ne nie pas le Fils, il nie seulement qu'il y ait un autre Dieu que lui, parce que le Fils n'est pas un autre Dieu que le Père."
Il aurait été faux que Dieu dise "Je suis le seul Dieu, excepté mon Fils" car alors il aurait fait du Fils un autre Dieu. Tandis qu'en disant tout à la fois qu'il n'y a qu'un seul Dieu et que le Fils est Dieu, il manifeste la divinité de l'un tout en préservant l'unité de la divinité : "Il y a mieux : si Dieu l'avait nommé, il l'eût séparé de lui-même en disant : Il n'y en a pas d'autre que moi, excepté mon Fils. Excepter son Fils, c'eût été le déclarer différent."
XIX. Il est certes dit que Dieu a étendu *seul* les cieux, mais on ne pourrait objecter ça à la Trinité des personnes, puisqu'il est aussi dit que la Sagesse était avec Dieu lorsqu'il affermit les cieux. L'Evangile nous dit par ailleurs que tout a été fait par le Verbe. On pourrait aussi dire que le Fils *seul* a étendu les cieux, comme seul agent du Père.
"Quoique nous l'appellions Dieu quand nous le nommons seul, il ne fait pas deux Dieux, mais un Dieu unique, par la même qu'il doit être appelé Dieu en vertu de l'unité du Père."
Les formulations sont moins clair : un en essence, mais pas en disposition ni en degré (on pourrait faire une lecture tout-à-fait orthodoxe ou subordinationniste de cela).
XX. Les modalistes n'ont que 3 textes à la bouche qu'ils opposent à tout le reste des Écritures (celui qui m'a vu a vu le Père, le Père est en moi et mon Père et moi nous ne sommes qu'un).
XXI. Commente le prologue de Jean : "autre est le Verbe et autre Dieu, quoique le Verbe soit aussi Dieu, mais en tant que Fils de Dieu, et non en tant que Père [...] Nous devons l'appeler nécessairement autre et non le même, autre sans admettre aucune séparation, autre en disposition, mais non en division."
Poursuit en parcourant l'Évangile de Jean. Excellent paragraphe à faire lire aux modalistes !
XXII. Continue à examiner les preuves tirées de l'Évangile de Jean.
Il voit dans "Abraham a vu mon jour" une confirmation que c'est le Fils qui se montrait dans l'AT.
Lorsqu'il est dit "Mon Père et moi, nous sommes un", il faut prêter non seulement attention au "un" mais aussi au "Père *et* moi" et au pluriel employé.
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