On Prayer is a book written by Tertullian, a prominent early Christian writer and theologian who lived in the second and third centuries AD. The book is a treatise on the subject of prayer, exploring its meaning, purpose, and practice in the context of Christian faith. Tertullian begins the book by discussing the nature of prayer and its role in the Christian life. He argues that prayer is a vital means of communication between humans and God, and that it is essential for spiritual growth and development. He then goes on to explore various aspects of prayer, including the different types of prayer (such as praise, confession, and supplication), the proper posture and attitude for prayer, and the importance of perseverance in prayer.Throughout the book, Tertullian draws on biblical texts and Christian tradition to support his arguments and provide examples of effective prayer. He also addresses common questions and concerns about prayer, such as whether God always answers prayers and how to deal with distractions during prayer.On Prayer is considered a classic work on the subject of Christian prayer, and has been influential in shaping Christian thought and practice for centuries. It remains a valuable resource for anyone seeking to deepen their understanding of prayer and its significance in the Christian life.Albeit Israel washed daily all his limbs over, yet is he never clean. His hands, at all events, are ever unclean, eternally dyed with the blood of the prophets, and of the Lord Himself; and on that account, as being hereditary culprits from their privity to their fathers' crimes, [21] they do not dare even to raise them unto the Lord, [22] for fear some Isaiah should cry out, [23] for fear Christ should utterly shudder.This scarce antiquarian book is a facsimile reprint of the old original and may contain some imperfections such as library marks and notations. Because we believe this work is culturally important, we have made it available as part of our commitment for protecting, preserving, and promoting the world's literature in affordable, high quality, modern editions, that are true to their original wo
Quintus Septimius Florens Tertullianus, anglicised as Tertullian (c. 160 – c. 220 AD), was a prolific early Christian author from Carthage in the Roman province of Africa. He is the first Christian author to produce an extensive corpus of Latin Christian literature. He also was a notable early Christian apologist and a polemicist against heresy. Tertullian has been called "the father of Latin Christianity" and "the founder of Western theology." Though conservative, he did originate and advance new theology to the early Church. He is perhaps most famous for being the oldest extant Latin writer to use the term Trinity (Latin trinitas), and giving the oldest extant formal exposition of a Trinitarian theology. Other Latin formulations that first appear in his work are "three Persons, one Substance" as the Latin "tres Personae, una Substantia" (itself from the Koine Greek "treis Hypostases, Homoousios"). He wrote his trinitarian formula after becoming a Montanist; his ideas were at first rejected as heresy by the church at large, but later accepted as Christian orthodoxy.
# Propos général Traité sur la prière en général : posture, temps, lieu mais aussi exposition du Notre Père.
# Résumé détaillé I. Puisque tout est nouveau sous la nouvelle alliance, il fallut qu'on ait aussi une nouvelle instruction sur la prière.
Christ nous enseigne : 1) À prier en secret car Dieu voit partout ; 2) Qu'on ne fasse pas étalage devant les hommes de nos prières ; 3) Qu'on ne multiplie pas les paroles.
L'Oraison dominicale est le résumé de l'Evangile.
II. Notre Père : "L'appeler notre Père, c'est le reconnaître comme Dieu. Ce titre est un témoignage d'amour et de puissance. Nous invoquons aussi le Fils dans le Père, car il a dit: « Mon Père et moi, nous ne sommes qu'un. » Nous rendons également hommage à l'Eglise notre mère. Car nommer le Père et le Fils, c'est proclamer la Mère sans laquelle il ne peut y avoir un Fils et un Père. Ainsi, dans un seul mot, nous adorons Dieu avec les siens, nous obéissons au précepte, et nous condamnons ceux qui ont oublié leur Père."
III. Dieu ne s'était pas révélé comme Père auparavant. Nous prions que son nom soit sanctifié non parce qu'il aurait besoin d'être rendu saint mais pour nous associer à ses louanges entonnées par les anges dans le *Sanctus* (cf. *Catéchisme de Luther* sur ces demandes). Nous prions par ailleurs que Dieu soit sanctifié en nous et dans ceux qui croiront.
IV. Nous prions que sa volonté s'accomplisse, non pas qu'elle ne s'accomplisse pas déjà mais pour que nous y participions aussi, qu'elle se fasse en nous (cf. *Catéchisme de Luther*). Que nous marchions ici déjà dans sa loi. C'est encore reconnaître que sa volonté pour nous est bonne (cf. Catéchisme de Genève sur l'introduction au Notre Père).
V. Que ton règne vienne. Non pas que Dieu ne soit pas déjà roi ni que son règne à venir ne soit pas certain, mais qu'il hâte le jour où nous règnerons avec lui. "O Seigneur, hâte donc l'arrivée de ton règne! C'est le vœu des Chrétiens, le désespoir des infidèles, le triomphe des anges; c'est pour lui que nous souffrons, ou plutôt c'est après lui que nous soupirons."
VI. Après les choses spirituelles, la prière passe aux choses terrestre car nous devons chercher d'abord le royaume de Dieu et le reste nous sera donné ensuite. Toutefois, on peut donner un sens spirituel (Luther faisait de même) à cette demande : donne nous le pain de vie qui est le Christ. Mais le sens naturel convient tout-à-fait aussi : nous demandons le pain, seule chose nécessaire au corps.
VII. A quoi cela serait utile d'avoir le pain sans le pardon ? Nous serions comme des bêtes engraissées pour le sacrifice. Nous devons aussi remettre les dettes pour que la nôtre soit remise. Et ce jusque 77 fois, contrairement à Lémek qui réclame 77 fois la vengeance (cf. [[20211104183933]] ROBERTS Alastair - Daily Biblical Reflexions, sur Genèse 4).
VIII. Que Dieu nous délivre de la tentation, non pas comme si c'était lui qui nous tentait mais qu'il nous délivre du malin, qui est d'ailleurs l'objet de la demande qui suit.
IX. Louange de la richesse et de la concision du Notre Père. Les chrétiens devraient débuter leurs prières par celle-ci, qui en est comme le fondement : "Qu'y a-t-il là d'étonnant? Dieu seul a pu nous apprendre comment il voulait être prié. C'est donc lui qui, réglant la religion de la prière et l'animant de son esprit au moment où elle sortait de sa bouche, lui communiqua le glorieux privilège de monter au ciel, et de toucher le cœur du Père par les paroles du Fils. Dieu cependant qui pourvoit aux nécessités humaines, après nous avoir légué séparément cette prière universelle, ajouta de plus: « Demandez et vous recevrez. » Chacun peut donc adresser au ciel différentes demandes selon ses besoins, mais en commençant toujours par l'Oraison dominicale qui est la prière fondamentale. Les circonstances amènent avec elles des besoins du moment; il est donc permis de demander des grâces du moment, en nous souvenant des préceptes toutefois, de peur que nous ne soyons aussi loin des préceptes que des oreilles du Seigneur."
X. Nous devons prier sans hypocrise, sans retenir de dette ou de colère. Cette dernière doit non seulement être abandonnée avant le coucher du soleil mais le plus vite possible. L'Esprit pur qu'est Dieu n'admettra qu'un esprit pur et sans partage.
XI. Ce ne sont pas nos mains physique que nous devons laver avant de prier, bien que ceci nous offre l'illustration de la pureté qu'il faut pour s'adresser à Dieu en élevant des "mains pures", c'est-à-dire les actions accomplies par nos mains qui soient pures. Aborde la position dans laquelle les chrétiens prient, en *oratio*, leurs mains élevées comme celles du Christ en croix.
XII. Il n'est pas nécessaire de retirer son manteau lorsqu'on prie et il ne faut pas croire que le passage où *Hermas* s'assoit en priant indique qu'il faille s'asseoir après la prière. Au contraire, c'est irrespectueux de s'asseoir pendant la prière, comme si prier nous fatiguait.
XIII. Notre attitude doit être humble : n'élevons pas les mains trop haut et n'élevons pas la voix, comme si Dieu ne pouvait nous entendre dans coeur, lui qui a entendu Jonas du fond des mers. Nous n'y gagnons rien, si ce n'est déranger notre voisin ! Cite l'oracle du démon Pythien pour appuyer son propos !
XIV. Il n'est pas licite de ne pas donner le baiser de paix après la prière, sous prétexte que l'on jeûne. Cela rend public notre jeûne et n'associe pas nos frères à celui-ci. Voit la prière comme un sacrifice, puisqu'il note qu'il est particulièrement approprié que le sacrifice soit suivi de la paix. On peut s'en abstenir les jours de Pâques puisque, comme tout le monde jeûne, on ne fait alors pas étalage de sa piété. On peut très bien participer à l'Eucharistie lorsqu'on jeûne, en prenant chez soi le corps du Seigneur.
La suite du traité n'est pas dans tous les manuscrits. Je passe donc au manuscrit de Milan qui la porte et aux numéros de chapitre (découpage différent) tels qu'ils sont dans ce manuscrit.
XX. à XXII. Défend le fait que les vierges aussi, et non seulement les femmes mariées, doivent être voilées à l'Église. Invoque des arguments de décence, mais aussi généraux. Donne une interprétation originale à "à cause des anges" : parce que les anges sont tombés en raison des filles des hommes en Genèse !
XXIII. Nous devons prier à genoux, sauf le dimanche où nous nous abstenons de toute tâche, ni le jour de Pentecôte mais particulièrement pour s'humilier. Certains ne le faisaient pas le jour du sabbat.
XXIV. En tout lieu, prions.
XXV. Recommande de prier la troisième, la sixième et la neuvième heure, en plus des prières du lever et coucher (cf. Calvin à ce sujet). Exemple (bien que sans commandement) des apôtres et de Daniel qui appuie cela ainsi que la Trinité (parce que trois !). Nous ne devrions pas prendre de nourriture ou nous laver sans prier auparavant, pour donner la primauté aux choses spirituelles.
XXVI. Recevons les frères dans notre maison avec prière et ne les laissons pas partir sans.
XXVII. Pourquoi ne pas ajouter un Psaume ou un Alléluia à ces prières.
XXVIII. Interprète la prophétie de Malachie comme ayant trait à la prière (et non à l'Eucharistie) : nous sommes les vrais prêtres et les vrais adorateurs.
XXIX. Éloge de la puissance et de l'universalité de la prière : les chrétiens sont comme un armée qui veille en priant.
# Remarques 1) Comme dans [[20211208184124]] TERTULLIEN - Contre Praxéas (voir remarque 8), Tertullien utilise "Esprit de Dieu" pour désigner le Fils et "Saint-Esprit" pour désigner l'Esprit : "Esprit de Dieu, Verbe de Dieu, Raison de Dieu, Verbe de la Raison, Raison du Verbe, Esprit, enfin, notre Seigneur Jésus-Christ, qui est tout cela, nous enseigna une nouvelle formule de prière, à nous qui sommes les disciples du Testament nouveau." (I.) 2) Interprétation allégorique de "sur la terre comme au ciel" : "En effet, sous la signification symbolique de chair et d'esprit, c'est nous-mêmes qui sommes le ciel et la terre. Mais sans même donner à cette expression un sens figuré, la nature de la demande reste la même, c'est-à-dire, que la volonté de Dieu s'accomplisse en nous sur la terre, afin qu'elle puisse s'accomplir en nous dans le ciel." (IV.) Autre interprétation allégorique : "Lorsque Joseph renvoya ses frères avec l'ordre de ramener leur père, il leur recommanda « de ne point se quereller en chemin. » Cet avertissement s'adressait à nous. Notre discipline est désignée souvent sous le nom de chemin et de voie. Il signifiait encore qu'engagés sur le chemin de la prière, nous ne devons pas nous approcher du Père avec la colère dans le cœur." (X.) 3) Sur le rapport entre le pain et le corps du Christ : "Car notre pain, c'est Jésus-Christ, parce que Jésus-Christ est notre vie, et que notre vie, c'est le pain. « Je suis le pain de vie, » a-t-il dit lui-même. Et un peu plus haut: « Le Verbe du Dieu vivant est le pain descendu des cieux. » D'ailleurs son corps est représenté par le pain: « Ceci est mon corps. »" (*Christus enim panis noster est, quia vita Christus et vita panis : Ego sum, inquit, panis vitae: et paulo supra, Panis est sermo dei vivi qui descendit de caelis: tum quod et corpus eius in pane censetur, Hoc est corpus meum*. VI.) 4) Sur le fait que seul Jésus est sans péché : "Le Seigneur savait bien que lui seul est sans péché. Il nous enseigne donc à dire: REMETTEZ-NOUS NOS DETTES." (VII.) cf. [[20211126142751]] TERTULLIEN - De la chair de Jésus-Christ, remarque 8. 5) L'idée que Jésus va plus loin que la Loi dans son sermon : "Le Seigneur, en donnant à la loi plus d'étendue, à la défense de l'homicide ajoute celle de la colère contre son frère." (X.) (cf. [[20211213221142]] TERTULLIEN - De la Pénitence, remarque 4). 6) Sur le #canon, cite *Hermas* comme Écriture en XII. 7) En XXVIII la prière est le sacrifice de Malachie.
Voici le plus ancien commentaire du Notre Pere, encore tout à fait pertinent pour le lecteur moderne. Et la vraie perle du traité: des considérations pratiques sur comment faire la prière (postures, heures, voile...)
On retiendra que Tertullien défend la nouvelle traduction du Notre Pere "ne nous laisse pas entrer en tentation" Que l'usage du voile était contesté à l'époque de Tertullien quant aux vierges Que les chrétiens se conformaient aux usages juifs de prières comme de la cire à u' cachet Qu'ils respectaient des heures pour la prière même s'il existait une grande diversite quant à quelles heures Et d'autres choses encore que le lecteur curieux découvrira lui même.
Ah oui. Et que Tertullien tient vraiment au voile des vierges (plus gros chapitre du traité)