Des volets qui claquent sur la façade de l'hôtel Splendid. Un bruit jeune, impatient, joyeux. Le vieux Simm se retourne. Il est seul à le voir. Blond dans la fenêtre bleue. Beau comme un fils qui lui naîtrait, un fils un peu étrange, un peu inconnu, qui goûte l'air duveté de lumière, s'emplit les yeux de la beauté de la colline, des oliviers, des vignes. Rencontre fugitive, immense, sans paroles : ils ne parlent pas la même langue. Et puis... Qui abandonnerait l'enfant qui vient de naître ? Qui laisserait le néant l'aspirer à nouveau ? Dans l'indescriptible folie qui suit le tremblement de terre, le vieux Simm gesticule, tire les sauveteurs par le bras. "Là ! Là ! Je l'ai vu ! Sous ces ruines ! Son sourire..."
"Cateodata tu esti copilul meu, alteori eu sunt al tau. Intelegi? Ne nastem impreuna... Pentru cei care se iubesc, asa ar trebui sa fie, nu crezi, Jeph?"
"Eu, noi, cu cuvintele noastre gradate, cu duble sau triple sensuri... tarand, sau crezand ca taram universuri cu noi, stiind prea mult, sau nu destul? Cu ochiul prea deschis ca sa iubim... sau era un fel de neputinta?"
"Viata e in fiecare samanta, in fiecare cuvant... Numai daca am sti asta de fiecare data! Numai daca am dori-o de fiecare data..."
”..Exist. Aparțin vieții. Numai ei! Ei bine..unde este corpul meu? Unde începe el? Unde sfârșește? Beată, dureroasă viața asta! Totuși, totul surâde înăuntru. Galaxii între tâmple, oceane în vine. Prietenia aerului. Lipește-te de prietenia aerului. Intră în timp fără să uiți ceea ce știi, ceea ce duci (..) Să vizitezi îndelung, țara corpului tău, freamătul vieții pe lucruri. Atât de puțină carne și atât de multă rumoare înăuntrul nostru!”
"L'Autre" est une nouvelle allongée plutôt qu'un roman, à forte saveur existentielle. Un vieil homme, vivant dans un petit village d'un pays arabe non identifié, aperçoit un jeune étranger, blond, à la fenêtre d'un hôtel. Les deux hommes se sourient brièvement, juste avant qu'un tremblement de terre n'aplatisse l'hôtel. Le vieil homme sait instinctivement que l'autre n'est pas mort, et s'entêtera à rester jusqu'à pouvoir communiquer avec lui et aider à le sauver. L'action n'est vraiment pas au centre de ce drôle de petit livre, qui est plutôt une sorte d'exploration existentielle sur l'empathie humaine, écrite sous une forme poétique (l'auteure se permet notamment des expérimentations avec l'aspect visuel du texte). J'ai peu apprécié le côté superficiel des personnages, en particulier le fait que le vieil homme soit une sorte d'illuminé naïf, proche d'un "idiot du village" qui ne comprend rien au monde moderne. Il y a un petit côté condescendant à ce traitement. Aussi, l'ensemble est plutôt mince et peine à laisser une trace dans le lecteur. Reste le style de l'auteure, qui sait générer des phrases simples et qui atteignent leur cible. Un style qui, tout comme l'approche humaniste, fait beaucoup penser à un autre auteur francophone élevé dans un pays arabe, un certain Albert Camus...
Bof... Un bel hymne à l’espoir malgré tout quand tout le monde pense qu’il est fou d’espérer, mais à force d’universalité (l’Autre, le vieil homme, la vieille épouse qui ne comprend pas), on perd un peu le concret du propos. Par ailleurs, bien qu’il y ait de beaux passages très poétiques j’ai trouvé le récit un peu long. Peut-être est-ce dû au fait que j’ai lu le livre de manière fragmentée et pas dans un seul élan mais le sauvetage m’a paru très lent. Pourtant, on se doute depuis le début que l’attente folle de Sim ne sera pas déçue et le suspense est assez mince. A l’inverse, le dénouement est très bref et laisse un peu sur sa faim. Certes le sauvé est l’Autre, aidé au seul nom de son altérité et de la valeur de la vie mais Sim avait aussi noué une relation plus personnelle avec lui et le fait qu’ils ne se rencontrent pas est quelque peu décevant
Je n’ai pas du tout aimé le style d’écriture. Ca part dans tous les sens, on ne sait pas qui parle, la mise en page se veut unique, malheureusement ca nuit à la comprehension du texte. Pas plus que ca prise par l’histoire non plus.
The first approach I had with this book was its graphics, and the dinamic way it was written, often changing which tends to be the opposite in literature, maybe its more often found in children books, so actually I expected a book for children. I expected an easy language and a light story; if you are expecting the same let me tell you, this is a very more deep poethic story, it makes you think in the deep of the closenness of the death and the beauty of life. also if you have a knowledge in French, you will find especially in the descriptive narration vast new vocabulary, in my opinion too vast, I checked with some french people and even for them it was unknown words. In sum, I recommend it if you feel attracted by the philosophy of life, if you want to read a passionate story about how an unexpected incident made two strangers connect so deep, and to feel the perspective from a person whose life is in danger.
C'est l'histoire d'un tremblement de terre, un homme, "l'autre", se retrouve coincé sous les décombres mais seul un homme précédemment passé à proximité le sait. Ce dernier va tout faire pour mener les secours à intervenir et à sauver le premier, alors qu'il ne le connaît pas. Une belle leçon d'humanité.
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Un des premiers livres que j’ai lu hors contexte scolaire et il est vraiment bon. Il fait réfléchir sur deux points: la facilité à s’ouvrir au autre et la place qu’on les étrangers dans un pays (et la manière dont ils sont reçus et traités)
Ce récit est une ode à la vie. Il est angoissant, entraînant, exaltant, on passe par toute sorte d'émotions. La fin est satisfaisante même si on aimerait en lire plus, on aimerait connaître et suivre l'histoire un peu plus loin encore.