Père monoparental de Flavie, un an, Éric Boucher est un ex-voyou reconverti en vendeur de voitures. Entre une transaction louche et l’heure du bain, il vend du pot dans une résidence de personnes âgées, rue Galt à Sherbrooke, et lève le coude avec ses chums, dont il gère la vie sentimentale. Mais Boucher va bientôt perdre pied, rattrapé par une peine dévastatrice, alors que la dpj menace de lui retirer la garde de sa fille.
Il devra choisir : prendre le droit chemin ou le champ.
De Terminator à Rage Against the Machine, La soif que j’ai joue du slapstick et emprunte la cadence du rock et des films des années quatre-vingt-dix pour creuser sa brèche dans le cœur des mauvais garçons. Crue et vraie, la descente de Boucher expose les secrets d’hommes laissés à eux-mêmes, à l’étroit dans leurs rêves.
C'est cru, c'est de l'humain, c'est une noyade éveillée.
J'ai vraiment trouvé ça addictif. Jusqu'où tu iras, Éric?
La fin. Ça fait mal comme fin 😂🫠
Ça m'a fait penser à du Sophie Bienvenu, donc assurément beaucoup dans ma palette. La plume est un peu plus simpliste mais c'était vraiment excellent 🤍
Merci à ViaRail pour son retard de plus d’une heure qui m’a permis de lire le livre d’un coup. À Drummondville, je trouvais qu’il y avait des petits bouts longs mais rendue à Ste Foy, j’étais en larme
C’est un roman dur. Qui vient confronter ben des affaires en moi. Avec une écriture québécoise crue et vulgaire. Un protagoniste père monoparental poqué qui essaye de donner à sa fille ce qu’il n’a lui-même pas reçu.
Au début j’étais pas convaincue. Les premiers chapitres sont une alternance de chums et de brosses. “Boucher” n’est pas attachant, mais au fur et à mesure qu’on découvre son histoire c’est difficile de ne pas compatir. Le “mystère” avec la maman de Flavie apporte aussi beaucoup à l’intrigue et ça apporte des réponses et des questions.
C’est un ouvrage qui frôle un peu Naufrage de Biz. Je ne sais pas trop où me situer, mais je dirais que ça ose de plusieurs façons, ça expose la réalité laide en pleine face et ça effleure des thématiques pas souvent mises de l’avant, donc pour ça, j’aime.
Y'a bizarrement (j'ai l'impression) du potentiel humoristique inexploité et, au contraire, des moments d'émotions humaines (HUMAN EMOTIONS! shoutout à Tommy Wiseau lol) insoupçonnés et ravageurs...
Intéressant et même hypnotisant dans le vice, mais je suis moins le lecteur idéal que je pensais!
Tel un accident de char, il est difficile de détourner les yeux quand on est témoins de l'inéluctable dégringolade d'un personnage. Dufour-Labbé cerne bien un certain type d'humain, dans son premier roman pour adultes, et son narrateur antipathique nous tire fréquemment des rires et des sourires, mais on finit un peu par s'en fatiguer, et constater - en le jugeant un peu - qu'il ne s'aide vraiment pas.
J'ai aimé la langue, le temps qui passe aléatoirement, les personnages secondaires, et le parfum de désespoir qui flotte dès le départ. Ça se lit vite et bien, et parfois c'est tout ce qu'on demande d'une oeuvre littéraire.
On suit Éric, père monoparental, alcoolique et en deuil qui va tranquillement se noyer dans sa dépendance, jusqu'à ce que l'imaginable se produise. J'ai vraiment aimé ma lecture. Le début était lent, mais pas trop. Les touches d'humour à travers les réflexions du personnage m'ont plu. Ce n'est pas un gros roman, mais je n'en aurais pas pris plus. J'ai trouvé que la longueur était parfaite pour le type d'histoire et la façon dont elle est amenée. Belle découverte au niveau de l'auteur !
J’ai vraiment aimé le livre par le fait qu’il parle vraiment du point de vue du père alcoolique qui aime vraiment sa fille et qui aimerait se sortir de ses habitudes toxiques. De manière générale, les livres similaires abordent souvent le point de vue de l’enfant qui vit des situations problématiques avec un parent et non l’inverse. C’est un peu une histoire sans issue et qui tourne un peu en rond, mais justement, je trouve que ça montre la réalité de l’addiction.
C’est vrai, c’est cru, c’est poignant, ça m’a fait vivre des vraies emotions, le style d’écriture de l’auteur est familier et arriver à nous traverser.
C’était un personnage pathétique, il était fondamentalement détestable et pourtant, j’ai été incapable de le détester. Mais incapable de l’aimer non plus. J’aurais voulu soit l’aimer, le prendre en pitié, ou le détester, en éprouver de l’aversion. L’éternel indifférence, l’entre les deux ont fait que j’ai moins connecter avec lui. Un père monoparental noyer dans son deuil, noyer dans l’alcool qui aime sa fille autant que la boisson. Mais il doit faire un choix. Un choix entre son mal de vive et sa raison de vivre.
Le début était un peu lent, mais j’ai aimé l’atmosphère qui en découlait. J’ai aimé suivre leur quotidien, voir leurs proches, les gens qui se soucis d’eux sans voir le danger que Boucher et pour Flavie, ou en le voyant et l’acceptant ou qui s’en alarme mais se sente impuissants. J’ai beaucoup aimé que l’auteur ne justifie pas son alcoolisme sous son deuil, que son problème vient de plus loin que la perte de sa blonde. Parce ce que je pense que sa aurait été trop simple. Pardonné ses agissements parce qu’il est en deuil.
L’histoire tournait un peu en rond, était un peu déconstruit, mais je trouve que sa fonctionnait très bien avait la thématique de la dépendance, d’être pris dans cette boucle sans être capable s’en sortir. Si le début était un peu lent, la fin était excellente. J’ai en soit beaucoup aimé se livre, il m’a beaucoup percuté et il était très bien écrit. Est-ce qu’il se différenciait énormément des autres livres du même genre? Probablement pas, mais pour un livre qui me fait un peu mal feeler à la fin de ma lecture, ce fut très efficace!
Juillet 2024. Il y avait un petit quelque chose (de subtil) du plongeur de Stéphane Larue et l’engrenage d’une dépendance. Mais c’était trop court et too much en même temps. Cela dit, je la ressentais la soif pis l’impuissance et la peur panique aussi. Alors, je l’ai lu d’une traite pratiquement. L’écriture avait un air baveux tout autant que le personnage principal, j’ai aimé ça, c’était efficace. Je suis curieuse de lire un prochain roman de cet auteur.
(C’était campé à Sherbrooke, alors c’était un plus, je tiens à le préciser.)
Un livre comme il en sort probablement une 20aine par année au Qc. Un personnage pathétique dans la tourmente devra essayer de se reprendre en main…ok!
Une lecture douloureuse. Le cycle familial de l'alcoolisme. La quête de l'amour parental à la vie adulte. La banalisation de la consommation. Le PTSD, le deuil refoulé, le déni, la déresponsabilisation, l'indifférence, l'inaptitude. L'amour d'un père pour sa fille malgré son incapacité à reconnaître son incompétence parentale. Une compassion profonde pour les oubliés juxtaposé à la déshumanisation et à l'exploitation des gens ordinaires. L'humiliation, le jugement, la projection. Le pardon. Ça m'a fait mal.
Le début du roman est un peu pêle-mêle et j'avais de la difficulté à suivre l'histoire et les personnages. Cependant, on vient vite s'attacher à Boucher et à son personnage écorché par la vie. Il fait de son mieux pour prendre soin des gens qu'il aime, mais on comprend vite que la dépendance prend le dessus et lui fait prendre le clos. Arriveras t'il à rester sur le droit chemin pour de bon? Un évènement forcera certainement les choses... Le texte est rempli d'humour subtil et bien placé. 3.75
Le personnage principal me rappelait presque l’anti-héros de la trilogie La bête de David Goudreault. Il y a un petit quelque chose qui les unit. Bien que le personnage principal de La soif que j’ai soit beaucoup moins « trash », leur côté délinquant les unit. J’ai bien aimé l’histoire et l’écriture de l’auteur. Son ton est juste et sensible sans être pleurnichard.
7.6/10 Difficile parfois de trouver un capital de sympathie pour le personnage principal. Cependant, plusieurs phrases coup de poing surlignées dans mon livre (légèrement, au plomb) Alcoolisme, veuvage, DPJ. Thèmes difficiles mais traités d'une manière très réaliste. C'est peut-être la raison pour laquelle plusieurs ont moins aimé. Parce que c'est justement ça, trop vrai.
L’histoire d’une famille détruite, de l’alcoolisme passé de père en fils, du désespoire. Une réflexion intéressante, mais qui m’a par moment un peu laissé sur ma faim. J’ai par contre adoré la plume de l’auteur, très orale (avec des pis, des sacres, des anglicismes).