Je soupçonne l'auteur d'être un poil réac, comme l'en témoigne p. 40 « Guerres de religion, inquisitions, prosélytisme, procès staliniens, révolution culturelle, Djihad, militantisme végétarien ou antitabac aujourd'hui... la liste est trop longue. Dans toutes les époques et dans tous les domaines, l'homme aspire à imposer ses valeurs, ses goûts et ses choix de vie aux autres. »
Le mec met militantisme végétarien ou antitabac sur le même plan que d'autres atrocités perpétuées dans le passé, comme si c'était ça le pire que l'époque nous réserve. Pourquoi pas le fascisme, le racisme ou le sexisme ? Tiens puisqu'on en parle, p. 81 « Nous nous offusquons, pourtant, de l'égoïsme des hommes ou de l'inconstance des femmes. » Des femmes égoïstes ou des hommes inconstants, ça n'existe pas peut-être ? Bonjour l'essentialisme.
Heureusement, passés ces rares loupés assez révélateurs, j'ai trouvé que l'ouvrage était bien construit, se lisait aisément et nous permettait d'aborder de façon la philosophie de Spinoza sous un aspect pratique, avec des concepts utiles à la vie de tous les jours.