Le Périple de Doniate d'Ayla la jeune Cro-magnon continue. Son initiation aux secrets des shamans et le statut de Zelandoni auquel elle aspire sont exigeants, peu compatibles avec une deuxième grossesse et une vraie vie de couple. L'épreuve qu'elle va traverser avec son compagnon Jondalar transformera la jeune femme et bouleversera les fondements mêmes de la tribu de la Neuvième Caverne.
" Ce dernier livre de la saga des Enfants de la Terre , nourri comme les précédents d'une documentation fouillée saluée par les spécialistes, ne décevra pas les fans avides de se plonger à nouveau au coeur de la vie préhistorique. " Pèlerin magazine
Jean Marie Auel is an American writer who wrote the Earth's Children books, a series of novels set in prehistoric Europe that explores human activities during this time, and touches on the interactions of Cro-Magnon people with Neanderthals. Her books have sold more than 45 million copies worldwide.
On se retrouve aujourd’hui avec le tout dernier tome des Enfants de la Terre, de Jean M. Auel, une saga que j’ai commencée il y a une petite éternité et pour laquelle mon intérêt est allé en s’amenuisant avec les tomes, malheureusement. À la décharge de l’autrice, c’est une saga au long court et écrire autant sur un peuple préhistorique sans tomber dans la redondance était juste mission impossible. On avait fait le tour de la petite vie d’Ayla à la neuvième caverne bien avant d’en arriver là.
Nous retrouvons donc notre héroïne là où nous l’avions laissée à la fin du tome précédent. Elle poursuit son initiation pour devenir Zelandoni, un parcours exigeant qui lui demande beaucoup de son temps et l’oblige à négliger quelque peu son compagnon Jondalar et leur fille. On sent bien qu’elle touche au but mais la dernière partie du chemin sera semée d'embûches. Jean M. Auel excelle toujours autant à faire vivre des personnages intéressants, denses et attachants, surtout qu’il s’agit de Cro-Magnon, la gageure était quand même de taille et mérite d’être saluée.
Malgré tout, cela ne suffit pas. Ou plutôt, cela ne suffit plus, à ce stade de la saga. Dans ce dernier tome, il ne se passe pas grand-chose, au final, et les redondances sont nombreuses. L’autrice a tendance à se répéter inlassablement sur le mode de vie de ce peuple, sur les peintures des grottes visitées par Ayla, sur les chevaux, le loup, la Zelandonii, le Chant de la Mère et même sur des événements passés pas si éloignés et dont on se souvient parfaitement ! Tout cela alourdit considérablement le récit, au point de le rendre limite indigeste.
Et quand enfin il se passe quelque chose dans la dernière partie du roman, c’est la dégringolade avec une intrigue qui n’est qu’une resucée de celle des Chasseurs de Mammouths. Même si l’on ne peut pas nier qu’avec sa saga, Jean M. Auel ait popularisé des notions jusque-là réservées aux paléontologues - le travail de recherche effectué est juste étourdissant -, il n’empêche que ce final est pour moi une réelle déception. Il n’apporte rien à la série en dehors de répétitions fastidieuses et il eut, à mon sens, mieux valu s’arrêter aux Refuges de pierre.
Cette deuxième partie est bien meilleure que la précédente. Il y a une intrigue (ouf) et des questionnements intéressants (p.ex sur la peine de mort, l’influence que la paternité exerce dans le sentiment de jalousie, les séquelles de la trahison dans le couple, le pouvoir de l’amour filial vs l’amour du partenaire, la dépression et les envies suicidaires, l’influence que la paternité avérée a sur l’amour filial, etc). Je trouve dommage que le livre en entier ne soit pas plus focalisé sur ces thématiques hautement intéressantes plutôt que la description sommaire mais sans fin de cavernes qui n’apporte rien au lecteur. Car finalement ces thèmes sont évoqués, mais la réflexion amenée reste assez sommaire en fin de compte et c’est bien dommage.
Je trouve également dommage que pour le dernier tome de la série on nous laisse une fin sans épilogue. On ne saura donc jamais ce que la vie a réservé à ces personnages auxquels on s’est attachés pendant six livres.
Ce dernier tome me laisse un peu sur ma faim, j'aurais espéré que Jean M.Auel aurait donné à Ayla et sa caverne, une fin un peu moins "bâclée" Néanmoins, ce tome était tout aussi intéressant que les précédents !