Deschizand aceasta carte, cititorul este socat, ca de fiecare data, de mecanica diabolica a naratiunii lui Serge Brussolo. Romanul e plin de peripetii si capcane proprii genului thriller, dar nu e vorba doar de un thriller, ci si de o incursiune in psihicul uman. Autorul urmareste evolutia personajelor care ajung pe nesimtite la limita nebuniei, intr-un spatiu de refugiu, un spatiu de aparare contra realitatii. La inceput, personajele se afla intr-o situatie greu suportabila si fara speranta. Se straduiesc sa faca ceva si reusesc sa scape de situatia atroce initiala, dupa ce trec prin nenumarate incercari. Spre sfarsitul cartii, se profileaza o situatie diferita, dar la fel de greu de suportat si tot fara speranta.
Aceasta conceptie ciclica de situatii este mai vizibila ca niciodata in Iceberg. Serge Brussolo a reusit sa urzeasca cu mare abilitate un roman in care analiza psihologica a personajelor se ia la intrecere cu suspansul. Intamplarile neasteptate se succed cu repeziciune, fara nici un moment de ragaz, cititorul ramanand cu respiratia taiata de admiratie, ici si colo, in faaa unei imagini de-a dreptul splendide, aproape fantastice, precum cea a aisbergurilor tabulare care se topesc molcom in contact cu apele calde ale oceanului. Nimic mai greu pentru cititor decat sa lase cartea din mana inainte de ultima pagina!
Serge Brussolo est un écrivain français de science-fiction, de fantastique, de thriller et de roman historique né le 31 mai 1951 à Paris.
Il vécut une dure enfance tourmentée, principalement à cause de la folie de sa mère. Il eut très tôt la vocation de l'écriture et, dès l'âge de douze ans, commença à chercher à se faire publier. Après avoir suivi des études de lettres et de psychologie, il exerce plusieurs petits métiers tout en ne renonçant pas à vivre un jour de sa plume. Les débuts furent difficiles, son style particulier peinait à se voir ouvrir les portes des revues de science-fiction de l'époque. Sa prose correspondait peu aux critères un peu étriqués de la science-fiction française. La première reconnaissance arrive en 1978 lorsqu'il réussit à faire paraître une première nouvelle, Funnyway dans l'anthologie Futurs au présent dirigée par Philippe Curval. Ce texte sera récompensé par le Grand prix de la science-fiction française en 1979.
La collection Présence du futur publie ensuite un premier recueil de nouvelles, Vue en coupe d'une ville malade, œuvre très remarquée du public qui lui vaut également un autre grand prix. Très prolifique, Serge Brussolo enchaîne ensuite la parution d'une série de romans dans la populaire collection "Anticipation" des éditions Fleuve noir à un rythme très soutenu dont Les Semeurs d'abîmes en 1983, récompensé par un prix Apollo. Beaucoup de critiques de l'époque, admirateurs de ses nouvelles au style si personnel et orignal lui reprochèrent de galvauder son talent en entrant dans la collection Anticipation du Fleuve noir, souvent mal considérée. Rétrospectivement, cette accusation semble totalement infondée, premièrement parce que cette partie de son œuvre fût une des plus riches et inventives, ensuite parce qu'il devint rapidement un des auteurs les plus appréciés de la collection et qu'il contribua fortement à faire évoluer celle-ci qui s'ouvrira bientôt à d'autres auteurs originaux comme Daniel Walther ou encore Joël Houssin. Et si, sur le plan de l'écriture, cette série de romans semblent moins audacieuse que ses premières productions, sur le plan de l'imaginaire, on sent l'auteur parfaitement à l'aise au sein de cette collection qui, en plus de lui ouvrir les portes à un large public, lui permet de se débarrasser des contingences « scientifiques » de la science-fiction dite « sérieuse ».
Il faut préciser ici que le terme science-fiction ne convient pas tout à fait à Brussolo. L'intéressé se dit lui-même peu captivé par le genre tel qu'il existe par ailleurs. C'est souvent faute de mieux que nombre de ses romans sont considérés comme tels. Brussolo n'est pas du genre à donner dans le space-opéra, encore moins à réellement chercher à imaginer un futur de l'humanité en tirant des hypothèses sur les futures avancées scientifiques ou technologiques. Ses références sont plutôt à chercher du côté des légendes, mythologies et autres récits merveilleux. Et chez lui, la science-fiction n'est jamais très éloignée du fantastique ou de l'étrange. D'ailleurs, certains de ses romans parus dans la collection Anticipation sont de purs romans fantastiques (Catacombes, Docteur Squelette, La Nuit du venin) et annoncent déjà l'abandon progressif de l'étiquette "science-fiction" par un auteur décidé à ne pas se laisser enfermer dans le moindre carcan. En 1990, en pleine explosion "Stephen King", il entame une collection fantastique à son nom aux éditions Gérard de Villiers, dix romans paraitront à un rythme très soutenu (un livre tous les deux mois) et exploreront, de manière souvent originales certains vieux thèmes du genre : la lycanthropie, la maison hantée, le vaisseau fantôme... Parmi les plus renommés, citons Les Emmurés ou encore Les Bêtes.
Harcelé par des satanistes et ayant conscience d'avoir fait le tour de ces sujets, Brussolo arrête la collection en 1992
Iceberg (3rd in the Peggy Mitchum series but can be read independently as all are standalone thrillers - have not yet read the first 2 myself and based on this one not sure if/when as I have way too many more interesting Brussolo to read first) is an action-adventure thriller with a strong psychological component.
A fast read and with a lot of haunting imagery, the book left me a bit empty at the end as it does not transcend the thriller mode as other Brussolo novels so magisterially do (see La Main Froide for a recent example from my reads or Labyrinth aka Visitateur Sans Visage - Visitor without a Face for another); so yes the imagery is haunting and the Arctic setting, details and extreme hardship all, is superbly done, but the rest is just stock thriller that soon becomes very predictable and borders on ridiculous on many occasions; not to speak that being part of the Peggy Mitchum series the heroine is guaranteed to survive against all odds and that is quite un-Brussolo so to speak and it shows, as one of the big pluses of Brussolo fiction is his lack of get out of jail cards from impossible situations which tend to make thrillers cheap wish-fulfillment in an armchair
Still a 4 star novel for the imagery, tension and world building but a let down compared say with the Avenue of the Floes (Boulevard des Banquises which has a similar setting)
Here is a quick English synopsis:
Peggy Mitchum (young accomplished swimmer and diver) fled Florida after book 2 a briefcase full of $ 100 bills in her hand. She moved to Laguna Beach near Los Angeles because she can not conceive of living away from the ocean. She opened a shop renting surfboards, but her business did not prosper as surfers kept boycotting the store of this stranger unfamiliar with local customs.
Soon the money from her briefcase threaten to run out but one day a Japanese young woman who has heard of her and her exploits in Florida offers her a job. Yuki's father has disappeared off Alaska in a plane crash, research rescues to find him have been botched and she is convinced he's still alive. Her father is a famous computer scientist specializing in data encryption, an expert who knows a lot of secrets and the Yakuza wants dead.
Peggy agrees to help Yuki to find her father. They arrive in Alaska's Sanashtawa Harbor, a small port for seal hunting vessels in decline since the end of the hunt. Sanashtawa Harbor has become a minor port for refueling and where one provides alcohol, parts and prostitutes. They meet Rolf Amundsen nicknamed "Captain suicide" specialist navigatoramong icebergs, who agrees to take them in his icebreaker to search for the Japanese computer scientist disappeared on the ice.
But Rolf has his personal demons as a shipwreck had seen his previous boat squeezed and crushed by icebergs, with his wife and son aboard while he miraculously escaped (or this is the official story anyway), Since then images of the accident continue hunting him unceasingly and seem to have deranged his mind. So he lives only to navigate between icebergs...
The crew, consisting of superstitious Eskimos, believes that a supernatural being comes out of the blizzard to harass the ship. A climate nightmare soon envelopes the ship while the sailors disappear one by one, while ice tightens its grip on the hull and the captain may be descending into madness, so it is up to Peggy and Shaman Old First Mate Ignuk to save what can be saved...
Rolf stie ca a revenit cosmarul, dar nu i se poate opune. Si e mereu la fel: aude cum trosneste coca vasului. Simte presiunea gheturilor in coastele ambarcatiunii, de o parte si de alta a bastingajului. Treptat, strangerea ca intr-o menghina pe care banchiza sparta o exercita asupra navei se transfera asupra coastelor celui care doarme. Atunci, lui Rolf i se pare ca menghina i-a prins si cutia toracica, iar un calau invizibil strange, strange... pana cand oasele incep sa-i paraie. Rolf nu mai poate respira, se sufoca. Asteapta terorizat momentul in care coastele, curbate la maximum, se vor rupe cu zgomote de ramurele uscate si ii vor perfora plamanii, inima. Sufera asemenea vasului, ajuns prizonier al gheturilor plutitoare. Nu va mai putea rezista mult timp. Se incorda, ca si cum ar vrea sa transfere forta muschilor sai coastelor navei. Zadarnic insa, banchiza e mai puternica si continua sa-si stranga metodic fragmentele laolalta. Acel puzzle al gheturilor in deriva se recompune, se sudeaza, iar vasul lui Rolf e prins in capcana, blocat in mijlocul labirintului, lipsit de posibilitatea de a se mai deplasa inainte sau inapoi. Lenta miscare de comprimare il va strivi, il va face sa se sparga ca o coaja de nuca stransa intr-un cleste. Rolf realizeaza cat de justa este aceasta banala comparatie. Era imposibil sa fi gasit una mai buna pentru a explica ceea ce se va intampla dintr-o clipa in alta. Nu era nici primul, nici ultimul care pierea astfel. Se vor gasi intotdeauna navigatori destul de increzuti pentru a se crede in stare sa dejoace capcanele marii de gheata.Se trezeste tragand cu disperare aer in piept, ca un om pe punctul sa se inece. Se rostogoleste pe o parte, cauta cu mana inhalatorul si il duce la gura. Cu ultimele forte, inhaleaza medicamentul.
„Crize psihosomatice de astm”, diagnosticase medicul, incurajandu-l sa consulte un psihanalist. Rolf ridicase din umeri. Nu credea in acele remedii de sarlatan. Stia foarte bine ce trebuie sa faca pentru a se vindeca. Dar inca nu avea curaj.
Se ridica fara sa rasuceasca intrerupatorul. Vasul e ancorat la chei, aproape ca nu se misca. Prin hublou, patrund luminile vagi ale portului, ale orasului. Straluciri electrice de neon, cu care Rolf nu mai e obisnuit. Trage cu urechea, asculta zgomotele navei, duduitul indepartat al grupului electrogen. Nu mai e nimeni la bord. Echipajul s-a grabit sa coboare imediat ce vasul a fost tras la chei. Rolf presimte ca cei mai multi nu se vor mai intoarce. Le e teama. Cred ca-i deoache. Eschimosii sunt superstitiosi. Gaseste din ce in ce mai greu marinari, toti fug de reputatia lui proasta. In barurile frecventate de mateloti, se spun tot felul de lucruri despre el. Acum e nevoit sa se multumeasca si cu drojdia marinarilor de prin porturi, cu tipi pe care niciun capitan nu i-ar vrea la bordul navei lui: alcoolici, lenesi, nepriceputi, ticniti. Asta incepea sa creeze tot felul de probleme. Dar, din fericire, spaima surda pe care o inspira echipajului ii asigura o oarecare autoritate.
Dernier roman de la série Peggy Mitchum, Iceberg Ltd. est sans doute le plus oppressant. On y retrouve le thème de la claustrophobie, de l’isolement et de la paranoïa, le tout dans un décor de banquise des plus inquiétant. Le suspens est efficace, l’histoire tout de même moins improbable que la précédente aventure de Peggy, et on se prend vite au jeu, on s’immerge très vite dans l’ambiance glauque et glaciale. Un bon Brussolo rafraîchissant.
Comme toujours chez brussolo, le décor à lui seul vaut le détour (ici, l'arctique et les ''chasseurs'' d'iceberg), mais l'écriture est très inégale avec des moments de pure angoisse et d'autres ou ça tourne en rond. Il reste tout de même une atmosphère oppressante au fil des pages et un suspens continu jusqu'au dénouement final envoyé un peu à l'emporte pièce. Encore une fois le livre aurait mérité que l'auteur prenne un plus son temps et étoffe son récit.