Entre 1881 et 1882, le couple Dieulafoy réalise un de ses vieux rêves : partir pour la Perse, à la demande du ministère de l’Instruction publique et des Beaux-arts, et à la recherche des origines de l’architecture occidentale. Marcel et Jane Dieulafoy s’embarquent à Marseille jusqu’à Constantinople, puis traversent la mer Noire sur un bateau russe jusqu’à Poti. Ils font ensuite à cheval tout le chemin. Ils parcourent à partir de Tiflis pendant quatorze mois les routes de la Perse, répertorient, photographient tous les monuments, les mosquées, les ponts, etc. Jane Dieulafoy rapporte avec humour et précision les rencontres officielles qu’ils font avec les différents représentants de l’autorité, décrit les caravansérails et les villes qu’ils traversent en caravane, parfois avec danger, et informe ses lecteurs de l’histoire du pays, de la grande misère de la société et de la cruauté de ses dirigeants, ainsi que du raffinement des manières et de la délicieuse gastronomie. Elle mêle description, anecdotes et rappels historiques toujours avec de l’esprit et une grande précision. Elle est par exemple déçue du délabrement dans lequel se trouve Ispahan, dont des quartiers entiers sont à moitié détruits, et les jardins à l’abandon. Elle décrit en détail son long séjour chez les Arméniens de Djoulfa et les persécutions qu’ils ont subies.
بالاخره تمام شد! طولانی بود. زبان و نگارش قدیمی ترجمه هم خوب به کتاب نشسته. در طول خواندن کتاب چند باری دچار یاس فلسفی شدم، چند باری کلافه شدم، چند باری گفتم آفرین، چند باری گفتم برو بابا، بارها و بارها کنجکاو شدم بدانم تحلیل های این دو تا آدم هنوز چقدر معتبر است، بارها دلم خواست کاش آن ساختمان ها را من هم دیده بودم قبل از اینکه دیگر نباشند، بارها حرص خوردم و این وسط چندین نکته کشف کردم و یاد گرفتم.
سفرنامه یا روز-نامه ی سفر مادام و پیر دیولافوا به ایران که امروزه نتیجه ی مسافراتشان را در موزه لوور میبینیم... کتاب بسیار سند با ارزش و جذابی است و به خصو ترجمه ی محشرش آن را خواندنی تر کرده و گراوورهای متعددش بر جذابیت کتاب افزوده.
Si les Persans ont des défauts insupportables, s’ils mentent et volent sans trêve ni merci, ils possèdent en revanche un fonds de résignation et de patience inépuisable. Ainsi, ces muletiers, contraints par suite de notre étourderie à changer la marche de la caravane et à la mener dans un lieu dépourvu d’eau et de vivres, ne profèrent même pas une plainte. Pourquoi récrimineraient-ils contre nous, leur colère modifierait-elle les conséquences de notre erreur ? « Dieu est grand et les Faranguis (French) sont des infidèles, se content-ils de penser à part eux. Quand on fait route avec des chiens pourris, il ne faut pas s’attendre à flairer l’odeur de la rose » ;)
Très intéressant s'y on s'intéresse à l'architecture et à la culture des régions concernées (beaucoup de détails sur le sujet) ; mais contrairement à ce que la quatrième de couverture laisse supposer, peu de place pour l'aventure et l'action.