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Les besoins artificiels - Comment sortir du consumérisme
Le capitalisme engendre des besoins artificiels toujours nouveaux. Celui de s'acheter le dernier iPhone, par exemple, ou de se rendre en avion dans la ville d'à côté. Ces besoins sont non seulement aliénants pour la personne, mais écologiquement néfastes. Leur prolifération sous-tend le consumérisme, qui aggrave l'épuisement des ressources naturelles et les pollutions. À l'âge d'Amazon, le consumérisme atteint son " stade suprême ".
Ce livre soulève des questions simples : comment couper court à cette prolifération de besoins artificiels ? Comment sortir par là même du consumérisme capitaliste ? La réflexion s'appuie sur des chapitres thématiques, consacrés à la pollution lumi neuse, à la psychiatrie de la consommation compulsive ou à la garantie des marchandises, pour élaborer une théorie critique du consumérisme. Elle fait des besoins " authentiques " collectivement définis, en rupture avec les besoins artificiels, le cœur d'une politique de l'émancipation au XXIe siècle.
Comme disait Marx, " une révolution radicale ne peut être que la révolution des besoins radicaux ".
Ce livre soulève des questions simples : comment couper court à cette prolifération de besoins artificiels ? Comment sortir par là même du consumérisme capitaliste ? La réflexion s'appuie sur des chapitres thématiques, consacrés à la pollution lumi neuse, à la psychiatrie de la consommation compulsive ou à la garantie des marchandises, pour élaborer une théorie critique du consumérisme. Elle fait des besoins " authentiques " collectivement définis, en rupture avec les besoins artificiels, le cœur d'une politique de l'émancipation au XXIe siècle.
Comme disait Marx, " une révolution radicale ne peut être que la révolution des besoins radicaux ".
240 pages, Paperback
Published September 14, 2023
About the author
Razmig Keucheyan
12 books19 followersSociologist and activist of the Swiss radical left, professor at the Émile Durkheim center of the University of Bordeaux.
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Community Reviews
Displaying 1 - 21 of 21 reviews
November 26, 2025
Assez déçue de cet essai qui je l'espérais m'apprendrais plus de choses. Certaines parties sont passionnantes (celles sur la surconsommation et les chaînes de production), mais la plupart sont juste passable (selon moi), j'avoue que le dernier tiers en particulier m'a paru très laborieux...
December 19, 2019
Je me suis laissée happer par l’introduction, riche et intéressante, sur l’apparition du besoin d’obscurité et de sa reconnaissance en tant que besoin. Après ça, les vagues références à Marx ou Gramsci ou la posture de théoricien critique prise par l’auteur n’ont pas permis d’approfondir la réflexion sur le consumérisme, et je suis restée sur ma faim. Dommage.
September 28, 2020
L'ouvrage est une critique du capitalisme, évidemment, en construisant son argumentaire sur la façon dont ce dernier crée des besoins artificiels et nous retire des choses qui sont essentielles. En effet, le premier chapitre parle du droit à la nuit, qui illustre à merveille le problème, dans le sens où il n'est plus possible d'avoir de véritables nuits dans les grandes agglomérations à cause de l'éclairage urbain, ce qui est inutile mais vendu comme nécessaire, tout en perturbant nos cycles circadiens en plus de perturber les écosystèmes autour de nous.
À partir de là, Keucheyan part dans la théorie critique des besoins, ce dont je suis particulièrement friand car elle pose la question du pourquoi du besoin au lieu de prendre le besoin comme s'il était inné. Dans la continuité, Keucheyan va aller dans les conséquences de la création des besoins et de l'aliénation qui en découle, dans la mesure où le capitalisme induit une société où il est impossible de combler tous nos besoins car ils deviennent distinction sociale. La distinction sociale étant une donnée non quantifiable, elle ne peut être qu'infinie, donc on sera à la recherche de toujours plus de distinction, ce qui, dans le cas là, consistera en la recherche de nouveaux besoins à combler, et à les combler. Or, dans un tel contexte écologique, c'est doublement néfaste. Dans les conséquences de cette aliénation, les troubles obsessionnels compulsifs sont abordés d'une manière intéressante.
Dans une dernière grosse partie, Keucheyan parle de la révolution à produire contre cet état de la société, et des outils à mettre en place, comme le municipal libertaire cher à mon cœur. Mais pas seulement, il évoque la nécessité de concevoir, collectivement, la façon dont les besoins de tous doivent être comblés d'une manière cohérente avec l'écologie, citant le communisme du luxe de la Commune de Paris vis à vis de l'art.
Le livre est de taille moyenne (201 pages) mais est un peu cher (18€). Néanmoins, il est très très intéressant et donne des clés de compréhension du besoin et de la production que j'ai trouvé très adaptées, bien que j'en partageais déjà la majorité, mais pas de la même façon.
À partir de là, Keucheyan part dans la théorie critique des besoins, ce dont je suis particulièrement friand car elle pose la question du pourquoi du besoin au lieu de prendre le besoin comme s'il était inné. Dans la continuité, Keucheyan va aller dans les conséquences de la création des besoins et de l'aliénation qui en découle, dans la mesure où le capitalisme induit une société où il est impossible de combler tous nos besoins car ils deviennent distinction sociale. La distinction sociale étant une donnée non quantifiable, elle ne peut être qu'infinie, donc on sera à la recherche de toujours plus de distinction, ce qui, dans le cas là, consistera en la recherche de nouveaux besoins à combler, et à les combler. Or, dans un tel contexte écologique, c'est doublement néfaste. Dans les conséquences de cette aliénation, les troubles obsessionnels compulsifs sont abordés d'une manière intéressante.
Dans une dernière grosse partie, Keucheyan parle de la révolution à produire contre cet état de la société, et des outils à mettre en place, comme le municipal libertaire cher à mon cœur. Mais pas seulement, il évoque la nécessité de concevoir, collectivement, la façon dont les besoins de tous doivent être comblés d'une manière cohérente avec l'écologie, citant le communisme du luxe de la Commune de Paris vis à vis de l'art.
Le livre est de taille moyenne (201 pages) mais est un peu cher (18€). Néanmoins, il est très très intéressant et donne des clés de compréhension du besoin et de la production que j'ai trouvé très adaptées, bien que j'en partageais déjà la majorité, mais pas de la même façon.
Read
August 20, 2026« Une révolution radicale ne peut être que la révolution des besoins radicaux. »
Karl MARX, Contribution à la critique de la philosophie du droit de Hegel, 1843
إن تراكم رأس المال يتجذر اليوم في الحياة نفسها. فإما أن الحياة تولّد القيمة مباشرة، من خلال تسليع الصحة (أو المرض)، والخدمات الشخصية، أو الانتباه¹؛ وإما أن تتحمل بصورة غير مباشرة آثار تراكم رأس المال، بوصفها «ضحية جانبية». ويُستخدم أحيانًا مفهوم «الرأسمالية الحيوية» للدلالة على هذا الاتجاه.
إن استغلال الحياة والطبيعة عمومًا من قبل الرأسمالية ليس أمرًا جديدًا. فاستغلال العمل هو استغلال للفيزيولوجيا البشرية، كما أشار ماركس بالفعل في هذا المقطع من الكتاب الأول من رأس المال:
«[…] مهما تنوعت الأعمال النافعة أو الأنشطة الإنتاجية، فإنها، من الناحية الفيزيولوجية، وظائف للكائن البشري قبل كل شيء، وإن كل وظيفة من هذا النوع، مهما كان محتواها وشكلها، ليست في جوهرها إلا إنفاقًا للدماغ والأعصاب والعضلات والأعضاء والحواس، إلخ، لدى الإنسان.»
كان رأس المال، منذ البداية، مشروطًا بالحياة. فهي، في نهاية المطاف، التي تولّد فائض القيمة. غير أن قبضة رأس المال على الكائن الحي تزداد مع مرور الوقت، متجاوزة بصورة دورية عتبات جديدة، وخاضعة لتحولات نوعية. وهكذا، تعمل الرأسمالية اليوم على استعمار **«العالم المعيش»**⁴. فلم يعد المستغَل هو العمل بالمعنى الدقيق للكلمة، وما يستند إليه من أساس فيزيولوجي فحسب، بل كذلك القدرات المعرفية واللغوية وحتى العاطفية للفرد. ولم تعد الذاتية والتعاون مجرد شروط أو أدوات لتراكم رأس المال، بل أصبحتا مصدرين للقيمة يستفيد منهما رأس المال.
وتتمثل النتيجة الأولى لهذا الإخضاع المتزايد للحياة لرأس المال في أن التمييز بين العمل وخارج العمل أصبح نسبيًا، إن لم يكن قد أُلغي تمامًا. لطالما أثّر الاستغلال في مختلف جوانب حياة العاملين بأجر، داخل مكان العمل وخارجه. لكن عندما تصبح اللغة والعواطف مصدرين للقيمة، كما يحدث عندما تقدم مساعدةُ رعايةٍ خدماتٍ يومية لشخص مسن في منزله، أو عندما يحاول موظف في مركز اتصال إقناع محاوره بشراء اشتراك في الإنترنت، فإن الحياة نفسها، وبعض أسس الحياة الاجتماعية، تصبح موضوعة في خدمة العمل. فالرعاية تستدعي المشاعر، والإقناع يمر عبر اللغة. وهذه الأسس تتجاوز حدود المؤسسة كما جرى تعريفها تقليديًا. إنها مهارات تتطور منذ الولادة وفي مجالات اجتماعية متعددة.
ويثير هذا التراجع في وضوح الحدود بين العمل وخارج العمل مشكلة قياس وقت العمل، وبالتالي مشكلة قياس القيمة. فإذا كانت قيمة السلعة تتحدد وفقًا لوقت العمل «الاجتماعي الضروري»، فماذا يحدث عندما يتماهى هذا الوقت مع الحياة نفسها، وعندما تستند القيمة إلى ملكات عامة تنتمي إلى الوجود الإنساني؟
كيف يمكن، في هذه الظروف، قياس «وقت العمل»، وبالتالي قياس القيمة؟ في عصر الرأسمالية الحيوية، يدخل هذا القياس في أزمة. وهذا أحد الحجج المؤيدة للدخل المضمون، انطلاقًا من افتراض أن قياس وقت العمل وربط الأجر به أصبح، في الرأسمالية الراهنة، أمرًا صعبًا، بل مستحيلًا أحيانًا.
أما النتيجة الثانية لإخضاع الحياة لرأس المال فهي أن الشخص نفسه يصبح سلعة. ففي الرأسمالية التاريخية، كانت السلعة شيئًا، «شيئًا خارجيًا يشبع، بفضل خصائصه، حاجات بشرية من أي نوع»، كما يقول ماركس في مقطع سبق أن أوردناه. وكان هذا الشيء يتميز، خصوصًا، بالإنتاج المتسلسل (إذ يُنتج بأعداد كبيرة)، وبالتوحيد المعياري (إذ يُركّب من مكونات متطابقة)، وبالتخصص في الحركات الإنتاجية⁶. وكانت السلعة، في مفهومها التقليدي، تُنتج في إطار تنظيم للعمل يقوم على تقسيم هرمي بين التصميم (العمل الفكري) والتنفيذ (العمل اليدوي). وكانت الفوردية إحدى الصيغ التاريخية لهذا التنظيم.
أما في إطار الرأسمالية الحيوية، فلم تعد السلعة مجرد كيان منفصل عن الشخص. فالفرد نفسه، وجسده، وذاتيته، وعلاقاته الاجتماعية، تتحول إلى سلع. ولم تختفِ الفوردية، بطبيعة الحال⁷. فما زالت أشكالها المعاصرة مهيمنة على نطاق عالمي، بل وما زالت حاضرة بقوة حتى داخل البلدان الرأسمالية القديمة. لكنها تتعايش الآن مع أشكال ناشئة من السلع، يصبح فيها الفصل بين الشيء والشخص الذي يستهلكه أكثر صعوبة.
ومن مظاهر ذلك «تقنيات الذات» الهادفة إلى تحسين أداء الفرد (التدريب الشخصي، والتغذية)، وإطالة عمره، وتجنب بعض الأمراض، وكذلك تنامي العمل الحر وريادة الأعمال الفردية، أو «العمل الرقمي» (digital labor)، الذي تستولي من خلاله الشركات الرقمية الكبرى — غوغل، وآبل، وفيسبوك، وأمازون — على نشاط مستخدمي الإنترنت وتحوّله إلى قيمة اقتصادية.
وترافق الرأسمالية الحيوية عمليات التسليع الذاتي⁹. وهذا هو القاسم المشترك بين هذه الاتجاهات المختلفة، على الرغم من تنوعها. فهي تغير طبيعة الاستهلاك، إذ لم تعد السلعة مجرد شيء «خارجي». ففي بعض الحالات، لا يعود الفرد والشيء المستهلَك كيانين متقابلين، بل يندمجان. وفي حالات أخرى، تصبح العلاقة الاجتماعية نفسها هي الشيء المستهلَك. وكما يقول بيير فيلتز، فإن «الرهان الإنتاجي هو نجاح العلاقة».
Karl MARX, Contribution à la critique de la philosophie du droit de Hegel, 1843
إن تراكم رأس المال يتجذر اليوم في الحياة نفسها. فإما أن الحياة تولّد القيمة مباشرة، من خلال تسليع الصحة (أو المرض)، والخدمات الشخصية، أو الانتباه¹؛ وإما أن تتحمل بصورة غير مباشرة آثار تراكم رأس المال، بوصفها «ضحية جانبية». ويُستخدم أحيانًا مفهوم «الرأسمالية الحيوية» للدلالة على هذا الاتجاه.
إن استغلال الحياة والطبيعة عمومًا من قبل الرأسمالية ليس أمرًا جديدًا. فاستغلال العمل هو استغلال للفيزيولوجيا البشرية، كما أشار ماركس بالفعل في هذا المقطع من الكتاب الأول من رأس المال:
«[…] مهما تنوعت الأعمال النافعة أو الأنشطة الإنتاجية، فإنها، من الناحية الفيزيولوجية، وظائف للكائن البشري قبل كل شيء، وإن كل وظيفة من هذا النوع، مهما كان محتواها وشكلها، ليست في جوهرها إلا إنفاقًا للدماغ والأعصاب والعضلات والأعضاء والحواس، إلخ، لدى الإنسان.»
كان رأس المال، منذ البداية، مشروطًا بالحياة. فهي، في نهاية المطاف، التي تولّد فائض القيمة. غير أن قبضة رأس المال على الكائن الحي تزداد مع مرور الوقت، متجاوزة بصورة دورية عتبات جديدة، وخاضعة لتحولات نوعية. وهكذا، تعمل الرأسمالية اليوم على استعمار **«العالم المعيش»**⁴. فلم يعد المستغَل هو العمل بالمعنى الدقيق للكلمة، وما يستند إليه من أساس فيزيولوجي فحسب، بل كذلك القدرات المعرفية واللغوية وحتى العاطفية للفرد. ولم تعد الذاتية والتعاون مجرد شروط أو أدوات لتراكم رأس المال، بل أصبحتا مصدرين للقيمة يستفيد منهما رأس المال.
وتتمثل النتيجة الأولى لهذا الإخضاع المتزايد للحياة لرأس المال في أن التمييز بين العمل وخارج العمل أصبح نسبيًا، إن لم يكن قد أُلغي تمامًا. لطالما أثّر الاستغلال في مختلف جوانب حياة العاملين بأجر، داخل مكان العمل وخارجه. لكن عندما تصبح اللغة والعواطف مصدرين للقيمة، كما يحدث عندما تقدم مساعدةُ رعايةٍ خدماتٍ يومية لشخص مسن في منزله، أو عندما يحاول موظف في مركز اتصال إقناع محاوره بشراء اشتراك في الإنترنت، فإن الحياة نفسها، وبعض أسس الحياة الاجتماعية، تصبح موضوعة في خدمة العمل. فالرعاية تستدعي المشاعر، والإقناع يمر عبر اللغة. وهذه الأسس تتجاوز حدود المؤسسة كما جرى تعريفها تقليديًا. إنها مهارات تتطور منذ الولادة وفي مجالات اجتماعية متعددة.
ويثير هذا التراجع في وضوح الحدود بين العمل وخارج العمل مشكلة قياس وقت العمل، وبالتالي مشكلة قياس القيمة. فإذا كانت قيمة السلعة تتحدد وفقًا لوقت العمل «الاجتماعي الضروري»، فماذا يحدث عندما يتماهى هذا الوقت مع الحياة نفسها، وعندما تستند القيمة إلى ملكات عامة تنتمي إلى الوجود الإنساني؟
كيف يمكن، في هذه الظروف، قياس «وقت العمل»، وبالتالي قياس القيمة؟ في عصر الرأسمالية الحيوية، يدخل هذا القياس في أزمة. وهذا أحد الحجج المؤيدة للدخل المضمون، انطلاقًا من افتراض أن قياس وقت العمل وربط الأجر به أصبح، في الرأسمالية الراهنة، أمرًا صعبًا، بل مستحيلًا أحيانًا.
أما النتيجة الثانية لإخضاع الحياة لرأس المال فهي أن الشخص نفسه يصبح سلعة. ففي الرأسمالية التاريخية، كانت السلعة شيئًا، «شيئًا خارجيًا يشبع، بفضل خصائصه، حاجات بشرية من أي نوع»، كما يقول ماركس في مقطع سبق أن أوردناه. وكان هذا الشيء يتميز، خصوصًا، بالإنتاج المتسلسل (إذ يُنتج بأعداد كبيرة)، وبالتوحيد المعياري (إذ يُركّب من مكونات متطابقة)، وبالتخصص في الحركات الإنتاجية⁶. وكانت السلعة، في مفهومها التقليدي، تُنتج في إطار تنظيم للعمل يقوم على تقسيم هرمي بين التصميم (العمل الفكري) والتنفيذ (العمل اليدوي). وكانت الفوردية إحدى الصيغ التاريخية لهذا التنظيم.
أما في إطار الرأسمالية الحيوية، فلم تعد السلعة مجرد كيان منفصل عن الشخص. فالفرد نفسه، وجسده، وذاتيته، وعلاقاته الاجتماعية، تتحول إلى سلع. ولم تختفِ الفوردية، بطبيعة الحال⁷. فما زالت أشكالها المعاصرة مهيمنة على نطاق عالمي، بل وما زالت حاضرة بقوة حتى داخل البلدان الرأسمالية القديمة. لكنها تتعايش الآن مع أشكال ناشئة من السلع، يصبح فيها الفصل بين الشيء والشخص الذي يستهلكه أكثر صعوبة.
ومن مظاهر ذلك «تقنيات الذات» الهادفة إلى تحسين أداء الفرد (التدريب الشخصي، والتغذية)، وإطالة عمره، وتجنب بعض الأمراض، وكذلك تنامي العمل الحر وريادة الأعمال الفردية، أو «العمل الرقمي» (digital labor)، الذي تستولي من خلاله الشركات الرقمية الكبرى — غوغل، وآبل، وفيسبوك، وأمازون — على نشاط مستخدمي الإنترنت وتحوّله إلى قيمة اقتصادية.
وترافق الرأسمالية الحيوية عمليات التسليع الذاتي⁹. وهذا هو القاسم المشترك بين هذه الاتجاهات المختلفة، على الرغم من تنوعها. فهي تغير طبيعة الاستهلاك، إذ لم تعد السلعة مجرد شيء «خارجي». ففي بعض الحالات، لا يعود الفرد والشيء المستهلَك كيانين متقابلين، بل يندمجان. وفي حالات أخرى، تصبح العلاقة الاجتماعية نفسها هي الشيء المستهلَك. وكما يقول بيير فيلتز، فإن «الرهان الإنتاجي هو نجاح العلاقة».
August 8, 2024
« Quelle que soit l’époque, une transaction représente toujours un risque pour les parties ».
A l’ère où la consommation effrénée n’est plus perçue comme une pratique inédite, ce type d’ouvrage est comme une bouée de sauvetage pour ceux qui sentent leurs espoirs et leur raison les quitter petit à petit dans un monde de plus en plus grotesque.
Keucheyan articule avec beaucoup de clarté et de pédagogie cette fuite vers l’avant, cette quête sans cesse renouvelée du nouveau, les mécanismes politiques qui favorisent cet accroissement de flux et marchandises, l’impact humain et environnemental toujours plus désastreux…
J’ai tout particulièrement apprécié que ce livre nous offre des leviers d’action tangibles tels que la lutte pour l’allongement des garanties gratuites, le développement de centres de réparation et la démocratisation des pièces détachées, l’institutionnalisation des associations de consommateurs-producteurs, la popularisation de biens émancipés, soient robustes, démontables, interopérables (c’est-a-dire compatibles avec les composants d’autres marques) et évolutifs, le développement de budgets participatifs, la revalorisation des travailleurs de la logistique (la classe ouvrière 2.0)… que de choses à apprendre et sur quoi travailler pour développer (si la chance nous sourit) des sociétés démocratiques viables (post-capitalisme).
Comme bémol, certains chapitres sont plus exhaustifs et plus intéressants que d’autres (et la nature des « besoins artificiels » est certes discutée mais pas tranchée) mais ça reste globalement une source complète sur les ravages du capitalisme. A lire ou à relire pour ceux qui souhaitent s’initier à cette thématique et/ou être plus vigilants et raisonnés dans leur consommation.
A l’ère où la consommation effrénée n’est plus perçue comme une pratique inédite, ce type d’ouvrage est comme une bouée de sauvetage pour ceux qui sentent leurs espoirs et leur raison les quitter petit à petit dans un monde de plus en plus grotesque.
Keucheyan articule avec beaucoup de clarté et de pédagogie cette fuite vers l’avant, cette quête sans cesse renouvelée du nouveau, les mécanismes politiques qui favorisent cet accroissement de flux et marchandises, l’impact humain et environnemental toujours plus désastreux…
J’ai tout particulièrement apprécié que ce livre nous offre des leviers d’action tangibles tels que la lutte pour l’allongement des garanties gratuites, le développement de centres de réparation et la démocratisation des pièces détachées, l’institutionnalisation des associations de consommateurs-producteurs, la popularisation de biens émancipés, soient robustes, démontables, interopérables (c’est-a-dire compatibles avec les composants d’autres marques) et évolutifs, le développement de budgets participatifs, la revalorisation des travailleurs de la logistique (la classe ouvrière 2.0)… que de choses à apprendre et sur quoi travailler pour développer (si la chance nous sourit) des sociétés démocratiques viables (post-capitalisme).
Comme bémol, certains chapitres sont plus exhaustifs et plus intéressants que d’autres (et la nature des « besoins artificiels » est certes discutée mais pas tranchée) mais ça reste globalement une source complète sur les ravages du capitalisme. A lire ou à relire pour ceux qui souhaitent s’initier à cette thématique et/ou être plus vigilants et raisonnés dans leur consommation.
October 25, 2023
Vision économiste du consumérisme. Se lit bien.
March 26, 2022
Une lecture décevante sur un sujet pourtant prometteur. J'avais beaucoup aimé le début, avant de lâcher un peu l'ouvrage en cours de lecture. En le reprenant, je m'aperçois que je n'en n'ai rien retenu à part l'exemple du droit à la nuit, en introduction. Et que la deuxième moitié n'apporte aucune solution concrète aux problèmes qui ont été posés. Fabriquer des biens durables, réparables, le communisme du luxe ... C'est très bien, mais elles semblent des solutions bien dérisoires et bien facilement réappropriables par le capitalisme ("greenwashables" ?), quand c'est le système économique dans son ensemble qu'il faudrait repenser.
July 3, 2022
Livre fouillé qui s’appuie sur de multiples exemples bien choisis, pas mal de pistes de réflexion et de suggestions de lectures pour continuer l’analyse. Dommage qu’il manque quelques réponses plus concrètes à la question du titre du livre !
January 21, 2020
Très intéressant par moments mais ... Jargonneux. Parfois indigeste, militant.
May 27, 2020
Sujet intéressant mais trop de références peu approfondies ce qui dessert le propos et empêche une réelle progression de la réflexion
April 15, 2021
A text that strongly reminds me of every act of abuse generated by a Western government in the last, say, a century and a half. Keucheyan is a leech: he lives off the taxes collected by the government. He hires minions and servants and the pay comes not out of his pocket, but off the pocket of the working people of France. And for his terrible sacrifice of not having an air-conditioned private office he is going to be paid a generous pension for the rest of his life the moment he decides he can't be bothered to play the game of ”going to the office daily”.
At heart, Keucheyan is a priest. And he is talking here about morals. Like Hitler's technocrats, he is going to establish which needs are ”needed” and which are not, and he is probably ready to get the pay checks on any commission to establish what the serfs should be allowed to consume or go to jail.
From a particular point of view, Keucheyan is more disgusting than FDR and his concentration camps. Because FDR wanted to preserve his powers to do what he was certain was good for the people. Just like Mussolini. Just like Franco. And any other fascist. Keucheyan does not have to do any of that. He has a guaranteed income and a comfortable life. He is here simply for the kicks, for the ability to dictate what is right and what is wrong. The political leaders have to play a game of balance between the powers: give to each group something. So maybe FDR would have been just as happy without creating Concentration Camps in the US, but he had to make sure people would support him for one more mandate. Keucheyan is 100% himself here, and does not need to give the Opposition party something to buy their calm.
At heart, Keucheyan is a priest. And he is talking here about morals. Like Hitler's technocrats, he is going to establish which needs are ”needed” and which are not, and he is probably ready to get the pay checks on any commission to establish what the serfs should be allowed to consume or go to jail.
From a particular point of view, Keucheyan is more disgusting than FDR and his concentration camps. Because FDR wanted to preserve his powers to do what he was certain was good for the people. Just like Mussolini. Just like Franco. And any other fascist. Keucheyan does not have to do any of that. He has a guaranteed income and a comfortable life. He is here simply for the kicks, for the ability to dictate what is right and what is wrong. The political leaders have to play a game of balance between the powers: give to each group something. So maybe FDR would have been just as happy without creating Concentration Camps in the US, but he had to make sure people would support him for one more mandate. Keucheyan is 100% himself here, and does not need to give the Opposition party something to buy their calm.
June 20, 2022
Le capitalisme, en répondant aux besoins élémentaires, a paradoxalement fait émerger puis encouragé l’illusion de besoins secondaires incessamment renouvelés, qui ont fini par aliéner l’individu.
Face à cette dictature des besoins et de l’accumulation de capital, un idéal de la simplicité, qui privilégierait des biens robustes, réparables, compatibles, et évolutifs, et des alliances entre syndicats et unions de consommateurs ; des assemblées participatives, et enfin, une reprise du contrôle des ressources et des moyens de production, pour se recentrer sur les besoins essentiels, permettant à l’humain de s’épanouir en respectant son environnement
Face à cette dictature des besoins et de l’accumulation de capital, un idéal de la simplicité, qui privilégierait des biens robustes, réparables, compatibles, et évolutifs, et des alliances entre syndicats et unions de consommateurs ; des assemblées participatives, et enfin, une reprise du contrôle des ressources et des moyens de production, pour se recentrer sur les besoins essentiels, permettant à l’humain de s’épanouir en respectant son environnement
September 6, 2026
Vous vendre pour mieux vous prendre
Ces Éditions Zones sont un excellent moyen de vous ouvrir les yeux sur tout ce qui peut vous entourer.
Dans cet ouvrage, il n’est pas simplement question de vous dresser une liste de tout ce qu’on vous vend d’inutile. C’est plutôt une réflexion sur ce que l’on vous vend pour attirer votre attention…pour mieux vous enlever ce qui vous est normalement un droit gratuit.
Toute une réflexion autour de la pollution nocturne et le droit de voir les étoiles ouvre parfaitement l’horizon de ce livre qui décortique le nouvel agenda des grandes industries.
C’est terrifiant, percutant, d’une très grande violence, mais au combien nécessaire.
Ces Éditions Zones sont un excellent moyen de vous ouvrir les yeux sur tout ce qui peut vous entourer.
Dans cet ouvrage, il n’est pas simplement question de vous dresser une liste de tout ce qu’on vous vend d’inutile. C’est plutôt une réflexion sur ce que l’on vous vend pour attirer votre attention…pour mieux vous enlever ce qui vous est normalement un droit gratuit.
Toute une réflexion autour de la pollution nocturne et le droit de voir les étoiles ouvre parfaitement l’horizon de ce livre qui décortique le nouvel agenda des grandes industries.
C’est terrifiant, percutant, d’une très grande violence, mais au combien nécessaire.
July 12, 2020
3 étoiles pour le sujet. Deux étoiles en moins pour le manque de profondeurs et de choses concrètes. Un superbe épilogue qui met la barre haute pour le reste... qui n’est pas à la hauteur. Beaucoup de passages qui manquent de clarté pour qui n’est pas spécialiste de l’économie (dommage pour un sujet qui vraisemblablement concerne tout le monde). Je ne conseille pas.
Read
March 5, 2025Il avait plutôt bien commencé, avec des idées anti-capitalistes auxquelles j’adhère. Il écrit
lui-même sue ce livre a notion de faire réfléchir et entreprendre une auto-critique liée à notre
consommation. Dommage que certaines parties soient des détails trop longs et redondants,
On se perd dans le déroulé avec aussi trop de références, parfois incomprises.
lui-même sue ce livre a notion de faire réfléchir et entreprendre une auto-critique liée à notre
consommation. Dommage que certaines parties soient des détails trop longs et redondants,
On se perd dans le déroulé avec aussi trop de références, parfois incomprises.
May 4, 2024
Beaucoup d'analyse et de théories, peu d'exemples et de propositions concrètes. C'est d'abord une critique marxiste du capitalisme, intéressante, mais dans laquelle la thématique des besoins n'est qu'un prétexte.
December 28, 2020
Un livre très intéressant qui définit très bien les enjeux des besoins et de la production à l’ère du capitalisme. Néanmoins frileux au niveau des propositions d’avenir.
January 24, 2022
I've read the Italian version. I did not like it. The subject of the title is definitely interesting, the way it is discussed in the book it is not.
July 3, 2022
Really different from what I expected. The title is a lie.
February 15, 2024
Texte de grande qualité, richement référencé et écrit par un universitaire. Le propos reste toutefois très théorique et pourra sembler ardu au néophyte.
November 24, 2024
Pas mémorable mais pas nul ? Moui/20
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