Paris, tout début d’un XXème siècle uchronique : après une chute d’une météorite mystérieuse, certains humains sont désormais dotés de familiers, ce qui a changé notre monde et révolutionné la technologie. Mais le crime n’a pas disparu : de mystérieux meurtres rituels d’enfants frappent la capitale. Cécile, accompagnée de sa familière Sémiramis (adorable chaton prétentieux et trop chou), va mener une enquête pour trouver le coupable de ces meurtres.
Une enquête steampunk assez classique, à la croisée du Paris des Merveilles de Pevel pour son univers parisien chatoyant, et du Maître des Djinns de P. Djèli Clark pour son enquêtrice stylée dans un monde steampunk. Au final, l’aventure est assez réjouissante : l’enquête tient la route (même si, comme souvent dans ce genre d’enquêtes, la fin est un peu expédiée, le défaut est bien moins présent que dans d’autres de ces romans justement ^^ il y a eu un vrai travail de cohérence narrative sur l’enquête), l’univers est cool (surtout grâce à tous ces animaux qui parlent avouons-le ^^), les personnages sont attachants. Une chouette lecture donc.
J’ai toutefois été un peu frustrée par l’univers que j’aurais aimé encore plus fouillé. En particulier, je trouve dommage que le Paris décrit soit si proche de celui qu’on connaît, avec ses bâtiments hausmaniens, ses bandes à Montmartre, ses crieurs de journaux et ses luttes de classes … Avec une technologie révolutionnaire, on s’attendrait à plus d’uchronie. Si l’uchronie est bien menée au niveau de l’intime, avec la transformation du monde par la présence de familiers pour certains et pas d’autres, et les problématiques d’hostilité qui font avec, j’ai trouvé que l’aspect purement steampunk et technologique était un peu oublié, il n’intervient que comme un outil de deus ex machina, et j’ai trouvé ça un peu dommage.
Mais au delà de cet aspect, j’ai beaucoup aimé lire ce roman, qui fait très bien ce qu’il est sensé faire. C’est divertissant, sympathique comme tout, et on s’évade avec plaisir dans la lecture.