La découverte d'un auteur hors norme, un roman hypnotique entre Le Grand Cahier et My Absolute Darling . Un homme et un enfant habitent une forêt sans nom. L'un est chasseur, et aussi ogre, l'autre une innocence capturée. De saison en saison, ils s'observent, s'épient, avides de trouver une issue à leur vie. Livre-monde hypnotique, L'Enfant des forêts de Michel Hauteville ne peut guère s'oublier, tant sa langue rejoint celle des fables. Chargé d'émotions et d'odeurs, d'orages, le roman nous entraîne avec lui comme dans une veillée nocturne, mêlant en nous, " créatures de terre et de sang ", l'espoir, le désir et l'effroi.
Faudrait vraiment arrêter de publier des livres où on viole des enfants. C'est pas de l'art, c'est juste pas net. Utiliser le viol et la pédophilie comme élément banal ça s'appelle être un connard, publier ça aussi. Dégoûtée d'en avoir lu autant. Franchement cliché de littérature française choc, comme si sans ça on pouvait pas faire de la littérature.
C’est au coeur d’une forêt obscure et isolée qu’habitent le terrible Gundrup, ogre chasseur d’enfants, de migrants et collectionneur de mains, et l’enfant-esclave (y compris, sexuel) qu’il a capturé et renommé Gün-Aïdrinn, son Numièr Zeïsch (comprendre : numéro six), dont il rêve de faire sa chose.
S’il est pour vous totalement inconcevable qu’un auteur puisse écrire sur des thématiques comme celles de la pédophilie et du viol et qu’un lecteur puisse les lire dans un roman, je vous invite à arrêter ici la lecture de cette chronique. Pour tous les autres, j’aurais tendance à dire que bien vous en a pris, puisque réduire ce livre à ces simples horreurs ne serait pas rendre justice à l’étendue des thèmes couverts par cette histoire. Certes, on est très loin du joli roman feel-good, mais l’atrocité n’est jamais exposée de manière frontale, ni décrite en de pernicieux détails.
J’ai apprécié la construction de ce roman à deux voix, tantôt avec celle du bourreau, tantôt celle de l’enfant, qui permet d’appréhender pleinement cette sordide histoire par les deux bouts. Les pensées de chacun de ces personnages aident à obtenir le schéma complet de ce qu’il se trame réellement, puisque ces deux-là se livrent finalement un véritable jeu de dupes et de manipulation mutuelle, entre domination, soumission et sournoiseries diverses. C’est presque addictif à suivre !
J’ai aimé le vocabulaire utilisé, parfois brut ou atypique, et la ponctuation très originale des chapitres spécifiques à l’enfant. Ce livre dérange, c’est une certitude, mais il questionne également beaucoup. Jusqu’où est-on prêt à aller pour gagner sa liberté ? C’est un roman psychologique puissant et percutant. Il choquera, il pourra déplaire, mais en ce qui me concerne, il m’a bousculé comme j’aime être malmené par mes lectures.
Je crois que c'est la première fois qu'un livre me bloque à ce point et première fois que j'arrête un livre à cause de ça... je n'ai lu que 60 pages et il m'a fallu 8 jours, alors que je lis un livre en une semaine...
Chose rare : j'ai abandonné ma lecture au bout de 50 pages.
Le résumé m'avait fait penser à quelque chose dans la veine de "L'enfant et le Maudit", un superbe manga que je recommande au passage, mais la réalité de ce roman est toute autre.
Dès les premières pages on a le droit à de la pédocriminalité et de la violence envers un enfant. J'avoue que, en 2024 (allez, 2023 vu que c'est l'année de publication), je ne supporte plus cette violence gratuite qui n'apporte absolument rien au récit. Je n'ai pas voulu continuer parce que l'idée même d'avancer dans cette lecture m’écœurait. Je lâche une étoile pour le style et la construction qui, si le propos avait été moins abject, auraient pu être vraiment intéressants.
Très belle découverte. La plume de l'auteur et la façon de raconter à demi-mot une histoire dans un environnement presque huis-clos, dans une époque et un temps indéfini, m'ont fait pensé à Philippe Claudel et certains de ses romans. Impossible de lâcher le roman avant les dernières pages.