Les Dragons est l'histoire d'un coup de foudre entre adolescents plus normaux qu'il n'y paraît. Un cri d'amour pour ces enfants que notre société cache, mais qui disent tant de nous. Jérôme a quinze ans. Il est en colère contre ses parents qui sentent le vieux. Contre le monde qui le rejette. Contre les monstres qui l'empêchent de dormir. Contre lui surtout. Sur décision de justice, il est interné dans un centre de soins pour adolescents.
Là, il rencontre les dragons, ces enfants détruits par leur famille, l'école ou l'époque. Parmi eux, il y a Colette. Crâne rasé, bras lacérés, noir sur les yeux. Elle veut mourir. Il veut l'embrasser. L'emmener loin d'ici.
Pourtant très vendeur sur le papier, ce roman m'a fortement déçue !
S'intéresser à la santé mentale des enfants et adolescents, c'est important. Et youpi ! Un auteur ose entrer dans leur tête, comprendre pourquoi le monde est aussi incertain, indésirable, pour ces jeunes qui de plus en plus sont avalés par les monstres de la société, les poussant à se faire du mal, être en colère contre le monde, et dans le plus extrême des cas : mourir.
Le propos et la démarche sont honorables mais le roman est bourré de clichés : - la fille gothique au crâne rasé, aux yeux maquillés de noir avec un piercing dans le nez qui ne veut qu'une chose : mourir. - L'ado de 15 ans torturé par la vie simple qu'il mène, le seul objectif de sa vie "rentrer dans une fille" #charmant (même si ça reste une réalité pour certain-es jeunes) - la femme qui quitte son mari parce qu'il est trop absent, débordé par le travail, rongé par son passé, mais dès que celui-ci lui renvoie un texto elle revient direct comme ci de rien n'était. J'allais oublier ! Y'a que l'amour qui puisse nous sauver ! (spoiler alert, non) Donner la parole aux jeunes, à leurs pensées et sentiments, respecter leur volonté sont les seuls points positifs de ce roman (bien qu’on convient qu'il ne faudrait pas que les jeunes en arrivent là). Ce livre aurait pu être plus touchant et percutant si la plume avait quelque chose de spécial, qu’elle ne soit pas aussi fade, dénuée de style. Ça manque de caractère ou de poésie. Donc on passe tout à fait à côté de l’essence même du livre !
En somme, ça manque de qualité littéraire, d’originalité dans les choix du récit et de l’enchaînement/liens entre les deux grandes parties du livre.
J’aurais aimé avoir davantage accès aux pensées plus profondes de Jérôme qui se fait interner en centre pour ados. Et surtout à ses pensées en tant qu’adulte après avoir affronté ses démons de son passé.
Le tout aurait dû être approfondi !
Flavie
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23/09/25: Va me falloir plusieurs jours pour que je m’en remette. La chialade (en silence et en interne parce que je l’ai lu en cours. Mais la grosse chialade quand même). Jvais aller l’acheter aussi parce que purée c’est un bon livre qui doit être dans ma bibliothèque !
10/10/25 C’est bon jm’en suis remise… quoi que… Après l’avoir évidemment commander pour ma bibliothèque personnel (parce que bon c’est sympa d’emprunter des livres mais faut les avoirs les p’tites pépites comme ça), et après avoir chialé mes grands morts. Je peux en parler.
J’ai trouvé le récit d’une fluidité incroyable, les sujets sont durs et très éprouvant mais on n’arrive vraiment jamais à lâcher la lecture. Même les yeux brouillés par les larmes on veut continuer. Le personne de Jérôme est clairement ce qu’on peut appeler communément « un p’tit con » mais un p’tit con très attachant. J’ai trouvé sa relation avec Colette absolument magnifique et très poétique dans un sens. J’ai évidemment adoré Colette. Surtout le style qui nous est décrit. Bref c’était un récit haut en couleur. J’ai très hâte de recevoir mon exemplaire pour le relire. (Fais chier que ça soit Hachette quand même… que quelqu’un le republie ailleurs please !)
Il est impossible de refermer ce livre sans être bouleversé(e). Je crois bien que je pleure un peu. Un immense coup de cœur pour ces mots qui résonnent comme un hommage à tous ces adolescents en mal d'amour...en mal de VIE tout simplement. La plume de Jérôme Colin est extrêmement efficace : franche et touchante, ma sensibilité a été bousculée. Ici on parle de vie, de mort, d'amour, d'espoir, de colère, de société, de famille.... sans longueurs et sans la moindre maladresse. C'est un livre que je n'oublierais pas.
Totalement emportée par « Les Dragons », il est impossible de dire autre chose que merci. Merci à Jérôme Colin de nous avoir donner cette part sombre de lui, merci d’avoir rapporté l’histoire de Colette, merci d’avoir su mettre les bons mots sur des douleurs, merci d’avoir écris ce qui est parfois impossible à écrire, merci pour ce souffle de vie, merci pour la prise de conscience, merci pour ces rappels et merci pour la colère, l’amour, le pardon, l’espoir et la vie. C’est ça aussi un livre, la puissance en quelque page d’un témoignage qui vous ébranle et qui restera très longtemps avec vous.
J’ai adoré, bouleversant, c’est tout ce que j’aime, j’ai pleuré partout. ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️
Écrire, c’est essayer de dire comment la vie vous affecte.
Le monde attendait de moi que je m’isole.
Les compliments ne chassent pas l’ennemi, mais vous arment pour la bataille.
Les livres disent ce qui nous abat.
Condamnés à l’immobilité. C’est un conditionnement qui commence très tôt, dans l’enfance, avec cette phrase sans cesse répétée : « Ne t’éloigne pas trop. » On nous conditionne à respecter le périmètre. À avoir peur de ce qui se trouve au-delà du tournant. Alors, on ne part jamais vraiment.
« La force est d’aimer le faible. »
Et sur une caisse de livres, ce message : «Ici, petit, tu trouveras des amis. » ♥️
une lecture belle et importante, bien que je n’ai pas été très sensible à la plume de l’auteur. j’ai trouvé le récit un peu trop “simple” comparé à la complexité de l’histoire et des sujets abordés. le message passe mais pas de la manière la plus impactante selon moi
“moi, je ne dansais pas. il faut s’aimer un peu pour danser”
Je recommande de le joindre à l'écoute de l'épisode du podcast "Les gens qui doutent" dans lequel l'auteur est invité, et dans lequel il parle plus en longueur des sujets abordés.
Rarement un livre ne m’a autant touché. C’est un véritable coup de poing au cœur, capable de résonner en chacun, de guérir les blessures de l’adolescent que nous sommes ou que nous avons été.
Jérôme a 15 ans. Il est à bout de nerfs et en veut à tout le monde, en particulier aux monstres qui le gardent éveillé et terrifié la nuit. En décrochage scolaire et violent avec ses parents, il est envoyé dans un centre de soins pour adolescents sur décision du juge.
Là-bas, il rencontre les dragons, des enfants que la vie a cabossé. Parmi eux, Colette, crâne rasé, bras lacérés. C’est le coup de foudre : il veut la sauver, l’embrasser, l’emmener loin avec lui. Elle veut mourir.
Ce récit est d’une justesse déconcertante. Touchant et dur, il évoque pourtant la marginalité avec délicatesse, rend à la lumière ces enfants invisibles et n’a jamais un mot de trop !
J’ai pleuré comme une merde. Et ça m’a fait du bien.
Lu en 2h. Sublime, authentique, à la fois subtile et infiniment juste. Se laisse dévorer sans que cela n’empêche de s’en imprégner pleinement. Note à moi-même : relire dans 20 ans
"Parfois, il y a une incomparabilité entre les gens et le monde. Et on n'a rien trouvé pour réparer ça."
Cette lecture a été, pour moi, bienveillante et cathartique. Pour la première fois depuis longtemps, j'ai eu l'impression qu'on m'entendait, qu'on me comprenait et que mon existence n'était pas en vain. J'ai fait (et quelque part je ferai toujours) partie des dragons. De ceux que le monde veut mettre de côté. De ceux que le monde "normal" veut appeler fous ou malades. De ceux qui souffrent, en silence ou à gorge déployée. De ceux qui n'ont jamais imaginé que l'avenir allait arriver, mais qui luttent. De ceux qui ont perdu des amis en chemin parce qu'ils n'arrivaient pas à "réparer le fait d'être né". De ceux qui sont en colère.
Pendant des années je me suis voilée la face, essayant d'oublier toute la souffrance accumulée, essayant de ne montrer que le joli visage que le monde veut bien accepter. Ça ne fait pas si longtemps que j'essaye de vivre comme ça me chante, que je trouve parmi ce chaos, une place qui me convient.
J'avais entendu parlé de cette œuvre mais je ne m'étais pas encore faite à l'idée qu'on puisse écrire correctement sur ce mal-être que peut vivre un enfant, un adolescent ou encore un jeune adulte. Comme le dit Jérôme, on apprend à les faire taire. Je pense que j'ai pu le lire à un moment où mes tourments semblent avoir un sens. Où j'ai pu accepter qu'on dévoile ce qu'on préfère cacher.
Ce livre peut paraître dur pour certains, ou irréaliste pour d'autres. Le fait est que, parfois, on ne lit pas ce qu'on a envie de lire mais ce qu'on a besoin de lire. Peut-être y a-t-il un endroit, un moment, pour découvrir une facette de l'écriture et du monde dans lequel on vit.
C'était beau, c'était franc, c'était doux, c'était ce dont j'avais besoin et merci, merci mille fois pour ces mots. Pour avoir été cette personne qui parle à ma place.
Un énorme coup de cœur pour ce roman, que j'ai terminé au travers de mes larmes.
L'écriture est puissante, juste et poétique. C'est un récit qui agit comme un baume sur l'ado que l'on possède tous en nous : il résonne avec lui et lui dit "non, tu n'es pas seul". Parfois, on a juste besoin de savoir que l'on n'est pas les seuls à ressentir la noirceur et le souffle des monstres au creux de la nuit. Parfois, c'est suffisant de savoir que l'on n'est pas seuls pour retrouver l'espoir et comprendre que la vie ne se limite pas à une souffrance.
« Note pour plus tard : aux enfants, ne pas dire arrête mais explique. Ne pas dire tais-toi mais raconte. Ne pas dire ne fais pas l’intéressant mais fais l’intéressant. »
N’arrêtons jamais de parler de la souffrance et du désespoir des adolescent-es. Arrêtons de les cacher parce qu’ils remettent en question notre petit monde normal et le capitalisme.
Si je pouvais mettre plus d’étoiles, je le ferais. Ça fait longtemps que je n’ai pas terminé un livre avec cette émotion. Je l’attendais, ce livre, depuis si longtemps! Coup de cœur infini. Je lis plus de 100 livres par année dans l’espoir d’un lire un comme celui-ci. Le voici. Quelle merveille!
Livre proposé par Béné. Attention traite de sujets comme le suicide, l'anorexie, les idées noires, ... Si vs vs sentez prêt à lire sur ces sujets je vous le conseille vivement !
Pas besoin de 300 pages pour exprimer la douleur, le désespoir et la résurrection. Jérôme Colin a su mettre des mots sur les maux, tout comme Steinbeck a su lui montrer la voie. À lire absolument.