Zoé, cadre supérieure d’une grosse entreprise italienne, « control freak » plus cartésienne que Descartes lui-même, ne comprend pas quelle mouche a piqué son vieux père qui, d’après ses journaux intimes, est parti en voyage avec un certain Eustis, un prétendu satyre déchu de la cour errante de Dionysos, le dieu de l’Ivresse… Mais le paternel n’a pas perdu la boule ; Eustis existe bel et bien, et il est perdu dans le monde des mortels, plus précisément dans un bois glacial où il s’ennuie à mourir en attendant que ses chers amis, endormis au fond d’un lac, se relèvent d’une ultime cuite.
Mais une surprise toute particulière va le sortir de sa torpeur : Séléné, la déesse de la Lune, lui envoie son avorton qu’elle a eu avec Pan – un petit satyre aux boucle blondes – pour qu’Eustis l’aide à trouver sur Terre sa place dans le cosmos, sa « spécialité » de dieu. Eustis n’en croit pas ses oreilles : Pan et Séléné se sont offerts du bon temps et c’est lui qui doit en subir les conséquences ?! Pas question de jouer le baby-sitter de petit dieu pour les siècles à venir. Seule solution pour se débarrasser de cet enfant indésiré : se rendre sur l’Olympe et demander à un dieu de rang supérieur de le relever de cette tâche.
Le problème, c’est que sa tête a été mise à prix pour avoir volé de l’ambroisie à Arès et ainsi permis à un mortel d’en goûter, entre autres larcins…
Comme pour la première histoire d’Eustis, je suis bien incapable de dire ce que j’ai lu: livre sur le deuil, la perte de sens de nos sociétés, la recherche d’un monde élégiaque… le tout est servi par un dessin incroyable alternant Van Gogh et art nouveau, Cézanne et constructivisme, Mondrian et Klimt. Mais j’ai trouvé que l’album fonctionnait un peu moins que son prédécesseur, avec un propos politique plus marqué (quand le premier volume était onirique) et un album au peu long. Bref, ça reste fascinant voire envoûtant par moments mais un peu plus inégal
Le livre est magnifique, une grosse et belle bande dessinée au dos toilé édité par Sarbacane. La couverture nous donne un bel aperçu de la qualité des dessins, ils sont somptueux. Bien que ce ne soit pas clairement indiqué – peut-être parce que les deux histoires peuvent se lire indépendamment –, il s’agit de la suite du Dieu vagabond. On retrouver le personnage d’Eustis, un satyre de la cour de Dionysos qui possède de nombreuses aptitudes.
Oh ! Je suis doué pour flâner, faire la fête; pourchasser les nymphes, somnoler et boire du vin. Comme tu peux le voir, j’ai plusieurs cordes à mon arc !
Cet ouvrage puise donc son inspiration dans la mythologie en mettant en scène des divinités tombées dans l’oubli suite à l’avènement des religions monothéistes. Eustis, qui a tout d’un vagabond, se retrouve avec un jeune enfant sur les bras, le fis de Pan et de Séléné.
L’histoire est très onirique, pour ne pas dire décousue. On a l’impression que Fabrizio Dori n’a pas suivi un scénario préétabli, mais a laissé libre cours à son imagination au fil de l’histoire. Les dessins et les couleurs sauvent l’ensemble, sans ce plaisir des yeux, j’aurais laissé tomber la lecture à mi-parcours.
Si je pouvais avoir un poster A2 de chaque planche svp,
Page après page je tombais amoureuse des dessins et des références artistiques, j’y ai croisé les pattes de Mucha, Klimt, Monet ou Mondrian ! Tout en sentant la patte propre de l’artiste. Bref, un véritable délice pour les yeux.
Puis, en ce qui concerne l’histoire, c’est tout aussi génial ! On commence tout d’abord avec cette histoire de disparition puis nous croisons rapidement Eustis, un satyre, qui est la clef de tout ceci.
Et enfin, on embarque dans une aventure onirique aux côtés d’Eustis et du fils de Pan et Sélenée. Un vrai voyage !
I absolutely love this world the author made for us. It was so fun seeing familiar faces from the first book make appearances. The kid is the cutest little creature and how sad is it that he lost his hat?
The only reason I didn't give it 5/5 was that I was so in love with the psychedelic color palette of the first book and this one had only a few pages with them. It made sense with the storyline: the modern world got paler, tamer colors. But the funkier style was missed. I think my favorite page was the first of book 2 (page 69 in my Edition) the pale blues, the soft pastels, the nature, the beauty of silence.. I will most certainly come back to it everytime I need peace.
I also really enjoyed the Apollo 8 earthrise reference in the scene with Séléné on the moon.
Overall I liked the story, it was a good sequel and it had me hooked! It's rare to find a graphic novel that truly transports you, I highly recommend this for those of you who read to escape.
(I wrote the review in English because my keyboard doesn't have accents, but I read it in French)
Une histoire assez étrange dont le fil se constitue au fur et à mesure des réminiscences des uns et des autres. C'est peut-être pour cela que j'ai moins été embarquée, même si cela reste une belle histoire. Et ça fait toujours plaisir de retrouver les différents dieux grecs oubliés par l'arrivée des religions monothéistes, elles-mêmes éclipsés par le "culte" du consumérisme (symbolisé par le centre commercial).
Mis à part les passages un peu boomer core de pseudo critique de la société et le manque de personnages féminins qui ne soient pas monocordes c’est vraiment vraiment vraiment super vive la mythologie et LES DESSINS oh mon dieu c’est la plus belle BD du monde j’adore toutes les références à différents peintres et j’adore que les graphismes soient pas juste des illustrations mais qu’ils racontent l’histoire autant que les mots ohlalalalala les cases qui se réduisent quand Zoé fait des crises d’angoisse ? Les vagues qui délimitent les cases quand Eustis plonge dans ses souvenirs ? Etc
Février 2024. Pour l’art: 5/5 C’est absolument magnifique! Le style impressionniste, j’aurais voulu me perdre dans les pages colorées. Un gros WOW!
Pour le scénario, c’était tarabiscoté. Je suis une fille plus linéaire, c’était parfois difficile à suivre. J’aime l’onirisme et la mythologie mais probablement qu’une relecture s’impose. C’est un roman graphique qu’il faut posséder et relire.
Plongez dans l’imaginaire délirant et excentrique du Fils de Pan ! Fabrizio Dori a exploité toutes les ressources de la mythologie grecque pour nous proposer une interprétation moderne et surprenante. À chaque page un monde et un style de dessin différent. Eustis voyage dans son esprit, aux côtés de dieux et déesses, mais aussi dans le monde des mortels. Hermès, Athéna, le Minotaure… nombreux seront ceux qui accompagnent sa quête de sens.
Les dessins sont saisissants, avec un sens du détail qui rend la scène vivante et qui immerge le lecteur. Chaque planche est différemment composée et alterne entre des dessins minimalistes et d’autres très ouvragés comme ceux de Van Gogh.
On retrouve l’opposition entre une religion actuelle morne et les dieux grecs anciens. Pourtant c’est un monde incroyablement vivant et farfelu qu’est celui des Olympiens, en tout cas si on y croit encore. Pourquoi ne pas lâcher la bride et rêver ?
C’est une BD qui rend à la mythologie grecque toute sa splendeur symbolique et esthétique. Une belle aventure avec beaucoup de messages symboliques, qui célèbre la fête, le pouvoir de l’imagination et le fait de croire en nos rêves. Encore une réussite !
Que dire à part que c'est encore une fois sublime ? J'ai eu un peu plus de mal à suivre l'intrigue quans dans le premier tome mais les couleurs, les graphismes, l'onirisme, la magie, tout est d'une telle beauté au fil des pages. Du grand art comme on en trouve peu, et qui vient mettre un peu de magie dans le quotidien.
Dans la lignée du premier tome, on retrouve cette explosion de couleurs et ce style à la croisée de l'art nouveau et de l'impressionnisme que j'aime tant. Le récit est ici encore onirique et mélancolique à souhait avec un personnage plein de faille mais si attachant. Une suite que l'on n'attend pas mais qui parvient à nous surprendre et nous charmer malgré tout !
Toujours illustré sublimement, mais - les dialogues sont parfois maladroits - le récit, riche en rebondissements assez arbitraires, avance peu et revient même à l'état initial pour deux protagonistes; les deux autres nouveaux personnages principaux sortant plus ou moins de nulle part.
A fun book. The dialogue is quirky and snarky, the comics grid meanders like a labyrinth, balancing figurative and abstract moments. The colours are so juicy and vibrant. The plot is sort of chaotic but I'll read the next one as I enjoyed the beginning.
Une très jolie suite au "Dieu vagabond" qui m'avait fait découvrir avec Bonheur Fabrizio Dori. Comme toujours les illustrations et la réecriture des mythes sont un pur régal.
Je me sens comprise par cette bande dessinée, par son trait, ses couleurs, ses personnages et ses pensées, je sens que c'est moi, qu'on raisonne ensemble... Un chef d'œuvre.
Je veux vivre dans ce monde, faire la fête avec Dionysos et le Thiasos puis dormir avec eux au fond d'un lac, habiter le monde des songes... ou peut-être juste suivre Eustis dans ses aventures!
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Un / des dessins toujours aussi beaux et pleins de références. Des récits oniriques, doux, fantasques et nostalgiques. "Comme au bon vieux temps nous avons passé la nuit à nous raconter des histoires"
Magnifiques illustrations qui viennent servir un récit intense, à tiroirs. Qui mériterait sans doute une relecture pour être certaine d’en avoir saisi toutes les subtilités.