quel livre ! un essai littéraire très bien réussi, aussi sensible qu’instructif. assez bien équilibré, le livre alterne entre éléments autobiographiques (aristocratie, famille, histoire personnelle, lesbianisme) et informations sur proust, la recherche, et le pouvoir salvateur de la littérature. ça c’est magnifique, ça « console » comme le dit Laure Murat, ça fait vibrer et donne espoir. malgré l’émotion des sujets (ruptures) abordés, l’autrice fait aussi preuve de critique : son point de vue sur l’aristocratie, une « forme vide », les conventions, les noms et les classes est extrêmement intéressant, doté de son expérience personnelle et d’une sociologie très complète.
ça donne envie de lire et relire proust. il me semble que je comprends mieux l’œuvre désormais, c’est donc très positif !! en plus, la plume est selon moi très jolie, riche en vocabulaire et en précision, et parfois poétique. bref, je vous le conseille, surtout si vous avez déjà lu proust, ou vous y intéressez, parce que l’essai donne de nombreuses clés pour saisir ses subtilités, sa métaphysique et son immensité.