Une plongée romanesque dans l'œuvre de Richard Wagner et l'univers de ses passionnés . Moshe Griebnisch est un célèbre critique wagnérien. Comme tous les ans, il se rend au festival de Bayreuth où ses avis sont attendus avec fébrilité. Après chaque représentation, il tient tribune dans une taverne où l'on se serre pour l'écouter. Tout se déroule comme d'habitude quand survient l'impensable : un jeune inconnu le contredit publiquement avec une insolence inouïe. Comment ose-t-il ? Qui est-il ? Les questions musicales s'avéreront n'être qu'un prétexte : c'est une ancienne et lourde rancœur familiale qui conduit cet inconnu à Bayreuth.
Une fiction virtuose, portée par des joutes verbales jubilatoires et une tension dramatique croissante, qui interroge sur la dualité des êtres.
Avant tout merci à Babelio et à ses opérations Masse critique pour m'avoir permis de lire ce livre, dont j'avais pas mal entendu parlé. Je suis une amatrice d'opéra, mais je ne suis absolument pas qualifiée pour juger des chanteurs, un orchestre, je peux à la rigueur m'exprimer sur la mise en scène. Je ne suis pas une grande connaisseuse de Wagner, mais je compte bien remédier à cela. Dans ce livre Charlie Roquin nous peint une fresque digne d'un opéra, notamment d'un opéra wagnérien. Chaque été se déroule à Bayreuth un grand festival d'Opera de Wagner, et comme chaque année Moshe Griebnisch sera présent pour voir la tétralogie, et proposer ainsi par ses critiques, son avis sur la mise en scène, les chanteurs, l'orchestre. Il est toujours proche de Pétula Stark qui depuis plusieurs années a pour mission de trouver de nouvelles mises en scènes, de nouveaux chefs d'orchestre pour interpréter les fameux opéras de Wagner. Mais cette saison, Moshe ne sera pas le seul à exprimer ouvertement son opinion de connaisseur, son neveu arrivera à Bayreuth tel un Siegfried, désireux de vengeance plus que de réelle adhésion des amateurs d'opéras. Un livre qui a nécessité une grande recherche des divers metteurs en scène, et de leur travail lors du siècle dernier. Un livre au style fluide, à sa propre vitesse, assez semblable à un morceau musical, avec une présentation plus lente, puis un andante pour amener l'histoire, un crescendo pour marquer le point culminant de la dispute et une fin plus apaisée. Ce livre parle surtout de la fatuité de certains critiques, dont seul leur avis compte, notamment dans le milieu de l'opéra, tels des faiseurs de rois. Il serait tout aussi possible de comparer ce roman aux critiques littéraires sur les réseaux sociaux, qui par leurs publications tentent de grapiller des followers, pour être pris au sérieux surtout par les maisons d'édition, même si l'image de comparaison reste en leur défaveur. Point central de ce livre comment retenir et conserver l'attention, d'un père, d'un amant, d'un public, d'une salle entière d'amateurs de musique. Voilà ce que Moshe et son neveu vont tenter de nous montrer, nous avons tous besoin d'attention, plus ou moins, surtout selon notre degré de confiance en nous. Il est surtout plus important de s'aimer soi-même, plutôt que de tenter de plaire faussement à un grand nombre de personnes qui ne vous sont rien, être juste soi-même. Un livre très intéressant, mais qui parfois reste très obscur pour les non mélomanes, ou les mélomanes amateurs.
First and foremost, I'd like to thank Babelio and its Masse critique operations for allowing me to read this book, which I'd heard a lot about. I'm an opera lover, but I'm in no way qualified to judge the singers or the orchestra, although I can, at most, comment on the staging. I'm not a great Wagner connoisseur, but I intend to remedy that. In this book, Charlie Roquin paints a fresco worthy of an opera, especially a Wagnerian opera. Every summer, a major Wagner opera festival takes place in Bayreuth, and like every year, Moshe Griebnisch will be there to see the tetralogy, and offer his critical opinion on the staging, the singers and the orchestra. He is always close to Petula Stark, whose mission for several years has been to find new stagings and new conductors to interpret Wagner's famous operas. But this season, Moshe won't be the only one to openly express his opinion as a connoisseur: his nephew will arrive in Bayreuth like Siegfried, eager for vengeance rather than real support from opera lovers. A book that required a great deal of research into the various directors and their work over the last century. A book with a flowing style, at its own speed, rather like a piece of music, with a slower introduction, then an andante to bring the story along, a crescendo to mark the climax of the dispute and a calmer ending. Above all, this book speaks of the fatuity of certain critics, whose only opinion counts, especially in the opera world, like kingmakers. It would be just as possible to compare this novel to literary critics on social networks, who by their publications try to gain followers, to be taken seriously especially by publishing houses, even if the image of comparison remains in their disadvantage. The central point of this book is how to hold and keep the attention of a father, a lover, an audience, an entire room of music lovers. This is what Moshe and his nephew will try to show us: we all need attention, more or less, depending on our degree of self-confidence. Above all, it's more important to love yourself, rather than falsely trying to please a large number of people who mean nothing to you, just be yourself. A very interesting book, but one that sometimes remains very obscure for non-music lovers, or amateur music lovers.